mercredi 24 décembre 2014

Critique cinéma : Paddington et Le Hobbit, la bataille des cinq armées

La semaine dernière, je suis encore allée voir deux films très différents, mais les deux à grand spectacle, au cinéma : Paddington et Le Hobbit, la Bataille des Cinq Armées.
Mes avis seront assez courts cette fois-ci, je m'en excuse par avance ! m(_)m

Commençons par l'ours péruvien !



Paddington, c'est trop mignon tout plein ! Hormis le fait qu'on veut lui faire des calins parce que ce petit ours est vraiment adorable (et qu'on a une irrésistible envie de manger de la marmelade, aussi), on a là un film, certes pour enfants, mais avec un humour bien anglais qui me plaît bien. C'est drôle, ça ne se prend pas la tête, c'est anglais, et les whovians ont même un petit bonus avec la présence de Peter Capaldi :Þ que demander de plus ? (et ceux qui ne sont pas d'accord, je le ferai le regard sévère, attention !)

Bref, tout le monde a compris, j'ai beaucoup aimé Paddington !
Mais qu'en est-il du troisième volet du Hobbit ?





Ah le Hobbit... Le Hobbit... je n'ai qu'un mot qui me vient... non en fait, deux : déception, longueur ! (le premier découlant du second, en fait).
Comme quoi, en faire trop ça n'a pas toujours du bon ! Le film est, en soi, fidèle à ce que l'on pouvait s'attendre en réalité, mais je n'ai pas réussi à me mettre dans le film. 
Ce doit être dû au départ prématuré de Smaug (snif). Eh oui, après tout, je savais bien qu'il allait passer à la casserole (bon hein, ce n'est pas vraiment un spoil, le livre existe depuis longtemps >_<), mais genre, tout de suite dès le début ? Pff, déception ! Mon petit Smaugounet qui est le plus beau avec sa voix de Benedict :-( (enfin je l'ai vu en VF mais quand même...!).  
Bien sûr, d'autres éléments ont joué.
Le plus important est évidemment la durée des batailles. Ça traîne, c'est long, et on a droit à des scènes qui sont tellement énormes que je me suis surprise à pouffer sur le ridicule de la chose (je pense notamment à une certaine scène avec Legolas. Je veux bien admettre que les elfes sont plus agiles et rapides et tout ce qu'on veut mais quand même, il ne faut pas abuser...)
L'autre élément énervant c'est... Thorin, que j'avais juste envie de baffer tout au long du film. Quel personnage énervant...
Après, le film reste un bon spectacle, mais je reste très mitigée, après tout j'ai regardé 2/3 fois ma montre, et ce n'est jamais bon !
Voilà... je crois bien que ce sera mes dernière séances ciné pour 2014..
Si je ne poste rien d'ici là, bonne fête à vous, lecteurs qui passez par là !

mardi 16 décembre 2014

Critique cinéma : Night Call et Hunger Games - La révolte (partie 1)

J'ai pris un peu de retard dans mes critiques ciné !! We week-end, je suis allée voir deux films, très différents dans leur genre !
Le premier, c'est Night Call, de Dan Gilroy et avec Jake Gyllenhaal. 




Je commencerais par un petit commentaire rageux, mais cette tendance qui consiste à remplacer le titre original (ici, Nightcrawler, qui est bien plus significatif) par... un autre titre en anglais (!) m'exaspère. De plus, Night Call me fait systématiquement penser à Kavinsky et à Drive forcément... je me demande si les marketteux se sont dit que ce serait une bonne idée parce que mine de rien, Lou est tout le temps sur la route ! (lolilol ! -_-). Bref...
Night Call met en scène le personnage de Lou Bloom, un homme qui semble vivre en revendant du cuivre et autres métaux semi-précieux volés. Une nuit, il assiste à un accident de voiture et à l'arrivée de pigistes, caméras au poing et prêts à revendre leurs images à la chaîne la plus offrande. Ce spectacle subjugue Lou, qui décide de se mettre, lui aussi, à la recherche d'images fortes.
Night Call est un très, très bon thriller. Le personnage principal est parfaitement antipathique et je l'ai, pour ma part, détesté dès les premières minutes. Cela dit, on ne peut s'empêcher de suivre son histoire, ses manipulations et stratagèmes car il est certes détestable, mais c'est aussi un calculateur froid et intelligent. Le jeu de Jake Gyllenhaal est excellent et retranscrit parfaitement le caractère du personnage. Méconnaissable avec son visage émacié, ses cheveux longs gominés et son regard perçant d'oiseau de proie, il incarne un Lou Bloom sociopathe et effrayant. Ses interactions avec les autres personnages donnent toujours lieu à un rapport de force où il s'en sort victorieux, ou s'arrange toujours pour l'être. Il n'existe pas de demi-mesure pour Loui, qui est prêt à tout pour arriver à ses fins - réussir à devenir incontournable pour les chaînes d'infos -, quitte à mentir, voler et pire encore.
Je n'en dirai pas plus pour ne pas spoiler, mais même si le personnage est exécrable, le jeu d'acteur et la mise en scène sont tellement intéressants que je ne peux que conseiller ce film. Il est vraiment très bon même si on le regarde, et qu'on en ressort, avec une profonde impression de dégoût... Mais je vous assure, ça vaut le coup quand même ! ;-)


Dimanche, je suis allée voir le second film, qui n'est autre que Hunger Games : la Révolte (Partie 1) (quand j'avais dit qu'ils étaient totalement différents, ah !).


Que dire... Déjà, une bonne chose, le film respecte bien le livre ! C'est un bien, mais parfois aussi un mal car certains passages comportent des longueurs. Quelques modifications ont été également apportées, notamment *SPOILER* la présence d'Effie dans le district 13 */SPOILER*. Je dois dire que cet élément en particulier me faisait un peu peur, mais finalement, ça passe très bien et ça apporte son petit lot de répliques sympa (quelques échanges avec un autre personnage en particulier, ahah !).
Un petit regret cependant pour ma part, c'est que dans les deux opus précédents, on avait une vue de ce qui se tramait du côté du Président Snow qui était bienvenue, mais qui est ici, un peu moins présente. On se concentre sur Katniss et sur le district 13, c'est normal, mais j'aurais aimé voir un peu plus de la stratégie du Capitol, après tout nous avions eu droit à des supers trailers de propagande avant la sortie du film. C'est un peu dommage qu'il n'y ait pas eu quelque chose de similaire dans le film (et je parle bien de propagande pure, pas des interviews de Peeta ¬_¬).
Autre chose (un peu) ennuyeuse, c'est qu'en découpant le film en 2 parties, on va avoir droit au même effet pervers qu'avec Harry Potter et les Reliques de la Mort : un premier film qui comporte des longueurs, parfois ennuyeux, et un second film dans lequel se concentre toute l'action (et tous les morts)... Je me demande sincèrement si c'est très judicieux (les marketteux diront que oui, très certainement !) mais évidemment, l'année prochaine, j'irai voir la partie 2 !

Je fais un peu court, mais je crois que mon post précédent m'a vidé de mon inspiration :þ
En vérité, c'est surtout que je suis fatiguée car j'ai des journées très chargées et que je n'arrive pas à mettre mes idées par écrit correctement. Les vacances seront plus que bienvenues... mais attention ! Même fatiguée, je ne vais pas chômer niveau cinéma, d'autres séances sont prévues, avec de nouvelles critiques en vue bientôt \o/

lundi 15 décembre 2014

Musique : Dir en grey - ARCHE

Gagatisons un peu ! Car aujourd'hui, je vais évoquer le groupe de mon cœur : Dir en grey ♥
Ceci dit, un peu de fangirlism, ça ne fait pas de mal ;-)
C'est également pour la bonne cause, car en ce mois de Décembre et plus précisément mercredi 10, le groupe a sorti son 9ème album : ARCHE.

Et, première impression à chaud : c'est une petite bombe ! Une petite merveille à laquelle j'accroche immédiatement !

J'avais eu plus de mal avec leur opus précédent, DUM SPIRO SPERO, à sa sortie. Bien qu'il s'agisse aujourd'hui d'un album que j'adore, il est de par sa violence et son aura emprunte de déisme, très difficile d'accès. 
Je ne veux pas dire par là qu'ARCHE est plus accessible, car je ne pense pas que ce soit le cas, mais je suis plus sensible à ce qu'il dégage. Dans l'ensemble, les chansons sont musicalement moins agressives et une part de mysticisme est toujours présente, même si elle semble s'élever à une autre portée. L'impression est surtout celle d'un nouvel univers qui s'ouvre, à l'aspect quelque peu inquiétant mais dans lequel on ne peut s'empêcher de s'engouffrer car il y réside également une forme incandescente de beauté, comme cachée dans un écrin.
Dans un aspect beaucoup moins poétique, la vague de nostalgie japonaise qui me submerge souvent ces derniers temps y est également peut-être pour quelque chose (pas tout à fait sûre, ceci dit ;-) ).

Avant d'entrer dans la le vif du sujet avec un avis plus concis sur l'album, je tiens à mentionner le visuel de ce dernier, puisque le groupe apporte un soin particulier à cet aspect. La pochette se décline en deux versions, mais j'aime beaucoup ce qui s'en dégage (soit, pour moi, une certaine quiétude). Je n'ai pas encore reçu la version "physique" (en espérant qu'elle arrive bientôt ceci dit, et sans frais de douane >_<), mais j'ai hâte de la feuilleter ♥



Les deux versions de la pochettes ! (moi, j'ai celle de gauche!)

 L'album comporte 16 titres :

1. Un deux
2.  咀嚼 (Soshaku)
3. 鱗 (Uroko)
4. Phenomenon
5. Cause of fickleness
6. 頭声 (Tousei)
7. 輪郭 (Rinkaku)
8. Chain repulsion
9. Midwife
10. 禍夜想 (Magayasou)
11. 懐春 (Kaishun)
12. Behind a vacant image
13. Sustain the untruth
14. 空谷の跫音 (Kukoku no Kyouon)
15. The inferno
16. Revelation of mankind

Et comme 16 titres, ce n'est pas suffisant, la version limitée de l'album comporte un CD bonus avec des versions acoustiques, quelques remixes et deux titres supplémentaires : and Zero et てふてふ (Tefu Tefu).

Entrons à présent dans le vif du sujet ! Il s'agit cependant ici non pas d'une critique à proprement parler mais de mon ressenti sur les chansons. Désolée donc si ça semble parfois un peu confus m(_)m. Bref.. Allons-y (Alonso !) !!


 
un petit portrait du groupe quand même pour illustrer avant toute chose !


(et parce que ça risque d'être un avis très long, voici un petit lien vers l'album sur deezer pour illustrer mes propos :þ)

Comme à son habitude, le groupe nous livre un album construit, avec un choix et ordre de chansons réfléchis. L'ensemble est très cohérent dans sa construction, et j'ai l'impression que le groupe s'investit énormément sur ce point depuis les derniers albums. 
Je ne donnerai pas mon avis sur tous les morceaux, car si je les apprécie finalement tous, les raisons de ces appréciations sont souvent sentimentales et par conséquent par réellement construites, je le reconnais ;-) je parlerai donc des morceaux qui m'interpellent le plus.

ARCHE s'ouvre sur Un deux (oui, bon... le titre me fait bien rire, j'avoue !) qui donne immédiatement le ton. Un, deux sons de cloche introduisent une ligne mélodique et un chant très limpide, ponctués de quelques relents métalliques lourds, prémices d'une agressivité sous-jacente, et quelques traces de DUM SPIRO SPERO avec quelques sonorités d'inspiration orientale. (eh oui, je n'ai pas pu m'empêcher une blagounette sur le titre comme vous le voyez, eheheh 乁( ◔ ౪◔)ㄏ ).
Cette dualité marquée de réminiscence définit à mon sens bien ARCHE ; en effet, avec le précédent album, on était presque constamment plongé dans un univers ultra violent alors qu'ici, tout est plus nuancé. C'est agressif, oui, mais ce n'est pas une agressivité constamment faite de sons pesants et portée par une voix rauque et gutturale. Les growls sont par ailleurs finalement assez peu présents si l'on prend en compte l'album dans son intégralité. 
J'ai aussi une impression de légère nostalgie à travers certains titres, tels que Cause of fickleness, titre totalement délirant vocalement qui me fait un peu penser aux compositions que l'on pouvait retrouver dans Vulgar et Withering to death (mais ce n'est peut-être que moi, peut-être est-ce dû au petit rire diabolique dans les premières secondes). Dans tous les cas, Un, deux introduit ces notions parfaitement.
Néanmoins, cet album se distingue aussi, à mon sens, par l'absence d'une ballade "forte"... du moins à la première écoute. ARCHE comporte des chansons douces, 3 plus précisément, mais elles sont différentes de celles qu'on pouvait trouver dans les autres albums en termes de composition, de force, et même de positionnement au sein de l'album... quoique parler de leur force n'est pas tout à fait juste ici... mais elles sont... différentes dans leur genre. On est loin de Ware, Yami Tote ou de VANITAS (ou mushi !) par exemple, qui vous porte dès la première fois. Même si j'ai tout de suite aimé Tousei, Kaishun et Kukoku no Kyouon, j'ai l'impression de n'avoir commencé à les apprécier à leur juste valeur qu'après quelques écoutes seulement, et de découvrir leur puissance graduellement. J'y reviendrai, car je tiens à évoquer un peu plus en détail mes titres préférés (en dehors de Un, deux, donc :þ)

Parmi mes morceaux préférés figurent Uroko, 3ème titre très inspiré et... particulier avec une instrumentation très rapide et  agressive (Shinya, le roi de la batterie, à fond !). Au niveau du chant, on est aussi dans l'agressivité avec les couplets growlés, et on retombe pourtant dans un chant plus doux pendant les ponts, puis dans du mystique, Kyo nous livrant des refrains en falsetto, appuyés par la présence de chœurs en vocalises (en falsetto également) et d'un clavecin (enfin... du synthé). Ces passages créent un effet assez contrasté entre l'agressivité de l'instrumentation et la douceur et clarté du chant. Le tout produit un effet que l'on pourrait qualifier d'étrange mais auquel j'avoue adhérer complètement !

Le 4ème titre est l'un, si ce n'est mon préféré, ballades mises à part. Complètement "barré" lui aussi, Phenomenon est un peu une boîte de Pandore. A la première écoute, elle donne l'impression d'une chanson "3 en 1" avec sa construction que je qualifierai presque "en tiroirs". Elle me fait un peu penser à Rotting Root ou Bugaboo (tiens, réminiscence, nous revoilà !), mais poussée plus loin dans le concept. Le rythme et la mélodie tendent vers un son lourd (hm, cette ligne de basse ♥) et lent ; le chant suit cette cadence, rendant le tout un peu malsain. On sent que Kyo s'est amusé sur le chant avec une montée en puissance, débutant avec un chant calme, nous livrant par la suite des passages avec une voix chevrottante, quelques growls, pour finir en beauté : le chant et l'instrumentation s'allègent, comme dans une délivrance (ou une transcendance)... le morceau porte bien son nom, si je puis dire...

Tousei est le 6ème titre de l'album, et la première ballade qui prend place après le tourbillon délirant qu'est l'enchaînement d'Uroko, Phenomenon et Cause of fickleness... Il s'agit manifestement d'un de mes gros coups de cœur... bon après, j'adore les chansons douces et/ou tristes mais la mélodie, la ligne de chant, les paroles, tout est beau dans Tousei
Cependant, en termes de ballades, entre Tousei et Kaishun, 11ème titre, mon cœur balance. Toutes deux sont très différentes, mais Kaishun a un petit quelque chose qui fait peut-être bien pencher la balance en sa faveur. J'adore la montée en puissance de ce morceau, son envolée lyrique toute naturelle, l'apparente fragilité qui s'en dégage... magnifique !
Je m'arrêterai là, sur mes petites chouchoutes !
En vérité, j'avais écrit bien plus, mais à la relecture ce n'était pas très construit (ahah !), car comme je l'ai dit plus haut, tout ça reste très sentimental pour moi (car déjà, c'est quand même le groupe de mon cœur avec lequel j'ai grandi, huhu :þ et puis les préférences musicales, ça ne s'explique pas toujours, des goûts et des couleurs, dira-t-on !).
Aussi, pour m'auto-féliciter de cet élagage en bon et dû forme, je vous abandonne avec un petit gif de Kyo (et puis bon, c'est une bonne excuse pour terminer ce post de vendue en beauté, ahahah XD)

(je n'adhère pas au look de mamie par contre, sérieusement ce chapeau...ಠ_ಠ et puis j'aimerai bien connaître son secret pour sembler aussi jeune ¬_¬)

mardi 9 décembre 2014

Critique cinéma : Astérix - le Domaine des Dieux

Au départ, j'avais envisagé d'aller voir Paddington ce week-end (parce que bon, il est mignon Paddington quand même !), et puis finalement, je suis allée voir Astérix - le Domaine des Dieux avec Julien !

Je ne savais pas trop quoi attendre de ce nouvel opus d'Astérix, mais la présence d'Alexandre Astier aux commandes était déjà assez rassurante, et les bonnes critiques encourageantes !
Et puis, il faut dire que l'autre point positif, c'est qu'il s'agit d'un film d'animation... Car oui, pour moi sincèrement, à part Astérix : Mission Cléopâtre que j'adore, les autres films live du petit Gaulois... ¬_¬

Mais... ! Passons ! :þ







Bon déjà, je trouve le film très propre visuellement. Certes, ce n'est pas du Pixar ou du Dreamworks (ou autre grand studio américain), mais le style respecte bien les BDs et c'est ce qui compte, à mon avis.
En revanche, je trouve la 3D bien inutile (comme dans 99% des cas, j'ai envie de dire, à part faire payer la place de ciné plus cher et avec l'assurance d'une bonne petite migraine en prime...).
Pour le reste, on retrouve bien l'esprit de la BD, c'est drôle, c'est anachronique, et avec Alexandre Astier, on retrouve des petits clins d’œil à Kaamelot, et autres (*SPOILER* Panoramix en Gandalf quand même c'est assez drôle, entre autre */SPOILER*). Je ne me souviens pas de temps mort, la cadence étant assez soutenu tout au long des 1h20 du film. ça passe donc assez vite, et agréablement !
C'était aussi un plaisir de retrouver Roger Carel, la voix d'Astérix !! (même si, à côté, on verse une petite larme pour son accolyte Pierre Tornade, et que par conséquent la voix d'Obélix semble moisn efficace... moins proche). Les acteurs ont cependant été assez bien trouvé dans l'ensemble et collent bien aux personnages, certains parviennent plutôt bien à se faire oublier d'ailleurs (je n'avais même pas calculé que c'était Laurent Laffite qui interprétait Duplicatha, ahah !).

Je ne saurai pas dire grand chose de plus, si ce n'est que l'on passe un bon moment, et que si on apprécie les BDs ainsi que les films animés de l'époque (car comme je le rappelle, on ne parle pas des films ! sauf Mission Cléopâtre :þ), on aimera sans aucun doute cette adaptation du Domaine des Dieux, qui est un bon film et qui ravira jeunes et moins jeunes !

jeudi 27 novembre 2014

Live report : Neko Light Orchestra - Echos de la Vallée du Vent

Et de deux !
Eh oui ! Deux concerts en l'espace de 3 jours, ça faisait (très) longtemps que ça ne m'était pas arrivé !

Dans un genre tout à fait différent du concert de Lenny Kravitz (Lennyyyyy ♥), je suis allée voir, avec Caroline et Vincent, le Neko Light Orchestra pour le concert des Échos de la Vallée du Vent, hommage aux films de Hayao Miyazaki et plus généralement aux films des studios Ghibli.



L'événement avait lieu au cinéma Pathé d'Orléans, avec une salle non pas complète mais tout de même joliment remplie.

Pour commencer, évoquons la scénographie !
J'ai trouvé celle-ci plutôt bien trouvée, avec des peluches à l'effigie de personnages issus des films de  Hayao Miyazaki parmi lesquelles figurait une très belle collection de Totoro ! Ah, Totoro... il est trop kiki ♥ 
Des grosses ampoules rondes étaient également disséminées autour des instruments et allumées par moments, afin de mettre en valeur certains passages (lors de solos notamment). L'éclairage principal était généralement dans les tons bleus... à l'effigie du groupe, j'ai envie de dire ! 
Des images des films, ou des extraits, étaient également diffusés en arrière-plan, ainsi que des dialogues, pour la plupart inédits et enregistrés par les voix originales françaises. Le tout mettait définitivement dans l'ambiance !!

Groupe proche de son public et très sympathique de surcroit, le Neko Light Orchestra est constitué de personnes toutes très talentueuses et polyvalentes dans la maîtrise des instruments et/ou capacités vocales. Mes petites oreilles ont été émerveillées avec leur réinterprétations des compositions de Joe Hisaishi (que j'avais vu en concert aussi d'ailleurs avec Annick il y a déjà 3 ans... ah, que de bons souvenirs ♥). Les medleys se sont enchaînés pendant 2h30 : Nausicaa de la Vallée du Vent, Ponyo sur la Falaise, Le Château Ambulant, Le Château dans le Ciel, Le Voyage de Chihiro, Porco Rosso, Mon Voisin Totoro, Princesse Mononoke, Le Vent se Lève, ou encore Le Tombeau des Lucioles (snif ;_;) ou Arrietty ; je n'ai pas vu le temps passer devant tant d'émerveillement.
Toutes les musiques ont bénéficié de très belles interprétations, mais j'ai bien sûr mes petites favorites qui sont, d'une façon générale, les thèmes que j'aime le plus dans leur version originale : le thème de Chihiro, celui de Princesse Mononoke et celui du Tombeau des Lucioles, interprété sobrement au piano et qui m'a fait verser une petite larme (car il m'est impossible d'écouter ce thème sans repenser au film...).
Il est difficile de décrire plus ce concert, qui somme toute était assez calme, ce qui est normal au vu du sujet traité. Mais, pour résumer l'effet produit, je dois dire que j'avais, comme on dit souvent lorsque quelque chose nous émeut, des frissons à l'écoute de ces medleys ! Il s'agit d'une expérience somme toute très différente de celle du dimanche où adrénaline battait son plein (tellement que j'en avais un excédent pendant 2 jours... !) car c'était un sentiment plus proche de la mélancolie qui régnait ici. Que dire de plus, mise à part que c'était un très beau concert !
...
Ah si ! Le groupe nous a annoncé qu'il reviendrait à Orléans dans 3 mois, pour un autre concert : les Échos de la Terre du Milieu
Et pensez-vous, je pense bien y assister également :-)

lundi 24 novembre 2014

Live Report : Lenny Kravitz à Paris Bercy

La semaine ayant précédée ce concert fut assez mouvementée, car je n'avais personne pour m'accompagner. J'étais un peu tendue comme je n'avais jamais fait Bercy, qui en impose quand même par sa taille, et donc dans un état d'énervement assez prononcé ; sans compter que la semaine a été speed au travail également, histoire de rajouter une petite couche de stress supplémentaire (désolée pour les amis qui ont subi ça ^^; ).
Hier donc, après avoir fait mes préparatifs en avance, je pars à 12h45, direction Paris ! Arrivée à 14h30 dans la queue pour la fosse, j'ai bien fait de me munir d'un livre (Les Apparences ! Et Gone Girl est bien fidèle au roman, du moins pour ce que j'en ai lu pour l'instant). Le temps d'attente a été long, mais bénéfique. En effet, à cette heure d'arrivée, la queue n'était pas énorme, et j'ai ainsi pu me placer au milieu de la fosse, tout devant, 3ème rangée. Autant dire une vue que je n'espérais pas à Bercy !

La première partie débute alors, à 19h00 pimpantes. Je ne connaissais pas le groupe, répondant au nom de Trombone Shorty & Orleans Avenue, mais celui-ci est une très agréable surprise. Composé de six membres, on retrouve un noyau de base basse/batterie/guitare, mais aussi deux saxophonistes et le chanteur, jouant également du trombone (et du tambourin, accessoirement). Les compositions sont punchy, le groupe très sympathique, et met une ambiance festive dans la salle. Bref, du tout bon ! On peut trouver les albums sur Deezer, je vous invite à jeter un œil (et une oreille attentive) à la page qui leur est dédiée !

Après 45 minutes de découverte musicale, on nous annonce un entracte de 20 minutes... qui en durera en réalité 45 :þ (pas pressé Lenny, peut-être attendait-il que nous scandions son nom !? XD). Durant ce laps de temps, deux constats. Le premier, c'est que je compte un nombre important de caméras, et pas n'importe quoi : 2/3 caméras à l'épaule, une avec trépied mouvant pour des travelings et au moins 1 (2 ?) sur trépied fixe... ça sent le concert filmé (j'aime cette idée !). Le second constat, c'est que le milieu de la fosse a été un peu agité, mais heureusement tout était réglé lorsque (le beau ♥) Lenny arrive sur scène.
Tout de cuir et de brillants vêtu, équipé de lunettes de soleil, il nous fait une entrée très rock qui démarre sur les chapeaux de roues avec Dirty White Boots !

Tout de cuir et de brillants vêtu donc... (Hm, cette photo ne donne pas une pose pas très virile, mais merci bien quand même, M. Guillot de l'AFP :Þ)


Le son est très bon en termes de réglages, j'avais oublié mes boules quies (noooon !) et pourtant je n'ai pas souffert de bourdonnements à la sortie. D'un côté, heureusement que le son était parfait pour un tel événement, parce que les portes n'ont pas été ouvertes à l'heure car les balances n'étaient pas terminées. :þ L'éclairage est lui somme toute assez simple, avec un écran géant à l'arrière, mais efficace. Les musiciens et choristes qui accompagnent Lenny Kravitz sont excellents et forment une belle équipe qui en veut et qui donne tout. Franchement, ils assurent !
Mais... ! Revenons à présent à nos moutons !

Après Dirty White Boots s'ensuit une série de morceaux qui nous (gens de la fosse en particulier, THE PIT !) fait monter l'adrénaline en un temps record : American Woman, It ain't over 'til it's over, Strut... Les chansons s'enchaînent, Lenny se déchaîne et nous fait participer, et nous bien sûr, nous faisons tout ce qu'il demande. :þ Le public scande les paroles avec une ferveur quasi rituelle, les corps bougent (et transpirent) sur des rifs effrénés, les applaudissements battent leur plein... Bref, peu de temps s'en faut, et le feu sacré est dans la salle !
Nous avons tout de même eu le droit à un petit moment plus calme avec Sister (qui a duré un peu plus longtemps que la version studio bien évidemment). Un petit temps paisible bienvenu (et beau !) puisque les chansons qui l'ont suivie nous ont fait bougé encore plus que les précédentes.
Après un petit interlude où il nous a rappelé qu'il vivait à Paris et qu'il adorait notre capitale, Lenny nous a indiqué qu'il portait une autre ville dans son cœur et qu'elle porte le titre d'une chanson... Vous l'aurez peut-être compris, il a joué New York City ! Mais c'est avec Always on the Run que la salle (et la scène), déjà bien échauffée - dira-t-on -, s'est complètement déchaînée !
Le public chante en cœur le refain bien sûr, comme nous le ferons sur toutes les chansons jusqu'à la fin (dont une en particulier, j'y reviendrai). Mais c'est surtout le bœuf (ou faux bœuf préparé pour le show) incroyable qui me marque particulièrement et qui, couplé à la gestuelle sur scène, rend ce genre de moment tout simplement magique. Du grand délire, en quelque sorte, mais du délire géniallissime !
Une autre chanson qui a eu son petit effet (sur moi en tout cas), c'est Let Love Rule. Celle-ci débute fort avec une intro a cappela (je l'ai enregistrée *0*... bon, juste l'intro hein, j'aime profiter de mes concerts à fond mais je voulais aussi garder une trace pour noter la setlist !) et elle s'est ensuite prolongée, Lenny invitant le public à chanter le refrain et à nous faire entendre le plus possible. Aussi les musiciens ont joué piano, voire pianissimo. Lenny, tel un chef d'orchestre, a invité chaque partie de la salle à chanter, une à une, le refrain. Et nous avons chanté, chanté et chanté (je crois qu'on aurait pu répéter le refrain de Let Love Rule jusqu'à la fin de la nuit...). Après quoi, histoire de nous garder bien motivés, le beau Lenny a enchaîné avec Fly Away... puis une petite pause bienvenue !
Celle-ci aura été cependant de très courte durée (sincèrement, je ne suis pas sûre qu'il se soit absenté même 5 minutes, à la réflexion...). Et là, Lenny commence à nous parler un (tout) petit peu en français... mais finalement se ravise (allez, on parle tous anglais ! XD). Il nous rappelle la présence des caméras et nous indique qu'il va jouer quelques chansons du nouvel album, que les caméras vont nous filmer, NOUS ! (oui ! Maintenant qu'on est dégoulinants de sueur, so sexy :-p ) et pour que nous donnions tout ce que nous avons...
Eh bien j'avoue, c'est sans difficulté que nous le faisons, puisque c'est avec Sex que s'ouvre ce retour ! Et Sex, c'est une chanson que j'adore (et je ne suis pas la seule apparemment). Évidemment, c'est aussi une chanson qui fait monter la température de la salle de quelques degrés supplémentaires ;-) et celle-ci ne redescend pas lorsque la chanson est suivie de The Chamber et, enfin, de Are you Gonna Go my Way, où l'on atteint le point culminant : dans la fosse, ça danse, ça saute et ça lève les bras en les mouvant de gauche à droite (bon, les deux dernières actions, sur demande certes...). Le show s'achève, Lenny présente ses musiciens et choristes qui sont applaudis chaleureusement. Tout le monde quitte la scène ; cette fois, c'est bel et bien terminé....
En sortant sans réellement me presser, il me faut constater que ces 2 heures sont passées bien trop vite. Pendant celles-ci, la set-list aura donc été la suivante :

1. White Dirty Boots
2. American Woman
3. It ain't over until it's over
4. Strut
5. Dancing 'til Dawn
6. Sister
7. New York City
8. Dig In
9. Always on the Run
10. I Belong to You
11. Let Love Rule
12. Fly Away
13. Sex
14. The Chamber
15. Are you Gonna go my way

15 chansons en 2 heures, cela paraît toujours trop court mais c'est toujours ainsi en concert, et encore plus lorsqu'ils sont excellents comme celui-ci.
En prenant le chemin du retour, je m'arrête au passage au stand des goodies prendre quelques souvenirs : un programme et un t-shirt (qui va sûrement me servir de pyjama, mais chut !).

ah, les jolis goodies ♥

En tout cas, une chose est sûre, c'était un vrai show, comme je les aime, avec des variantes, des bœufs géniaux qu'ils aient été participatifs ou non, et une ambiance du feu de dieu ! 
Pas de doute, je retournerai voir Lenny Kravitz dès que l'occasion se présentera !!

Parlons un peu littérature

J'ai menti.
Ce nouvel article n'est, finalement, pas le live report du concert de Lenny Kravitz.
A la vérité, bien que celui-ci soit rédigé, il séjourne bien au chaud, dans les brouillons.
Pourquoi ne pas le publier, pourront penser certains (les rares) d'entre vous qui lisent ces lignes.
Parce que pour l'instant, je vais faire mon égoïste et le garder pour moi... :þ Enfin c'est aussi parce que je veux le relire et le compléter au besoin ; il ne devrait donc, a priori, pas (trop) tarder !

Il est en revanche autre chose que je souhaite partager dans l'immédiat, c'est mon coup de cœur littéraire,  pour un auteur : Haruki Murakami.
Je dois avouer que je n'ai découvert ses écrits qu'assez récemment -depuis combien de temps exactement, je ne saurai le dire mais probablement un an et demi, voire un peu plus ? - après avoir lu la trilogie 1Q84, que mon beau-frère m'avait prêtée. J'avais été, dès lors, séduite par le style et ai plongé dans l'histoire de Tengo et Aomame, dévorant les trois tomes.
Il faut avouer que la traduction française est d'excellente facture. Je pense que l'univers est parfaitement retranscrit. 
Et qu'est-ce que l'univers de Haruki Murakami ? Son écriture est très limpide, aérienne et de ce fait agréable à lire. Ses histoires, si elles sont ancrées dans une réalité bien définie et représentative du Japon, comportent toujours une part d'irréel, de fantastique. Celle-ci est par ailleurs bien souvent prétexte à un message plus symbolique au sein de l’œuvre, permettant aux personnages de se transcender. C'est, du moins, ainsi que je le perçois.
Les personnages des romans de Murakami sont surprenants d'authenticité ; il m'est aisé de me rapprocher de ces derniers (certes, pas tous, et pas dans tous les romans), ce qui est somme toute chose peu fréquente dans mes lectures que je parcoure habituellement d'un regard totalement extérieur. Aussi, il est agréable de pouvoir s'identifier à ces protagonistes, qui portent en eux une certaine sensibilité, parfois  accrue, parfois sous-jacente.
La lecture de ces œuvres pourra en rebuter certains, d'autant plus que celles-ci se terminent la plupart du temps de façon abrupte, laissant une impression d'inachevé. De nombreux points restent en suspens, et Murakami semble apprécier laisser à son lecteur libre cours à son imagination et interprétation quant à ces nombreux éléments, par ailleurs souvent décrits poétiquement ou métaphoriquement.
Pour ma part, cette volonté de l'auteur de laisser à ses lecteurs le libre arbitre ne me gêne pas du tout. Au contraire, j'apprécie grandement cet aspect, même s'il peut paraître parfois un peu frustrant concernant certains éléments (*SPOIL* dans 1Q84 notamment, j'aurais aimé en savoir plus sur les Little People */SPOIL*), c'est en général un exercice intellectuel bienvenu que d’échafauder des théories sur le(s) sens et messages qu'a voulu transmettre l'auteur.
Enfin, je pourrais parler des heures de mon intérêt pour les romans de Murakami, mais plutôt que de m'étendre sur le sujet, je préfère le clore sur une citation du dernier roman que j'ai lu, Les Amants du Spoutnik. J'aurais pu choisir d'autres passages, mais celui-ci est assez représentatif du roman, dont les personnages, s'ils gravitent les uns autour des autres (tels des satellites, des Spoutniks), éprouvent chacun de l'amour unilatérale à l'égard d'un(e) autre et sont emprunts d'une profonde solitude :

"Pourquoi sommes-nous si seuls ? me demandai-je. Pourquoi est-il nécessaire que nous soyons si seuls ? Tant de gens vivent dans ce monde en attendant quelque chose les uns des autres, et ils sont néanmoins contraints à rester irrémédiablement coupés des autres. Cette planète continue-t-elle de tourner uniquement pour nourrir la solitude des hommes qui la peuplent ?"

Ah... j'adore ♥
Pour peu que vous aimiez des œuvres empruntes de poésie et de mélancolie, je ne peux que vous conseillez la lecture des romans de Haruki Murakami. Le dernier en date - L'Incolore Tsukuru et ses années de pèlerinage -, que je n'ai pas encore eu l'occasion de lire, est par ailleurs apparemment l'un des plus accessibles ; certainement un bon ouvrage pour commencer !