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vendredi 3 juillet 2015

Live report : Lenny Kravitz à l'Olympia

On enchaîne les articles !
Après une période creuse, il fallait bien ça :-D

Mardi dernier, je me suis rendue au concert de Lenny Kravitz à l'Olympia ! 


L'homme n'avait pas joué dans cette salle depuis 17 ans, mais en plus c'est LA salle où il a fait son premier concert en France (cestluiquiladitcestpasmoi!). Autant dire, il s'agit là d'un lieu assez significatif !


Mais avant d'en parler plus longuement, parlons de la première partie du show, assurée par Faada Freddy !
 

Faada Freddy, c'est un mélange de folk, soul, rhythm and blues et de gospel, le tout en acoustique. Muni de sa guitare sèche, il nous a présenté dans un esprit très communicatif quelques morceaux de son album, Gospel Journey.
Des chansons très sympas, interprétées avec passion, et avec donc le côté acoustique qui est toujours assez impressionnant en concert. Mais l'artiste sait également s'y prendre pour chauffer la salle, sollicitant le public à participer aux chansons de sa compositions, aux reprises de I need a Dollar et No Woman no Cry, et aussi avec un petite interlude improvisée sollicitant l'arrivée de Lenny Kravitz !
Ayant apprécié sa prestation, je vais garder un œil (et surtout, une oreille) attentif à Faada Freddy (et hop, le petit ajout sur la playlist du moment au passage !)

après un petit entracte de 20 45 minutes, durant lequel on a pu voir le Johnny national s'installer dans le carré VIP, le show commence enfin, à 21h30 !
Je ne me souviens pas exactement de la set-list, tout du moins de l'ordre exact des chansons, mais ça peu de choses près, nous avons eu droit aux morceaux suivants :

1. Frankenstein
2. Dirty White Boots
3. American Woman
4. It ain't over 'til it's over
5. Dancin' 'til dawn
6. Sister
7. Always on the Run
8. Mr Cab Driver
9. I belong to you
10. Let love rule
11. Are you gonna go my way

Rappel :
12. Fly away
 

Le groupe s'installe, et Lenny arrive, en jeans, t-shirt, petite veste et lunettes de soleil. Il abandonnera d'ailleurs rapidement les deux derniers éléments au vu de la chaleur ambiante. Et le concert commence sur les chapeaux de roue avec Frankenstein ! Seule chanson de Strut jouée avec Dirty White Boots, j'ai vraiment apprécié d'entendre en live ce morceau qui est l'un de mes préférés sur le dernier album (avec Sex) ! Le public accueille alors Lenny avec des affichettes "Welcome Lenny", idée mise en œuvre par les membres très sympathiques de Lenny Kravitz Online, qui ont distribué le précieux document (oui précieux, car c'est à présent un souvenir ! :3) durant l'après-midi dans la queue. Le chanteur est d'ailleurs visiblement touché par ce geste ! *séquence émotion on*
L'ambiance s'instille ainsi tranquillement lors des trois premières chansons, le public se chauffe encore un peu plus et, après American woman, Lenny salue Johnny Hallyday et annonce la couleur : "Now we can start !" ; bah oui, les trois premières chansons n'étaient que l'échauffement bien sûr ! :þ
Et c'est donc parti pour de bon ! Dans le public, nous chantons, dansons, sautons... et apprécions aussi les moments, enfin LE moment un peu plus calme avec Sister, dans une version un peu similaire à celle de Bercy, rallongée et avec un solo de guitare à tomber.
Always on the Run était totalement déjantée et pêchue, Lenny laissant la part belle à ses musiciens qui enchaîneront des solos enflammés ! D'ailleurs je leur tire mon chapeau, parce que jouer des solos tels que ceux qu'ils ont joué, avec cette chaleur, ça doit demander une sacrée énergie et une bonne endurance ! En parlant de température, Lenny nous gratifiera lui-même d'un "yeah, it's fucking hot !", c'est dire... ! 
L'ambiance atteint son paroxysme avec les dernières chansons (forcément), en particulier Let Love Rule durant laquelle notre beau brun ira se joindre au public puis rejoindra le Johnny national au balcon, dans le carré VIP, pour lui porter hommage tandis que le public scandera "Leeeeeettttt... Looooooovveeeee.... RuuuuuUUuuuullle ! We've got to let love rule !!!" en boucle. Malgré ces efforts, ce public en transe puisera encore de l'énergie (c'est l'adrénaline, ça aide ! ;-) ) pour danser et sauter au son d'Are you gonna go my way puis pour le rappel, qui aura lieu après une (très) courte pause de 5 minutes (à peine, comme à Bercy) sur Fly Away. 
Enfin, Lenny Kravitz et le groupe salue le public, et après des remerciements et lancers de médiators et baguettes, nous quittent. Tomber de rideau, c'est déjà la fin de ce live endiablé de 12 chansons "seulement", mais qui aura duré 2 heures intenses.
Le public, encore grisé par l'expérience vécue, aura du mal à quitter l'Olympia : dans la fosse, ça traîne, ça discute, et l'on ressort tout doucement, prenant le temps de savourer encore pendant quelques instants les relents auditifs en se dirigeant vers la boutique avant de quitter enfin cette scène mythique qu'est l'Olympia.

Pour conclure, l'Olympia, qui dégage un côté plus intimiste que les très grandes salles, et la proximité de Lenny Kravitz avec son public, rendent ce concert un (gros) cran au-dessus de celui de Bercy, qui était pourtant déjà excellent. 
Inutile d'en dire plus, vous l'aurez compris, ce live était un merveille !!

mercredi 27 mai 2015

Live report : Dir en grey au Bataclan

Woah !! Deux articles dans la même soirée ! Mais que se passe-t-il ?! (mais qu'est-ce qu'il se passe !?!).

Bref ! Le présent article ne peut point attendre, car contrairement aux films, les live reports ça s'écrit à chaud !! (enfin là, à tiède, si l'expression existait :þ).
Hier soir a eu lieu à Paris le concert de Dir en grey, de passage pour leur tournée THE UNSTOPPABLE LIFE.

La première partie, le groupe DAGOBA, a bien chauffé la salle en insinuant une ambiance déjà bien survoltée. Après, je ne peux pas vraiment dire que j'ai apprécié leur prestation, étant donné que je suis arrivée lorsqu'ils terminaient ^^;; (merci les bouchons sur le périph, heureusement que le trajet depuis Orléans s'était fait sans encombre, hm hm...). 
J'entrerai donc directement dans le vif du sujet !

Tout d'abord, la setlist, composée uniquement de morceaux issus de ARCHE, (à l'exception du ENCORE) confirme pour ma part que l'album est vraiment taillé pour le live (mais c'est valable pour tous leurs albums, ceci dit).
Hier soir, le public aura eu droit à :

1.  咀嚼 (soshaku)
2. Chain repulsion
3. Sustain the untruth
4. Un deux
5. 鱗 (uroko)
6. 濤声 (tousei)
7. 輪郭 (rinkaku)
8. 空谷の跫音 (kuukoku no kyouon)
9.  禍夜想 (magayasou)
10. Phenomenon
11. Behind a vacant image
12. Cause of fickleness
13. The inferno
14. Revelation of mankind

ENCORE :
15. THE FINAL
16. 朔 -saku-
17. 激しさと、この胸の中で絡み付いた灼熱の闇 (hageshisa to, kono mune no naka de karamitsuita shakunetsu no yami)

Rien que la vue de cette setlist donne le ton, si j'ose dire ! Beaucoup de bourrin, mais le tout assez tempéré avec des passages plus calmes.
Mais... parlons un peu des membres, pour commencer ! ;-)
Le groupe semblait bien dans l'ambiance de cette soirée, et cela fait plaisir à voir : Kaoru qui se dodelinait dansait au rythme de ses riffs, idem pour Die, et Toshiya qui était totalement survolté (vous montez de plus en plus dans mon estime cher monsieur !)

 impossible de ne pas mettre une photo de Toshiya ♥ (créditphoto : instagram de loloeos7d)


Shinya, lui, est égal à lui-même, confiné au fond derrière sa batterie (on pense à toi quand même) et Kyo... 
...
*attention, avis purement subjectif en approche*
...
Kyo m'impressionne décidément de plus en plus vocalement, le fourbe ! Il est vraiment devenu très, très bon et passe du growl guttural à des falsettos avec une aisance toute naturelle (et sans fausse note... !) ; il envoie du lourd ! Et puis, je ne peux pas parler de lui sans évoquer son magnifique corps et sa sexitude... hem hem, le critère physique :þ (fangirl un jour, comme dirait l'autre...), il faut dire que ce n'est pas de ma faute s'il fait profiter de la vue \o/ (non ! je ne me décharge pas DU TOUT !)... bref, tout ça juste pour dire que j'aime vraiment bien sa coupe (quelle belle crête en banane, j'en suis jalouse) et que je veux bien les mêmes abdos (je fais du sport pourtant... en plus ça aide bien pour les growls !)


Bitch please, look at these abs !(crédits photo : instagram de loloeos7d et mauroparis)

Après ce petit instant de fangirlism, revenons à l'essentiel, le live en lui-même ! 
Tout d'abord, l'atmosphère générale.
Il y avait dans la fosse hier soir une ambiance survoltée, avec un vrai mosh pit qui pogotte (voire plus) et du slam... autant dire pas forcément des choses que j'apprécie (surtout le slam...). Aussi, pour le coup, je n'étais pas mécontente d'être au fond (près du bar, ahah !), à hauteur de scène (pas de tête qui gêne !), et bien en face. Un peu de distance, mais pas trop, car je voyais très bien. Mon seul regret est que, par conséquent, je n'étais pas dans la zone de public qui "vit l'instant" dans le sens où à ce niveau personne ne levait les bras en cadence ou ne chantait quelques passages (c'est triste ça quand même... snif), et ça me démangeait bien par moment, je dois l'avouer !

Niveau chansons, comme indiqué plus haut ARCHE est un très bon album, bien calibré en live. Je n'évoquerai pas toutes les chansons, parce que dans l'ensemble je les aime (quasiment) toutes et qu'elles rendaient toutes très bien hier soir. Aussi, je parlerai de celles qui m'ont le plus plue et/ou marquée, ma préférence allant néanmoins pour les mêmes chansons que la version studio. 
鱗 (uroko) est une véritable tuerie ; c'est déjà un petit bijou -de violence, il faut bien le dire- sur l'album en particulier sur le plan vocal, et c'est bien l'une des chansons où l'on se rend vraiment compte de la maîtrise de Kyo, qui doit quand même bien s'amuser dessus. Shinya doit aussi bien se faire plaisir avec le rythme effréné de la batterie sur ce morceau (que disais-je tout à l'heure, n'oublions pas Shinya... !).
Bien sûr, j'étais plus que ravie d'entendre ENFIN Phenomenon en direct. C'est mon morceau préféré dans ARCHE, et le moins que l'on puisse dire c'est que, si l'on a pas une petite idée du thème de la chanson, l'interprétation et la gestuelle de Kyo hier permettait de mettre les choses au clair tant ça transpirait le bondage (avec le fil du micro, et je peux vous assurer que c'était autrement bien plus sexy que ce que pourrait faire M. Grey, ahah !) et un désir charnel un peu malsain. (et encore une fois, les abdals et les déhanchés, ça aide bien à la mise en scène, n'est-ce pas...). Et puis le côté transcendant du refrain à la fin... à tomber en live.


Petit ajout parce que j'ai trouvé une vidéo sur Youtube de la presta sur Phenomenon ♥♥♥ (merci  Miyuu5 pour cette vidéo !)

J'ai néanmoins peut-être été (peut-être) un peu déçue concernant la prestation sur 濤声 (tousei), que je préfère plus calme, mais c'est peut-être aussi parce que j'aurais tellement préféré avoir droit à 懐春 (kaishun) à la place que mon avis un peu biaisé ! Ceci dit, j'ai l'impression qu'au niveau de l'interprétation de Kyo n'est pas encore tout à fait arrivé à maturité sur la version live de cette chanson, il en a peut-être un peu trop fait pour le coup, même si sa chute (calculée j'entends bien) était assez collector. Et désolée hein, je n'ai rien à dire sur la performance des autres, ils font tout bien aussi :þ rien à redire !
Autre petite déception du soir, c'est l'absence de midwife dans la setlist. Elle est tellement démente, j'aurais bien aimé entendre le rendu sur scène...
En revanche, j'ai également eu une bonne surprise avec The inferno et Revelation of mankind. Il s'agit des deux derniers morceaux sur l'album, mais aussi de ceux que j'aime le moins. Pour tout dire, je ne les écoute quasiment jamais. Mais il faut avouer une chose : en live, ils rendent vraiment TROP BIEN ! Surtout The inferno, avec son petit riff bien sympa sur les 30 dernières secondes qui donne instantanément envie de dodeliner de la tête (comme Kaoru, en somme).
Autre bonne surprise, c'est la présence de 朔 -saku- pendant le encore, ça faisait longtemps ♥

Pour conclure, c'était donc un très bon live, mais de toute façon c'est toujours un vrai plaisir de retrouver Dir en grey sur scène (en bref, objectivité : zéro :þ). Le groupe était égal à lui-même, et les membres avaient l'air assez contents de l'ambiance général et du public. Le concert est passé à une vitesse folle et sitôt commencé, la notion du temps a été toute chamboulée, 5 minutes et c'était fini... (en réalité, c'était 1h30...). 
Au moins, ça prouve à quel point j'ai apprécié, et j'espère avoir l'occasion de les revoir prochainement ! :-D

jeudi 27 novembre 2014

Live report : Neko Light Orchestra - Echos de la Vallée du Vent

Et de deux !
Eh oui ! Deux concerts en l'espace de 3 jours, ça faisait (très) longtemps que ça ne m'était pas arrivé !

Dans un genre tout à fait différent du concert de Lenny Kravitz (Lennyyyyy ♥), je suis allée voir, avec Caroline et Vincent, le Neko Light Orchestra pour le concert des Échos de la Vallée du Vent, hommage aux films de Hayao Miyazaki et plus généralement aux films des studios Ghibli.



L'événement avait lieu au cinéma Pathé d'Orléans, avec une salle non pas complète mais tout de même joliment remplie.

Pour commencer, évoquons la scénographie !
J'ai trouvé celle-ci plutôt bien trouvée, avec des peluches à l'effigie de personnages issus des films de  Hayao Miyazaki parmi lesquelles figurait une très belle collection de Totoro ! Ah, Totoro... il est trop kiki ♥ 
Des grosses ampoules rondes étaient également disséminées autour des instruments et allumées par moments, afin de mettre en valeur certains passages (lors de solos notamment). L'éclairage principal était généralement dans les tons bleus... à l'effigie du groupe, j'ai envie de dire ! 
Des images des films, ou des extraits, étaient également diffusés en arrière-plan, ainsi que des dialogues, pour la plupart inédits et enregistrés par les voix originales françaises. Le tout mettait définitivement dans l'ambiance !!

Groupe proche de son public et très sympathique de surcroit, le Neko Light Orchestra est constitué de personnes toutes très talentueuses et polyvalentes dans la maîtrise des instruments et/ou capacités vocales. Mes petites oreilles ont été émerveillées avec leur réinterprétations des compositions de Joe Hisaishi (que j'avais vu en concert aussi d'ailleurs avec Annick il y a déjà 3 ans... ah, que de bons souvenirs ♥). Les medleys se sont enchaînés pendant 2h30 : Nausicaa de la Vallée du Vent, Ponyo sur la Falaise, Le Château Ambulant, Le Château dans le Ciel, Le Voyage de Chihiro, Porco Rosso, Mon Voisin Totoro, Princesse Mononoke, Le Vent se Lève, ou encore Le Tombeau des Lucioles (snif ;_;) ou Arrietty ; je n'ai pas vu le temps passer devant tant d'émerveillement.
Toutes les musiques ont bénéficié de très belles interprétations, mais j'ai bien sûr mes petites favorites qui sont, d'une façon générale, les thèmes que j'aime le plus dans leur version originale : le thème de Chihiro, celui de Princesse Mononoke et celui du Tombeau des Lucioles, interprété sobrement au piano et qui m'a fait verser une petite larme (car il m'est impossible d'écouter ce thème sans repenser au film...).
Il est difficile de décrire plus ce concert, qui somme toute était assez calme, ce qui est normal au vu du sujet traité. Mais, pour résumer l'effet produit, je dois dire que j'avais, comme on dit souvent lorsque quelque chose nous émeut, des frissons à l'écoute de ces medleys ! Il s'agit d'une expérience somme toute très différente de celle du dimanche où adrénaline battait son plein (tellement que j'en avais un excédent pendant 2 jours... !) car c'était un sentiment plus proche de la mélancolie qui régnait ici. Que dire de plus, mise à part que c'était un très beau concert !
...
Ah si ! Le groupe nous a annoncé qu'il reviendrait à Orléans dans 3 mois, pour un autre concert : les Échos de la Terre du Milieu
Et pensez-vous, je pense bien y assister également :-)

lundi 24 novembre 2014

Live Report : Lenny Kravitz à Paris Bercy

La semaine ayant précédée ce concert fut assez mouvementée, car je n'avais personne pour m'accompagner. J'étais un peu tendue comme je n'avais jamais fait Bercy, qui en impose quand même par sa taille, et donc dans un état d'énervement assez prononcé ; sans compter que la semaine a été speed au travail également, histoire de rajouter une petite couche de stress supplémentaire (désolée pour les amis qui ont subi ça ^^; ).
Hier donc, après avoir fait mes préparatifs en avance, je pars à 12h45, direction Paris ! Arrivée à 14h30 dans la queue pour la fosse, j'ai bien fait de me munir d'un livre (Les Apparences ! Et Gone Girl est bien fidèle au roman, du moins pour ce que j'en ai lu pour l'instant). Le temps d'attente a été long, mais bénéfique. En effet, à cette heure d'arrivée, la queue n'était pas énorme, et j'ai ainsi pu me placer au milieu de la fosse, tout devant, 3ème rangée. Autant dire une vue que je n'espérais pas à Bercy !

La première partie débute alors, à 19h00 pimpantes. Je ne connaissais pas le groupe, répondant au nom de Trombone Shorty & Orleans Avenue, mais celui-ci est une très agréable surprise. Composé de six membres, on retrouve un noyau de base basse/batterie/guitare, mais aussi deux saxophonistes et le chanteur, jouant également du trombone (et du tambourin, accessoirement). Les compositions sont punchy, le groupe très sympathique, et met une ambiance festive dans la salle. Bref, du tout bon ! On peut trouver les albums sur Deezer, je vous invite à jeter un œil (et une oreille attentive) à la page qui leur est dédiée !

Après 45 minutes de découverte musicale, on nous annonce un entracte de 20 minutes... qui en durera en réalité 45 :þ (pas pressé Lenny, peut-être attendait-il que nous scandions son nom !? XD). Durant ce laps de temps, deux constats. Le premier, c'est que je compte un nombre important de caméras, et pas n'importe quoi : 2/3 caméras à l'épaule, une avec trépied mouvant pour des travelings et au moins 1 (2 ?) sur trépied fixe... ça sent le concert filmé (j'aime cette idée !). Le second constat, c'est que le milieu de la fosse a été un peu agité, mais heureusement tout était réglé lorsque (le beau ♥) Lenny arrive sur scène.
Tout de cuir et de brillants vêtu, équipé de lunettes de soleil, il nous fait une entrée très rock qui démarre sur les chapeaux de roues avec Dirty White Boots !

Tout de cuir et de brillants vêtu donc... (Hm, cette photo ne donne pas une pose pas très virile, mais merci bien quand même, M. Guillot de l'AFP :Þ)


Le son est très bon en termes de réglages, j'avais oublié mes boules quies (noooon !) et pourtant je n'ai pas souffert de bourdonnements à la sortie. D'un côté, heureusement que le son était parfait pour un tel événement, parce que les portes n'ont pas été ouvertes à l'heure car les balances n'étaient pas terminées. :þ L'éclairage est lui somme toute assez simple, avec un écran géant à l'arrière, mais efficace. Les musiciens et choristes qui accompagnent Lenny Kravitz sont excellents et forment une belle équipe qui en veut et qui donne tout. Franchement, ils assurent !
Mais... ! Revenons à présent à nos moutons !

Après Dirty White Boots s'ensuit une série de morceaux qui nous (gens de la fosse en particulier, THE PIT !) fait monter l'adrénaline en un temps record : American Woman, It ain't over 'til it's over, Strut... Les chansons s'enchaînent, Lenny se déchaîne et nous fait participer, et nous bien sûr, nous faisons tout ce qu'il demande. :þ Le public scande les paroles avec une ferveur quasi rituelle, les corps bougent (et transpirent) sur des rifs effrénés, les applaudissements battent leur plein... Bref, peu de temps s'en faut, et le feu sacré est dans la salle !
Nous avons tout de même eu le droit à un petit moment plus calme avec Sister (qui a duré un peu plus longtemps que la version studio bien évidemment). Un petit temps paisible bienvenu (et beau !) puisque les chansons qui l'ont suivie nous ont fait bougé encore plus que les précédentes.
Après un petit interlude où il nous a rappelé qu'il vivait à Paris et qu'il adorait notre capitale, Lenny nous a indiqué qu'il portait une autre ville dans son cœur et qu'elle porte le titre d'une chanson... Vous l'aurez peut-être compris, il a joué New York City ! Mais c'est avec Always on the Run que la salle (et la scène), déjà bien échauffée - dira-t-on -, s'est complètement déchaînée !
Le public chante en cœur le refain bien sûr, comme nous le ferons sur toutes les chansons jusqu'à la fin (dont une en particulier, j'y reviendrai). Mais c'est surtout le bœuf (ou faux bœuf préparé pour le show) incroyable qui me marque particulièrement et qui, couplé à la gestuelle sur scène, rend ce genre de moment tout simplement magique. Du grand délire, en quelque sorte, mais du délire géniallissime !
Une autre chanson qui a eu son petit effet (sur moi en tout cas), c'est Let Love Rule. Celle-ci débute fort avec une intro a cappela (je l'ai enregistrée *0*... bon, juste l'intro hein, j'aime profiter de mes concerts à fond mais je voulais aussi garder une trace pour noter la setlist !) et elle s'est ensuite prolongée, Lenny invitant le public à chanter le refrain et à nous faire entendre le plus possible. Aussi les musiciens ont joué piano, voire pianissimo. Lenny, tel un chef d'orchestre, a invité chaque partie de la salle à chanter, une à une, le refrain. Et nous avons chanté, chanté et chanté (je crois qu'on aurait pu répéter le refrain de Let Love Rule jusqu'à la fin de la nuit...). Après quoi, histoire de nous garder bien motivés, le beau Lenny a enchaîné avec Fly Away... puis une petite pause bienvenue !
Celle-ci aura été cependant de très courte durée (sincèrement, je ne suis pas sûre qu'il se soit absenté même 5 minutes, à la réflexion...). Et là, Lenny commence à nous parler un (tout) petit peu en français... mais finalement se ravise (allez, on parle tous anglais ! XD). Il nous rappelle la présence des caméras et nous indique qu'il va jouer quelques chansons du nouvel album, que les caméras vont nous filmer, NOUS ! (oui ! Maintenant qu'on est dégoulinants de sueur, so sexy :-p ) et pour que nous donnions tout ce que nous avons...
Eh bien j'avoue, c'est sans difficulté que nous le faisons, puisque c'est avec Sex que s'ouvre ce retour ! Et Sex, c'est une chanson que j'adore (et je ne suis pas la seule apparemment). Évidemment, c'est aussi une chanson qui fait monter la température de la salle de quelques degrés supplémentaires ;-) et celle-ci ne redescend pas lorsque la chanson est suivie de The Chamber et, enfin, de Are you Gonna Go my Way, où l'on atteint le point culminant : dans la fosse, ça danse, ça saute et ça lève les bras en les mouvant de gauche à droite (bon, les deux dernières actions, sur demande certes...). Le show s'achève, Lenny présente ses musiciens et choristes qui sont applaudis chaleureusement. Tout le monde quitte la scène ; cette fois, c'est bel et bien terminé....
En sortant sans réellement me presser, il me faut constater que ces 2 heures sont passées bien trop vite. Pendant celles-ci, la set-list aura donc été la suivante :

1. White Dirty Boots
2. American Woman
3. It ain't over until it's over
4. Strut
5. Dancing 'til Dawn
6. Sister
7. New York City
8. Dig In
9. Always on the Run
10. I Belong to You
11. Let Love Rule
12. Fly Away
13. Sex
14. The Chamber
15. Are you Gonna go my way

15 chansons en 2 heures, cela paraît toujours trop court mais c'est toujours ainsi en concert, et encore plus lorsqu'ils sont excellents comme celui-ci.
En prenant le chemin du retour, je m'arrête au passage au stand des goodies prendre quelques souvenirs : un programme et un t-shirt (qui va sûrement me servir de pyjama, mais chut !).

ah, les jolis goodies ♥

En tout cas, une chose est sûre, c'était un vrai show, comme je les aime, avec des variantes, des bœufs géniaux qu'ils aient été participatifs ou non, et une ambiance du feu de dieu ! 
Pas de doute, je retournerai voir Lenny Kravitz dès que l'occasion se présentera !!

samedi 20 septembre 2014

Live Report : concert de sukekiyo au Divan du Monde

Oh... mais !
Ce n'est pas une critique cinéma qui fait l'objet de ce nouvel article !
Ça change, non ? :þ

Hier soir, sukekiyo (dont j'ai parlé précédemment dans cet article) était en concert à Paris, au Divan du Monde (hm... Pigalle quand tu nous tiens...).
Appréciant énormément le premier album de ce side-project, j'étais curieuse quant au déroulement du concert tant les compositions créent une atmosphère particulière.
J'ai été heureuse de constater que cette ambiance a été restituée visuellement dans cette première tournée européenne -intitulée ameagari no yuushi-.
L'éclairage était assez sombre, dans les tons bleus et violets (avez quelques faisceaux lasers jaunes/vert anis), et Kyo était bien sûr particulièrement éclairé, avec un contraste assez marqué par rapport aux autres membres du groupe qui étaient plongé dans la pénombre (après, c'est assez normal puisque sukekiyo est avant tout le projet *solo* de Kyo). La salle du Divan du Monde, assez petite, se prête très bien à cette mise en scène minimaliste.

hop, une photo prise par le staff du groupe (merci Nora :þ)


Après une entrée dans la salle vers 19h30 et repérage des goods -que je n'ai pas achetés (mais si le bandana et le motif des t-shirts étaient sympa)-, je m'installe vers le fond de la salle car je n'ai pas vraiment envie de proximité et de chaleur humaine après une journée bien remplie au boulot (et sans compter que je dois reprendre le train pour rentrer).
Le show  débute avec destrudo, en SE. Un bon choix puisque l'instrumental permet aux membres de prendre place. Ces derniers respectent d'ailleurs les codes vestimentaires qu'ils ont instaurer au Japon : là-bas, il avait été demandé d'être tout de noir vêtus pour une ambiance "deuil"... ce que le public japonais a respecté par ailleurs. La consigne n'a pas été communiquée pour l'Europe mais une grande partie du public était habillé de sombres couleurs. Une autre consigne qui avait été donnée au public japonais lors du premier concert, et qui a été respecté depuis, était le calme et le silence. Là aussi, le public parisien a respecté ce souhait et a fait preuve de respect , ne s'autorisant qu'à applaudir à la fin de chaque chanson. Certes, il y avait de rares personnes qui n'étaient soit pas au courant, soit pensaient être à un concert de Dir en grey (ahah :þ) et n'ont pu s'empêcher quelques vociférations. Quelques unes tenaient de l'acclamation (la joie de découvrir les premières notes de zephyr ou in all weathers, eheh). Mais, à mon grand dam, certains de ces cris intempestifs ont eu lieu pendant kugui... alors déjà, c'est ma chanson préférée alors j'étais tristoune, mais en plus ce n'est VRAIMENT pas une chanson faite pour... bref */rage mode off*. Je tiens cependant à souligner que la grande majorité du public a été très respectueuse des règles, et ça fait réellement plaisir de le constater, surtout lorsqu'on a une plus grande expérience de concerts au Japon qu'en France (un jour, j'arriverais à dépasser le nombre de concerts vus au Japon, on y est presque !).  
Revenons à nos moutons ! Le groupe s'installe donc, le dernier arrivé étant bien sûr Kyo -coiffé d'un joli panama à bords très larges au passage-, avant de démarrer sur elisabeth addict. J'ai pu noter la setlist (j'avais un petit carnet prévu à cet effet, ahah ! Mais j'ai quand même revérifié le lendemain pour une ou deux chansons), que voici :

SE. destrudo
1. elisabeth addict
2. aftermath
3. latour
4. nine melted fiction
5. the daemon's cutlery
6. Nouvelle chanson

(petite pause) 
7. hidden one
8. zephyr
9. scars like velvet
10. hemimetabolism
11.  烏有の空 (uyuu no sora)
12. 304号室舌と夜 (304 goushitsu, shita to yoru)
13. vandal
14. 斑人間 (madara ningen)
15. 鵠 (kugui)
16. mama

(petite pause pour Kyo, les autres nous ont joué un morceau instrumental)

17. in all weathers


Les chansons s'enchaînent donc, quelques chansons calmes tout d'abord,  ce qui instaure définitivement cette ambiance calme mais sombre assez particulière, avant d'enchaîner en alternance entre chansons apaisantes et d'autres plus violentes, ou tout simplement à l'atmosphère dérangeante. Je pense notamment, parmi ces dernières, à des morceaux comme hemimetabolism ou uyuu no sora, qui sont bien représentatives du genre et se sont succédées très subtilement en concert, comme si elles ne faisaient qu'un. Si celles-ci sont déjà assez conceptuelles avec un petit côté effrayant dans l'album, elles prennent toute leur ampleur en live, entre les bruitages bizarres, les vocalises, les growls et la mise en scène. Comme je l'ai indiqué en début de post, la scénographie minimaliste se concentre presque exclusivement sur Kyo. Il en a pris pleinement possession et chorégraphié sa gestuelle en la calquant sur les paroles ou sur l'ambiance, s'emportant parfois jusqu'à nous ressortir son classique (enfin, classique, ça faisait longtemps qu'il ne l'avait pas fait me semble-t-il) "Mr. Bava" comme j'aime à l'appeler, et dont je ne suis pas spécialement fan, pendant hemimetabolism et uyuu no sora.
Le groupe a également réservé une petite surprise aux Européens, puisque nous avons eu droit à une nouvelle chanson, douce, vraiment magnifique. Et en petit bonus, comme lors de la tournée japonaise, nous avons également eu le droit à 304goushitsu, shita to yoru qui, même si elle est issue du premier recueil de poèmes de Kyo, s'intègre parfaitement au concept de sukekiyo. Pour les curieux(ses), on peut trouver des enregistrements de cette nouvelle chanson (et des autres) facilement sur le net (merci youtube).
Autre point majeur que je souhaite relever et non des moindres, le son ! Celui-ci était vraiment très bien réglé ; un tel réglage, qui plus est dans une petite salle, c'est vraiment excellent il faut l'avouer. Tout était parfaitement audible (et pourtant, il y avait un paquet d'instruments sur scène entre les guitares, basse, batterie, piano et contrebasse...), et même si j'avais mes boules quies pour le volume sonore (jamais de concerts sans !), tout restait limpide si je les enlevais (j'ai fait le test bien sûr :þ).
Je garde le meilleur pour la fin... Et que dire de la performance vocale de Kyo ? Eh bien, il gère parfaitement ses capacités vocales et s'en donne à cœur joie. J'avais déjà pu le constater lors de la dernière venue de Dir en grey en Europe, et aussi en visionnant en partie le dernier DVD live de Dir, mais il s'est énormément amélioré. Il maîtrise tout du bout des doigts, ne manque pas de souffle et sa voix ne part pas en vrille. Il faut dire, et c'est d'autant plus notable sur ce concert ; que les chansons d'IMMORTALIS s'y prêtent bien, mélangeant du falsetto, des cris suraigus et du growl avec des lignes de chant plus classiques.

EDIT : pour vous donner un petit aperçu de l'ambiance un peu particulière qui régnait dans la salle, voici une petite vidéo de zephyr du YT officiel ;-)


Pour résumer, c'était donc un excellent show, d'une grande qualité sonore et vocale mais aussi visuelle, et qui offrait diverses sensations (parfois contraires certes, mais toujours appréciées).
J'avais un peu peur avant de me rendre au concert qu'une partie du public ne vienne que pour Kyo (parce que Kyo, c'est Dir en greyyyyyy) sans se soucier ou même comprendre le concept qu'est sukekiyo. Fort heureusement, ce n'était qu'une crainte infondée ! Je pense que l'optique du groupe a bien été saisie, ça s'est ressenti sur l'ambiance général et ça a contribué à rendre le spectacle encore plus immersif. Un seul petit noir , c'est les personnes grandes qui se mettent devant les gens petits comme moi T_T, s'il vous plaît, un peu de compassion ! (snif, (mais bon, ce n'est pas propre à ce concert, j'ai toujours ce problème...)
Je conclurai en vous disant que, si sukekiyo revient en Europe dans le futur, je retournerai les voir les yeux fermés ! :-D