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mercredi 1 juillet 2015

Cinéma : beaucoup d'émotion avec Vice Versa !

Ahah, quelle pointe d'humour dans le titre de ce post ! (ou pas... ^^;)
Enfin... vous l'aurez compris, je suis allée voir (avec mes neveux \o/ ) Vice Versa, le dernier Pixar, au cinéma !

Avant de vous en parler, je voudrais faire un petit encart sur le court-métrage qui le précède : Lava.


LAVA raconte l'histoire de Uku, un volcan chantant l'amour, bien que lui-même soit seul...
Sa chanson, le volcan sous-marin Lélé (ahah, vous comprenez maintenant... ! XD) l'entend pourquoi, et elle ne souhaite qu'une chose, rencontrer celui qui chante de cette si belle voix.

Vous l'aurez compris, LAVA est une histoire d'amour chantée (et exclusivement chantée), sur un air de Ukulélé, très poétique. Tout le monde n'y trouvera peut-être pas son compte, mais j'ai trouvé le court-métrage très mignon, et en nous prenant ps les sentiments, un bon choix introductif à Vice Versa !


Vice Versa donc ! Le film met en scène les émotions de Riley, Joie, Tristesse, Dégoût, Peur et Colère, qui gèrent le Quartier Général des émotions et des souvenirs de la jeune fille de 11 ans. Un grand bouleversement dans la vie épanouie et joyeuse de Riley -un déménagement-, ainsi qu'une "dispute" entre Joie et Tristesse, vont tout changer dans cette vie gérée jusqu'à ce jour d'une main de maître par Joie...

Sans trop en dévoiler sur l'intrigue, qui reste pourtant assez simple et accessible, je peux dire que Pixar nous enchantent encore une fois avec un film très émouvant (heureusement pourrait-on dire, au vu du sujet... !). L'élément perturbateur principal de l'intrigue, un déménagement dans une ville à mille lieux du foyer d'origine, permet d'aborder tous types d'émotions (même si celle-ci ne sont pas personnifiées, elles sont présentes à travers les personnages), mais surtout montrer le passage d'un âge à un autre. Riley a 11 ans, c'est une enfant au bord de l'adolescence vivant très mal son déménagement à San Francisco qui, de plus, ne se réalise pas dans des conditions optimales.
Sans qu'elles le réalisent, c'est ce déménagement qui enclenche la dispute entre Joie et Tristesse qui les éjectera du quartier général - <SPOILER>Tristesse ne pouvant s'empêcher de "détraquer les souvenirs" en les rendant tristes - preuve que Riley est en partie elle-même inconsciente de son désarroi</SPOILER> - et les faisant s'aventurer dans l'esprit de Riley.
Cette nouvelle étape de la vie de Riley est remarquablement mise en scène dans la représentation, très allégorique au passage, de l'environnement cervical avec, certes, le Quartier Général, mais également -et surtout-, sa représentation de l'esprit humain, dont les décors sont magnifiques, avec ses "îles de personnalités", le "train de la pensée, le "studio des rêves" ou encore le subconscient où sont enfermées les peurs les plus profondes.

Vice Versa jongle et joue incroyablement bien avec tout cela et se révèle donc un film très émouvant et juste, dans lequel, pour une fois, les adultes s'y retrouveront peut-être plus que les enfants car après tout, on aura plus de facilité à se reconnaître dans les types de situations présentées avec un regard parfois nostalgique ou une sensation - en tout cas - de ressenti ; et c'est là la magie et la force de Pixar :-). Les enfants apprécieront néanmoins le film (preuve en est avec les neveux qui ont a-do-ré, "c'était trop bien !"), mais qui n'auront pas cette deuxième lecture que pourront avoir les adultes.
Bref, allez vite le voir :-D

dimanche 19 avril 2015

Des Disney à tout va !

Depuis le fail de Diversion (bon, d'un côté je m'attendais à un film bien nul :þ mais j'espèrais qu'il allait au moins être un peu drôle... :-/ ), je ne suis pas allée au cinéma pour moi mais pour ma nièce, avec deux Disney : Clochette et la créature légendaire et Cendrillon.

Verdict.... la pitchou louloute a adoré ! Si je la reprenais mot pour mot, ça donnerait "j'aime trop trop trop !!!". Un enfant satisfait est un enfant heureux :þ
Et moi, me direz-vous, y ai-je trouvé un quelconque intérêt, ou me suis-je lamentablement endormie devant ces films ?
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En plus d'avoir le bon goût de ne pas être trop long (1h16), Clochette et la Créature Légendaire n'est pas non plus complètement mièvre ! Au contraire, il nous présente, par le biais de la relation entre la fée des animaux, Noa, et cet animal étrange, un hymne à la tolérance. La bête est par ailleurs très bien animée, et on se dit qu'on aimerait bien, nous aussi, avoir un Grognon chez soi tant les animateurs ont réussi à le rendre très mignon malgré son apparence impressionnante. (enfin là c'est mon côté kiki-qui-aime-les-animaux qui parle...)
Et pour dire, on se surprend même à (presque) verser une petite larme à la fin !
En bref, pas trop long pour un(e) adulte, et parfait pour les petites filles en tous cas :þ je pense que le film honore sa part de marché honorablement ;-)

Et Cendrillon alors... ?!

C'est la grande mode chez Disney, de réadapter leurs grands classiques d'animation en film live, et bien sûr Cendrillon ne risquait pas d'échapper à la règle, avec pour réalisateur Kenneth Brannagh aux commandes !
Eh bien, je ne sais pas comment il fait, si c'est un don ou une malédiction, mais Kenneth Brannagh a cette fabuleuse capacité à rendre une version encore plus niaise et que la version d'origine... et en plus long, tant qu'à faire ! (le film dure 1h46). Ça me rappelle un certain article anglais qui démontait l'acteur-réalisateur, que j'avais étudié à la fac en cours d'écriture (n'est-ce pas Muchachoses ? ;-) )...
Mais revenons à nos moutons !
Le film commence en beauté dans la mièvrerie, nous contant l'enfance heureuse d'Ella (Cendrillon donc), jusqu'aux décès de sa mère puis de son père... et ça ne s'arrange pas par la suite ; Ella est on ne peut plus ingénue, tout comme l'est le prince... D'ailleurs, petite aparté mais en tant que fan du Trône de Fer, je ne peux que rire en voyant que le prince, joué par Richard Madden (Robb Stark), est (sur)nommé *SPOILER* Kit... hin hin hin..."you know nothing Jon Snow Prince Charming"... oups désolée ça m'a échappé :þ */SPOILER*... Bref...
Heureusement, on a Cate Blanchett, excellente en une Lady Tremaine cupide et dévorée par la jalousie. Et puis les décors sont beaux et les costumes, même si la plupart sont très extravagants, sont quand même très beaux pour la plupart, hormis les tenues de Javotte et Anastasie (mais c'est bien sûr volontaire) ! Bon, la scène de la fée a également un petit côté sympa niveau effets spéciaux et son (très) léger rappel du film d'animation (bibbidi bobbidi boo !).
Comme pour les autres adaptations live, j'estime que Disney aurait pu donc s'abstenir cette réalisation... mais, encore une fois, si ça plaît aux enfants, ça reste pour eux un pari gagné !


Et pour moi alors, des films en vue bientôt ?!
En blockbuster, Avengers 2 bien sûr, et puis à voir pour la suite, je suis tentée par Lost River, mais les horaires ne sont pas très adaptés car dans les temps de travail ¬_¬
En attendant, je me régale aussi niveau série, avec la saison 2 de Broadchurch et la saison 5 de Game of Thrones ! :-D

dimanche 5 avril 2015

Cinéma : Diversion

Je l'avais promis, il est là !!! Un article plus léger, sur Diversion !




Le pitch : Nicky, arnaqueur professionnel, forme la belle Jess à son art. Malgré les sentiments qu'il développe pour elle, il met un terme à leur relation. 3 ans plus tard, alors qu'il monte un gros coup, ce cher Nicky voit ses plans chamboulés lorsqu'il s'aperçoit que Jess est dans les parages...

Bref, vous l'aurez compris, Diversion ne possède pas le scénario du siècle :þ
en fait, c'est même très prévisible, et le film comporte pas mal de longueurs. Et si Will Smith est très charmant comme à son habitude (et, pour le public masculin, vous n'êtes certainement pas en reste avec Margot Robbie), eh bien, on s'ennuie...
En fait, j'ai eu une impression d'une sorte d'Ocean's 11 saupoudré enrobé de comédie romantique, et malheureusement... ça ne prend pas ! Le film remplit néanmoins son rôle de passe-temps, et pourrait se regarder un dimanche s'il n'y a rien d'autre de mieux, et encore... (oui, parce qu'on peut quand même toujours occuper son temps autrement, sur un jeu vidéo, une lecture, une promenade... enfin mieux quoi !)
Mais bon, c'était bien tenté quand même... J'imagine qu'il faudra néanmoins encore attendre pour revoir Will Smith (qui décidément ne vieillit pas, c'est pas possible il doit avoir le secret de la fontaine de Jouvence ¬_¬ lui et Keanu Reeves, ahah ! XD) dans un film digne de ce nom...
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(eh, ça fait bizarre une critique négative ! La dernière c'était bien, je pense, celle de It follows :þ)
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Bref, sur ce je vais poursuivre mon visionnage d'Escaflowne, anime de mon cœur !! ♥ (d'ailleurs, dans ma folie de collectionneuse, j'ai enfin trouvé le FAN BOOK de Nobuteru Yuki qui me manquait, j'ai hâte de le recevoir ♥♥♥)

dimanche 29 mars 2015

Cinéma : Still Alice

Hm, n'avais-je pas dit dans mon dernier article que ma prochaine critique serait certainement celle de Diversion, et donc bien plus légère... ?
J'avoue, j'ai repoussé le visionnage pour un autre film, guère joyeux certes, mais magnifique : Still Alice.
Diversion donc, ce sera pour la semaine prochaine !


Alice Howland, 50 ans, est une docteure en linguistique très reconnue enseignant à l'université de Columbia. Sa vie, aussi bien professionnelle que personnelle, est épanouie. Cependant, Alice s'aperçoit qu'elle oublie certaines choses, des mots, des lieux, ... inquiète, elle consulte un neurologue. Le diagnostic est sans appel : Alice souffre d'une forme précoce, et génétique, de la maladie d'Alzheimer. L'annonce de cette nouvelle impacte toute sa famille : son mari, et ses trois enfants, dont l'aînée est également porteuse du gène...

Still Alice, vous l'aurez compris, est un film bouleversant. Le traitement du sujet, à travers un personnage relativement jeune pour cette maladie et qui plus est fort instruite, permet au spectateur de s'identifier plus facilement dans ce contexte. Et surtout, il accentue le sentiment d'injustice et d'impuissance face à cette dégénérescence. On ne peut qu'être touchés en observant ce personnage perdre peu à peu tout ce qui fait d'elle ce qu'elle est, ou plutôt, ce qu'elle a été. Julianne Moore est incroyablement émouvante dans le rôle de cette femme, qui fait tout pour ne pas se laisser abattre  et lutte pour préserver au maximum sa mémoire, même si elle sait qu'il s'agit là d'un combat vain.
On est bien évidemment touchés par la famille d'Alice également : son mari John (Alec Baldwin) et ses trois enfants, Anna (Kate Bosworth), Tom (Hunter Parrish) et Lydia (Kristen Stewart) qui, malgré leur souffrance, restent de véritables soutiens pour Alice. Si, au travers d'Alice, est souligné la difficulté d'acceptation de la maladie pour un patient lorsqu'il possède encore la majorité de ses capacités cognitives, le regard porté par la famille est également très réaliste et juste : allant de la colère et l'incompréhension à l'impuissance puis à une forme l'acceptation résignée. En d'autres termes, le film démontre en toute sobriété la difficulté qui émane de toute part eu égard à cette maladie qui diffère des autres, et qui modifie le regard des autres - <SPOILER> le personnage d'Alice le souligne par ailleurs fort bien lorsqu'elle révèle à John qu'elle aurait préféré avoir un cancer car les malades sont soutenus, tandis que les personnes atteintes d'Alzheimer sont très souvent dénigrées socialement, isolées.</SPOILER>.

Still Alice est un film à la mise en scène sobre, subtile et loin des préjugés sur un sujet délicat.
Les performances des acteurs sont toutes très justes, en particulier Julianne Moore qui a tout à fait mérité son Oscar tant son jeu est parfait ; et même Kristen Stewart, qui fait preuve d'une palette d'émotions variée ! (bon désolée c'était du bash gratuit... :þ).
Si vous n'avez pas peur de ressortir quelque peu déprimé(e) par un film, ou si vous aimez les films touchants (sans pour autant donner gratuitement dans le larmoyant), je ne peux que vous conseiller Still Alice.
Pour ma part, j'ai appris que le film était tiré d'une nouvelle écrite par Lisa Genova, ce sera à lire à l'occasion !




(et promis, la prochaine critique sera vraiment celle de Diversion, et sera certainement plus drôle >o<)

samedi 21 mars 2015

Cinéma : SELMA et BIG EYES

Hm, le hiatus aura été de courte durée ! 
Mais je me dis qu'après tout, si j'ai un gros ras le bol d'un certain réseau social, un blog ne ressort pas du même statut ; et puis ce serait dommage d'arrêter de poster mes avis sur les sorties cinématographiques, ne serait-ce qu'à titre personnel (bien que l'intérêt d'une carte d'abonnement est qu'on puisse voir beaucoup de films, quelque fois on oublie ce qu'on a vu... :þ).

Bref... !

pour rattraper mon retard, je vous livre mes avis sur 2 films, 2 biopics (décidément, je ne regarde que ça en ce moment... ! Mais en même temps, ça montre la grosse tendance des studios à ne pas trop se mouiller... entre biopics et adaptations de romans, bonjour l'originalité ;-) )


1er biopic, et pas n'importe lequel : SELMA !




Le film relate des événements qui se sont produit dans la ville de Selma, Alabama, entre décembre 1964 et mars 1965, et qui ont contribué à la signature du Voting Rights Acts. Je ne reviendrai pas sur les dits événements à proprement parlé, qui sont bien connus (mais pour ceux qui souhaiteraient en savoir plus ou se rafraîchir la mémoire, wikipédia est votre ami ;-) ), mais plutôt de leur traitement.
Tout d'abord, Martin Luther King. Il faut dire une chose : David Oleyolo est totalement bluffant ; on sent qu'il préparait ce rôle depuis 7 ans tant il est habité. Diction, posture, physique... il incarne parfaitement le grand homme qu'était King, le montrant à la fois dans sa force d'orateur et de leader pacifiste d'actes de désobéissance civile, mais aussi dans ses faiblesses et ses doutes. A travers son portrait est également brossé celui de l'État américain, de par les relations de King avec le président Johnson, mais aussi à travers le spectre des surveillances (et les tentatives de discréditation) effectuées par la CIA de J. Edgar Hoover apparaissant par divers moyens tout au long du film dont un, très visuel, consistant à rapporter la consignation de faits directement à l'écran.
Le rendu des scènes de violences perpétrées sur les afro-américains est également très réaliste et, si l'on connaît par l'Histoire ces événements, les voir retranscrits à l'écran renforce l'horreur qui découle de ces actes. Et dire que tout cela s'est produit il y a 50 ans seulement... et surtout qu'aujourd'hui, malgré ces avancées, le racisme sous toute ses formes est toujours très présent, on ressort à la fois bouleversé par cette adaptation, mais aussi quelque peu révolté.
Pour conclure, je pense que SELMA est un biopic qui se veut fidèle aux faits et à la personnalité de Martin Luther King et à ce qu'il a su inspirer. C'est un pari réussi pour ce film qui est aussi le premier long-métrage réalisé sur la vie du pasteur et qui, à n'en point douter, rejoindra ma vidéothèque lorsqu'il sortira en bluray/DVD. D'ailleurs, en écrivant ces lignes, je ne peux m'empêcher de penser à mon amie Mucha qui est très touchée par le sujet pour l'avoir beaucoup étudié. Eh bien, je te conseille de voir SELMA dès que tu en auras l'occasion !! ;-)


Le second biopic que j'ai vu, pas plus tard qu'aujourd'hui d'ailleurs, est un tantinet plus léger. Tiré de la vie de couple de Walter et Margaret Keane, il s'agit bien sûr de BIG EYES, réalisé par Tim Burton.

 
Rien de surprenant à voir Burton réaliser ce biopic, lorsqu'on voit les œuvres de Margaret Keane. Il faut savoir par ailleurs que le réalisateur collectionne ses toiles, au style bien particulier.
Si elle est aujourd'hui une artiste reconnue, c'est sous le nom de son mari, Walter, que ses toiles connaîtront tout d'abord le succès dans les années 60. BIG EYES relate de cette époque. (et comme pour SELMA, si vous souhaitez en savoir plus, libre à vous de vous rendre sur wiki =D ).
Sans en dire plus pour ne pas gâcher le plaisir du film, BIG EYES est loin des dernières productions (décevantes) de Burton (brrr, Alice et Dark Shadows, à oublier :-/ ). Ici, place au réalisme en priorité (biopic oblige, et heureusement), avec des acteurs chacun très convaincant dans leur rôle respectif. Il faut dire que Christoph Waltz est toujours parfait :þ (ahah, j'exagère à peine), on sent qu'il prend plaisir à incarner Walter, un homme qui ne vit que d'arnaques et de mensonges. Amy Adams est également parfaite dans le rôle de Margaret Keane, qui se fait littéralement exploitée par son mari.
Le film, même s'il se concentre sur la relation du couple, dénonce également quelque peu le côté très fermé du monde de l'art avec quelques pointes d'ironie (je pense notamment au galeriste), ajoutant une micro pointe d'humour noir qui n'est pas sans déplaire.
En bref, vous l'aurez compris, BIG EYES est un bon cru burtonien ! On n'y croyait plus, mais finalement il l'a fait :þ Même s'il n'atteint pas le niveau de ses chefs d’œuvre, ça reste quand même rassurant :þ (bon je suis un peu méchante, j'avais beaucoup aimé Frankenweenie. Disons que je n'évoque que les films live...).

Sur ce, je m'arrête pour aujourd'hui !
Je pense que d'autres critiques ciné devraient suivre prochainement. Je voulais aller voir The Voices demain, mais après réflexion, ce sera le Printemps du Cinéma, ce qui veut dire du monde, beaucoup de monde (le genre de chose que je préfère éviter, ah !). Du coup, à reporter si possible.
Par contre, une chose est sûre, c'est que je compte livrer une petite critique qui sera, espérons-le, plus légère, avec Diversion (histoire de rigoler un peu, et parce que bon... Will Smith ne fait pas mal aux yeux, huhuhu XD).

En attendant, si vous allez au cinéma ces 3 prochains jours (pas comme moi donc), je vous conseille donc SELMA et Big Eyes :-D

lundi 9 mars 2015

Cinéma : Kingsman et Birdman

Deux films en "Man" mais qui n'ont rien à voir, la semaine a été prolifique...
Il s'agira peut-être des deux dernières critiques avant un bon moment, car j'envisage un petit Hiatus de mon blog, j'ai un peu besoin de prendre mes distances avec toute forme de réseau sociaux...

Bref, ne boudons pas notre plaisir pour autant, et commençons cet article sur un ton léger, avec Kingsman : Services Secrets.


Alors, j'avoue que je ne m'attendais pas à grand chose et la bande-annonce m'avait fait un peu peur,  mais à force d'entendre dire que c'est un film "trop bien !", je me suis dit que finalement, j'allais peut-être le voir...
Et en effet, c'est bien ! Je ne m'attendais pas vraiment à ça, c'est un film très drôle, qui parodie les films d'espionnage. Colin Firth s'en donne à cœur joie, tout comme Samuel L. Jackson, qui incarne le parfait "villain" des films à l'ancienne avec son look... incertain. D'ailleurs, il faut regarder le film en VOST car le vice est poussé jusqu'au bout, le personnage ayant un cheveux sur la langue assez ridicule). Mention spéciale pour deux scènes, l'une <MINI SPOILER>dans une certaine église</MINI SPOILER> ainsi que <MINI SPOILER>la scène d'action finale avec un certain type d'explosions en série ;-) </MINI SPOILER>. 
Une très bonne surprise, qui se déguste  comme du bon pop corn (caramélisé), et qui met de bonne humeur. 
Je conseille vivement !! 


Qu'en est-il de BIRDMAN ?



J'attendais la sortie de BIRDMAN ou (la suprenante vertue de l'ignorance) depuis un bon moment déjà (ça doit dater de cet été). Il faut dire que lorsque j'avais lu que le film serait filmé de façon à faire croire à un seul (long) plan séquence, ça m'a tout de suite vendu du rêve ! Réalisable certes, mais nécessitant une grande technicité, ce type de montage est toujours très intéressant, mais aussi ce qui s'en dégage dans le résultat final.
Dans BIRDMAN, Michael Keaton incarne Riggan Thomson, acteur déchu, principalement connu pour avoir joué le rôle du Superhéros Birdman dans 3 long-métrage. Il tente de relancer sa carrière à Broadway, dans l'adaptation de What We Talk About When We Talk About Love de Raymond Carver,  dont il assure à la fois la mise en scène et le rôle principal. Riggan va rencontrer de nombreux obstacles, quelques jours avant la grande première de sa pièce. Dépassé par les problèmes qu'il rencontre avec sa fille, ses acteurs ou encore son ex-femme, l'ombre de sa gloire passée va également venir le hanter de façon schizophrénique.
à travers son sujet, ses personnages très bien écrits (mention ++ à Michael Keaton bien sûr, mais aussi Edward Norton et Zach Galifianakis qui sont excellents.... mais tous les acteurs et actrices sont très bons !) et sa mise en scène, Alejandro Gonzalez Iñarritu dénonce habilement de nombreux stéréotypes et préjugés, sur Hollywood, mais aussi sur "l'élite" new-yorkaise de Broadway, comme le montre la scène <SPOILER>entre Tabitha et Riggan. Elle, critique, est prête à anéantir tout un travail de longue haleine car elle n'a aucune estime pour Riggan à cause de son passé, le qualifiant non pas d'acteur mais de "célébrité".</SPOILER>.
A l'instar de cette scène, le film regorge de petits clins d’œil et d'effets  de mise en abîme. Si on ne peut s'empêcher, en tant que spectateur, de voir une similitude entre Riggan et Michael Keaton (voulu ? qui sait... !), cette mise en abîme est également présente au sein même du film où la pièce répétée, jouée reflète étrangement la vie de Riggan.
Malgré son ton grinçant et satirique, il ressort également de BIRDMAN une certaine tristesse. Personnellement, j'ai été touchée par, finalement, la solitude de cet homme qui vit dans l'ombre de sa gloire passée et dont les espoirs de renouer avec le succès, de façon plus personnelle, sont toutes annihilées de diverses façons.
Dans tous les cas, je pense qu'il s'agit d'un film qui mérite amplement ses 4 oscars, que je conseille très vivement ! 

jeudi 12 février 2015

Double critique cinéma : Imitation Game et It Follows

J'ai assez peu de temps pour moi en semaine, et de ce fait je prends du retard, du retard, du retard... le blog en pâtit !
Je dois avouer que mon peu de temps libre est consacré en partie au visionnage de Breaking Bad (allez, je vais commencer la saison 5 !), alors forcément... :þ

Néanmoins, j'utilise mon week-end de façon prolifique en termes de cinéma ; ce week-end j'ai donc vu deux films totalement opposés : The Imitation Game et It follows !



Décidément, j'en aurais vu des biopics dernièrement !
Et ce n'est même pas voulu...
The Imitation Game est cependant un biopic très romancé. Celui-ci se concentre sur une époque précise de la vie d'Alan Turing, mathématicien britannique de génie à qui l'on doit beaucoup dans ma création des ordinateurs : le décryptage de la machine Enigma, qui permettait à l'armée allemande de communiquer en langage codé durant la seconde guerre mondiale.
Bien que prenant des libertés, le film n'en est pas moins intéressant. Benedict Cumberbatch est excellent, comme d'habitude, et Keira Knightley... c'est Keira Knightley. Je n'arrive pas à me faire à cette actrice, même si elle a un bon jeu, j'ai vraiment du mal physiquement... ^^;; j'ai l'impression qu'elle a certains tics de jeu (hm, la moue boudeuse *duckface pawa* et... sérieusement, suis-je la seule à la trouver quelque peu flippante quand elle sourit, et surtout quand elle rit !? *oui je sais, ça s'est pas un tic !*).
Enfin, ça ne gâche pas le plaisir du film, qui malgré son côté romancé est bien, avec une jolie mise en scène et de beaux plans ! (et puis, on peut pas test Benedict Cumberbatch et *surtout* sa superbe voix grave :þ *fangirl inside)


En parlant de mise en scène très sympa et des plans intéressant, It Follows n'est pas en reste !
 



En revanche, le film n'a bien que ces éléments techniques pour lui... Car il d'une nullité assez accablante !
Ne vous fiez pas à l'affiche et aux critiques pour le coup : It Follows n'est ni "prenant et angoissant", ni "magnifiquement inventif", "ultra flippant" (ahah ! J'en sursaute sur mon siège... ou pas !) et encore moins "sublime". Mensonges que tout cela !
Non, en réalité, on a là une bonne idée de base, partant sur le postulat du danger qui peut émaner d'une relation sexuelle (allogorie des MST inside), mais servie par des acteurs peu convaincants (surtout l'actrice principale) et à un rythme d'une lenteur... sans compter les nombreux clichés tels que les filles presque toujours très dénudées (*SPOILER* dans la première scène, une jeune court en pyjama d'été débardeur/shorty et... des escarpins rouges ! Oui c'est bien connu on sort toutes comme ça, et courir avec des escarpins c'est trop. la. classe... Bref ! */SPOILER*).
Vous l'aurez compris donc, grosse déception ; ce film encensé avec un nombre de critiques est un vrai nanar ! Mais bien monté donc :þ et avec une bande-son un peu particulière mais sympa ! (au moins, le film a ça pour lui ;-)


Eeetttt...

ce sera tout pour cette fois-ci !
Ce week-end, peut-être pas de film en vue mais, peut-être, mon avis sur le dernier album de sukekiyo, VITIUM, et un petit retour sur l'exposition Ghibli, que je vais voir dimanche (oui \o/).

dimanche 8 février 2015

Critique cinéma : Foxcatcher

La semaine dernière, je suis allée voir Foxcatcher.
En découvrant toute la chose je dois dire, car j'ignorais avant d'aller voir le voir qu'il s'agissait d'une histoire inspirée de faits réels.



1988. Mark Schultz, champion de lutte s'entraînant en vue des jeux olympiques de Séoul, est approché par le milliardaire John E. du Pont afin de rejoindre son équipe, Foxcatcher.
Du Pont, personnage bien particulier prendra sous son aile, Mark, qui souffre d'un "petit" complexe d'infériorité face à son frère Dave -lui aussi champion de lutte de renom mais également un excellent pédagogue-. Le jeune sportif entrevoit en Du Pont une figure paternel, mais sera rapidement déçu en le voyant s'intéresser de plus en plus à Dave.

Plus qu'une histoire de coaching et de lutte, Foxcatcher relate avant tout des relations ambiguës qu'entretiennent les trois personnages principaux ; relations qui les mèneront chacun, d'une façon ou une autre, à de grandes souffrances.
Mark Ruffalo et surtout Steve Carell sont méconnaissables et saisissants dans leurs rôles respectifs. Ils se sont complètement appropriés leurs personnages. Steve Carell est particulièrement bluffant, interprétant un John E. Du Pont perturbé et perturbant, et dont le caractère incertain trouble au plus haut point. Un contre-emploi totalement réussi pour l'acteur !
Channing Tatum n'est pas en reste dans le rôle de Mark Schultz, qui a dû lui demander une certaine préparation physique et psychologique pour se mettre dans la peau de ce jeune homme en quête perpétuel de reconnaissance, déchiré à la fois par le comportement changeant de son mentor et par l'amour teintée de jalousie qu'il voue à son frère aîné (le tout à sa propre manière, car le bougre a une fâcheuse tendance à se replier sur lui-même).

Foxcatcher reflète certainement les aspects les plus sombres de ces relations, et interroge fortement sur le milieu du coaching (de la lutte et du sport en général). 
Il donne aussi envie d'en savoir plus que l'histoire des frères Schultz, de Du Pont, et de Foxcatcher.
Pari réussi pour ce très bon film, qui mérite bien la palme de la mise en scène reçue au dernier festival de Cannes.

lundi 26 janvier 2015

Critique cinéma : Whiplash

Dimanche après-midi, bien que fatiguée après un samedi soir très festif, je suis allée voir un petit bijou au cinéma : WHIPLASH !



Andrew Neiman, 19 ans, est étudiant en première année au prestigieux conservatoire Shaffer, à New York. Il aspire à devenir un grand batteur, et s'entraîne ardemment pour ce faire.
Il est remarqué par Terence Fletcher, professeur tyrannique dirigeant le Studio Band, le meilleur orchestre de l'école et celui participant aux concours - véritables portes d'entrée pour rejoindre un orchestre professionnel.
Whiplash souligne avec brio cette relation poussive entre les deux protagonistes, faite d'admiration mais aussi de haine, le tout au gré de morceaux jazz tous plus excellents les uns que les autres.
Si, au départ, on compatit au sort que fait subir Fletcher à Andrew, celui-ci ne se montre pas si fragile. On prend parfois un malin plaisir, ou l'on est parfois consterné, en constatant l'évolution de son comportement : d'un jeune homme timide, un peu renfermé dans son monde et sa batterie, Andrew devient petit à petit comme son professeur sous la pression. Plus son jeu s'améliore, et plus il devient exécrable, imbu de lui-même,... comme Fletcher. Aussi, la relation entre le professeur et l'élève n'en devient que plus savoureuse. La rivalité est maintenue jusqu'à la fin où elle atteint une forme d'apothéose, et où la suite est laissé en suspens. Au spectateur d'y lire l'interprétation qu'il souhaite, à travers les expressions des personnages et de la musique.
Les deux acteurs principaux sont tous deux excellents et impressionnants dans leurs rôles respectifs et ancrés dans la dualité.

Un film complètement prenant que je vous conseille donc, avec en prime une superbe bande-son que je vous partage ici !



dimanche 18 janvier 2015

Critique cinéma : Invincible et Souvenirs de Marnie

Décidément, je suis en retard dans mes articles...

La semaine dernière, je suis allée voir Invincible, réalisé par Angelina Jolie.
D'habitude, je n'accroche pas trop aux films qui ont pour fond la guerre, néanmoins, j'étais curieuse de voir comment Miyavi (ah, mon homme au sourire de chat préféré ♥) s'en sortait dans le rôle de Watanabe. (eh oui, je crois que sans Miyavi je ne serai sûrement pas allée voir le film, ahah ! fangirlism quand tu nous tiens :þ).

Bref... un peu de sérieux !



Invincible est donc un biopic sur Louis "Louie" Zamperini, athlète olympique au 5000m, et plus précisément de son expérience de survivant au cours de la Seconde Guerre Mondiale. Suite au crash de son avion, il survivra en mer pendant 47 jours, avec deux compagnons de fortune (mais dont l'un mourra en mer). Mais le terme de cette période marquera le début d'une autre plus difficile encore, car le bateau de sauvetage dérive jusqu'aux îles Marshall, où Louis et son ami Phil sont fait prisonniers par l'armée japonaise. Louis sera alors emmené dans un camp de prisonnier, où il rencontrera un bourreau qui le persécutera pendant 2 ans : Mutsuhiro Watanabe, dit l'Oiseau.

Voilà pour le contenu qui semble plutôt fidèle et bien adapté, Angelina Jolie s'étant de toute façon énormément investie et connaissant l'homme, on peut dire que c'est un hommage réussi en ce sens. Contrairement aux Voies du Destin que je n'avais pas aimé, le fait que le film ne comporte se concentre sur la période traitée (pas de va-et-vient avec le présent, juste quelques petits flashbacks mais pas à outrance non plus) rend le film assez homogène et agréable. En revanche, et c'est peut-être dans le souci de vouloir porter cet hommage vers le haut, le film est pour le coup un peu trop "lisse", que ce soit visuellement ou scénaristiquement puisqu'on ne voit souvent que les bons côtés de Louis (je ne dis pas qu'il avait de mauvais côtés, mais il y avait de quoi craquer beaucoup plus que ce que le film laisse voir...).

 "don't look at me", la phrase fétiche de Watanabe ¬_¬

En dehors de l'histoire, ce qui est à retenir est l'investissement des acteurs et en particulier Jack O'Connell qui nous livre ici une bonne interprétation et qui passe par plusieurs étapes physiques. Les autres acteurs jouant ses compagnons prisonniers de guerre ne sont d'ailleurs pas en reste. Quant à Miyavi... Ma foi, Miyavi s'en sort vraiment très bien dans ce premier rôle au cinéma (hm, Oresama ça ne compte pas ¬_¬) et est convaincant en officier japonais pervers et un peu (beaucoup) sociopathe sur les bords... Mon côté fangirl est donc comblé, ahah :þ
Bref, trêve de plaisanterie ! Pour conclure, Invincible est un bon film. Pas le film de l'année, mais un bon film et un assez bon biopic.


Changement radical de ton avec Souvenirs de Marnie, dernier film des studios Ghibli et adaptation d'un roman de Joan Robinson, que je suis allée voir hier (en VF T_T).
 

Anna, une jeune fille de 12 ans originaire de Sapporo atteinte d'asthme, passe l'été à la campagne chez son oncle et sa tante, sur recommandation de son médecin.
L'adolescente, qui a des difficultés à s'intégrer socialement, va tomber sous le charme d'un vieux manoir et y rencontrer la mystérieuse Marnie avec qui elle se lie d'amitié. De par cette rencontre, secrète et quelque peu magique, Anna va apprendre à se connaître elle-même petit à petit.

Comme toujours avec les studios Ghibli, le film est très beau esthétiquement avec des couleurs chatoyantes et une animation d'excellente facture.
Souvenirs de Marnie est pourtant au-dessous de mes attentes. Peut-être est-ce parce que j'ai une petite préférence pour leur production qui comporte une part importante de fantastique (inspiré, ou non, de la mythologie japonaise), avec quelques petites exceptions (Le Tombeau des Lucioles T_T).
Même s'il comporte une part minime de fantastique, l'intrigue est assez longue à se mettre en place et cela nuit à l'attachement que l'on peut porter aux personnages. Anna est cependant un personnage aux traits et caractéristiques plutôt réussis et réalistes, dans le sens où son comportement parfois énervant correspond bien à son âge (j'avais bien envie de la remettre en place de temps en temps la petite Anna... :þ). Les autres personnages sont eux aussi bien travaillés et exploités ; l'oncle et la tante chez qui Anna est hébergé, les Oiwa, sont particulièrement géniaux.
Si je trouve que l'intrigue est assez longue à se mettre en place car elle s'attarde sur la relation qu'entretiennent Anna et Marnie, elle est également assez prévisible.
<MEGA SPOIL>
Prévisible dans le sens où l'on se rend bien sûr immédiatement compte que Marnie est une présence fantomatique. La maison semble neuve uniquement lorsqu'elle est présente, et son accoutrement -et ceux de ses parents et amis- sont d'une autre époque. J'avais également deviné en grande parti le lien entre elle et Anna, du coup la "révélation" finale n'était pas si surprenante ni aussi touchante qu'elle aurait peut-être dû l'être...
</MEGA SPOILER>
Le film réussit néanmoins son pari sur le thème des relations humaines et l'évolution, l'épanouissement d'Anna, le tout sur un fonds emprunt de mélancolie et de poésie.
Peut-être ne fallait-il pas en attendre plus, ou peut-être mes attentes personnelles étaient-elles trop élevées, mais je n'ai été, dans tous les cas , que convaincue à moitié.
Peut-être la VF y est-elle un peu pour quelque chose (bien que d'assez bonne qualité, ça me stresse d'entendre des voix de doublage déjà connues "hors contexte", ahah), mais bon on ne peut pas toujours blâmer cet élément non plus :þ
Souvenirs de Marnie reste un Ghibli agréable à regarder, mais pas leur meilleur pour ma part.


dimanche 19 octobre 2014

Critique Cinéma : Gone Girl

Depuis le temps que je l'attendais !
La bande annonce me donnait bien envie, depuis quelques semaines ; hier, je suis enfin allée voir Gone Girl de David Fincher !




Adapté du roman Les Apparences de Gillian Flynn, Gone Girl (dont le titre est le même que celui du roman en VO) met en scène un couple : Amy et Nick Dunne. Tous deux forment un couple parfait mais, le jour de leur cinquième anniversaire de mariage, Amy disparaît. Nick signale la disparition de sa femme à la police, et une enquête est ouverte. Dès lors, l'image du couple se dégrade à la vue de tous ; le comportement de Nick semble inapproprié, des secrets et mensonges sont découverts... Qui est vraiment Nick ? Et qui est vraiment Amy ? A-t-elle seulement disparue, ou Nick a-t-il assassiné sa femme... ?

Note : il est difficile de donner un avis sans spoiler ou donner des pistes sur la trame de l'histoire ; par conséquent les propos qui suivent risquent d'être un peu flou pour ceux qui n'ont pas vu le film !

David Fincher mène d'une main de maître ce thriller psychologique. L'image est sublime, tout comme le sont les plans et séquences... mais on n'en attendait pas moins de M. Fincher ! On se laisse emporter par le courant de l'histoire de Gone Girl, et l'on se pose des questions sur les deux personnages principaux, qui sont bien moins lisses que ce qu'ils laissent paraître. Au jeu de duplicité de ce couple, chacun peut prendre son parti jusqu'à la révélation, qui a lieu vers le milieu du film. La seconde moitié ne manque cependant pas d'intérêt, loin de là. Les personnages principaux prennent une autre dimension et, en tant que spectateur, on se délecte de la direction des événements. 
Nos deux acteurs principaux sont terriblement crédibles dans leurs rôles respectifs. Ben Affleck est parfait en homme perdu (ou pas... ?), et Rosamund Pike habite totalement Amy ; sa gestuelle, son timbre de voix... tout nous convainc et fait d'elle cette femme au charisme fou, et en apparence parfaite en tout point.
Les secondaires ne sont pas en reste : l'officier Boney (Kim Dickens), Margo (Carrie Coon) et Tanner Bolt (Tyler Perry) sont excellents et apportent une touche nuancée puisqu'ils sont amenés à se poser les mêmes questions que le spectateur.

Je ne pense pas pouvoir en dire plus sans spoiler, mais il s'agit là assurément de l'un de mes films préférés de cette année. Totalement génial, bien ficelé, on ne voit pas les 2h30 de film passées (bien que celui-ci soit découpé en plusieurs phases distinctes). Le propos principal du film, les apparences sont parfois trompeuses, est mis en lumière par une mise en scène efficace et des acteurs qui se sont totalement appropriés leurs rôles.

Je terminerai par une citation des propos Nick au début du film, retranscrits du livre à l'identique dans le film et qui, je pense, résume non seulement parfaitement Gone Girl, mais *SPOILER ALERT* ont un impact et prennent tout leur sens à la fin du long métrage*/SPOILER ALERT* :



"When I think of my wife, I always think of her head. Like a child, I picture opening her skull, unspooling her brain and sifting through it, trying to catch and pin down her thoughts. What are you thinking, Amy? The question I’ve asked most often during our marriage, if not out loud, if not to the person who could answer. I suppose these questions storm cloud over every marriage: What are you thinking? How are you feeling? Who are you? What have we done to each other?
What will we do?"


(et maintenant, allez vite voir le film ! ;-) )