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dimanche 1 mars 2015

寂しい時は、懐かしさ・・・

Pour une fois, je vais faire une petite exception à la règle en parlant de choses et autres.
En ce moment, je dois dire que je n'ai pas vraiment le moral... enfin ça fait même quelques mois... Je ne vais parler parler de cela ici, mais plutôt de choses qui découlent de cet état. Et parmi celles-ci, nombreuses sont empruntes de nostalgie japonisante, et ça met d'autant plus une claque parce que... fiou, le temps passe vite... :-/ mais comme ce sont des petits trucs que j'adore, et que cette nostalgie m'égaie un peu malgré le moral bas, je vais vous en parler un peu, ahah !

1) Anime !

Si l'expo dont j'ai parlé ici m'a donné envie de revoir tous les films des studios Ghibli (et par là, de faire la collection en version blu-ray... aïe le porte-monnaie...), j'ai depuis quelques temps envie de revoir mon anime préféré de tous les temps : Visions d'Escaflowne ! (Escaflowne, voire Esca, pour les intimes ;-) ).
Cet anime, c'est tout un pan de ma jeune adolescence (rah, les pré-pubères !), mais c'est aussi en grande partie grâce à elle que j'ai commencé à discuter sur le web, et que j'ai fait mes premières conventions pour rencontrer des personnes faisant partie d'un groupe d'"Escafans" IRL . Ah... la grande époque de ICQ et des groupes yahoo... !
En tout cas, l'anime n'a rien perdu de sa superbe, et j'adore toujours l'histoire qui, si de prime abord semble un peu shoujo-nyanyan de base saupoudré d'heroic fantasy, s'avère bien plus recherchée qu'il n'y paraît, avec des personnages très bien construits et le traitement de sujets assez graves. (même si je suis persuadée que j'aurai envie de claquer Hitomi -et Allen aussi tiens- lorsque je les revisionnerai ! XD).

http://img.photobucket.com/albums/v214/erueru/blog/escaflowne53.jpg
 Look at these noses !

Le film n'est pas mal mais n'arrive pas à la cheville de l'anime, même si les dessins sont plus fins (l'anime étant célèbre pour ses nez démesurés ; mais on s'y habitue, et puis quand Nobuteru Yuuki est au chara-design c'est incriticable :þ).

http://img.photobucket.com/albums/v214/erueru/blog/Escaflowne.jpg 
Nobuteru Yuuki avait tout de même fait des artworks dans son style habituel pour une sortie anniversaire collector de la série... trop beau *_*

L'anime, ainsi que le film, bénéficient également d'une OST superbement épique, composée par Yoko Kanno et Hajime Mizoguchi.
Histoire d'illustrer mes propos, voici une petite OST avec mes morceaux préférés :


J'en ai versé des torrents de larmes à l'écoute d'Arcadia et The Story of Escaflowne (entre autres). Et Blaze (Take 2) est tellement épique... !
Bref... Pour ceux et/ou celles qui ne connaîtraient pas la série, je ne peux QUE vous la conseiller (très vivement) !!

 
2) Musique !

Comme chez moi, nostalgie rime particulièrement avec Japon, j'ai un retour en force d'écoute de jrock en ce moment. Je réécoute avec plaisir Miyavi, j'ai même osé ressortir Mars de Gackt des placards (en ce qui concerne Gackt d'ailleurs, je vous conseille de chercher "Gackt commercials" sur youtube pour vous taper des barres... ¬_¬), mais bon, surtout, je réécoute pas mal Dir en grey (you don't sayyyyy). Alors, croyez-le ou non, je n'écoutais quasiment plus ces derniers temps à part lors de moments de nostalgie furtifs, mais je suivais toujours leur activité, et puis les dernières sorties me plaisent beaucoup... ! En outre, et c'est particulièrement vrai maintenant (-_-), je m'identifie beaucoup à certaines chansons. Car c'est un fait (et je ne dis pas ça parce que j'adore ce groupe), mais les chansons sont très bien écrites, même si les thèmes sont rarement joyeux (même, pas joyeux du tout, en fait). Je vais donner deux exemples avec des bonnes traductions (yoohoo ! C'est dur à trouver sur youtube...), et comme je sais que ce groupe n'est pas pour toutes les oreilles, vous pouvez juste lire la traduction si ça vous intéresse, ou passer votre tour et scroller plus bas... !






Pour la seconde chanson (dont la version de la vidéo date de 2003, ugh !), j'avais eu la chance de l'entendre en live en avril 2007, live qui avait été en partie enregistré pour un bonus d'un DVD. Et lorsque je revisionne, je repense beaucoup à des moments de l'année 2006-2007 à Utsunomiya, mais pas que. 
On pourrait dire que je suis quelqu'un qui se réfugie beaucoup dans la musique, et malgré la cacophonie qui ressort de leurs morceaux violents (*une petite pensée pour ceux qui subissent parfois*), ce sont ce genre de chansons plus douces, mais aussi énormément leurs paroles et leur interprétation qui font que Dir en grey est le groupe de mon petit kokoro ♥.


3) Souvenirs !

Dernière chose, mais non des moindres, je me surprends à ressortir des photos des archives (du Japon ou non), mais aussi à relire mon carnet à live-reports, mes classeurs-souvenirs à dessins, mes classeurs de voyage et à billets de concerts et autres joyeusetés culturelles et... le carnet à purikura !

Et je dois avouer que parfois, même si ça me met la larme à l’œil, on retrouve des petits trucs collectors bien sympas... Voici un (très) petit florilège...


   

celle-ci, je la dédicace à mon amie Mucha :þ

Et sur ce, c'est la fin de ce post *include sad BG music here*.
En espérant ne pas vous avoir trop déprimé, je reviendrai bientôt avec de nouvelles critiques ciné !

lundi 15 décembre 2014

Musique : Dir en grey - ARCHE

Gagatisons un peu ! Car aujourd'hui, je vais évoquer le groupe de mon cœur : Dir en grey ♥
Ceci dit, un peu de fangirlism, ça ne fait pas de mal ;-)
C'est également pour la bonne cause, car en ce mois de Décembre et plus précisément mercredi 10, le groupe a sorti son 9ème album : ARCHE.

Et, première impression à chaud : c'est une petite bombe ! Une petite merveille à laquelle j'accroche immédiatement !

J'avais eu plus de mal avec leur opus précédent, DUM SPIRO SPERO, à sa sortie. Bien qu'il s'agisse aujourd'hui d'un album que j'adore, il est de par sa violence et son aura emprunte de déisme, très difficile d'accès. 
Je ne veux pas dire par là qu'ARCHE est plus accessible, car je ne pense pas que ce soit le cas, mais je suis plus sensible à ce qu'il dégage. Dans l'ensemble, les chansons sont musicalement moins agressives et une part de mysticisme est toujours présente, même si elle semble s'élever à une autre portée. L'impression est surtout celle d'un nouvel univers qui s'ouvre, à l'aspect quelque peu inquiétant mais dans lequel on ne peut s'empêcher de s'engouffrer car il y réside également une forme incandescente de beauté, comme cachée dans un écrin.
Dans un aspect beaucoup moins poétique, la vague de nostalgie japonaise qui me submerge souvent ces derniers temps y est également peut-être pour quelque chose (pas tout à fait sûre, ceci dit ;-) ).

Avant d'entrer dans la le vif du sujet avec un avis plus concis sur l'album, je tiens à mentionner le visuel de ce dernier, puisque le groupe apporte un soin particulier à cet aspect. La pochette se décline en deux versions, mais j'aime beaucoup ce qui s'en dégage (soit, pour moi, une certaine quiétude). Je n'ai pas encore reçu la version "physique" (en espérant qu'elle arrive bientôt ceci dit, et sans frais de douane >_<), mais j'ai hâte de la feuilleter ♥



Les deux versions de la pochettes ! (moi, j'ai celle de gauche!)

 L'album comporte 16 titres :

1. Un deux
2.  咀嚼 (Soshaku)
3. 鱗 (Uroko)
4. Phenomenon
5. Cause of fickleness
6. 頭声 (Tousei)
7. 輪郭 (Rinkaku)
8. Chain repulsion
9. Midwife
10. 禍夜想 (Magayasou)
11. 懐春 (Kaishun)
12. Behind a vacant image
13. Sustain the untruth
14. 空谷の跫音 (Kukoku no Kyouon)
15. The inferno
16. Revelation of mankind

Et comme 16 titres, ce n'est pas suffisant, la version limitée de l'album comporte un CD bonus avec des versions acoustiques, quelques remixes et deux titres supplémentaires : and Zero et てふてふ (Tefu Tefu).

Entrons à présent dans le vif du sujet ! Il s'agit cependant ici non pas d'une critique à proprement parler mais de mon ressenti sur les chansons. Désolée donc si ça semble parfois un peu confus m(_)m. Bref.. Allons-y (Alonso !) !!


 
un petit portrait du groupe quand même pour illustrer avant toute chose !


(et parce que ça risque d'être un avis très long, voici un petit lien vers l'album sur deezer pour illustrer mes propos :þ)

Comme à son habitude, le groupe nous livre un album construit, avec un choix et ordre de chansons réfléchis. L'ensemble est très cohérent dans sa construction, et j'ai l'impression que le groupe s'investit énormément sur ce point depuis les derniers albums. 
Je ne donnerai pas mon avis sur tous les morceaux, car si je les apprécie finalement tous, les raisons de ces appréciations sont souvent sentimentales et par conséquent par réellement construites, je le reconnais ;-) je parlerai donc des morceaux qui m'interpellent le plus.

ARCHE s'ouvre sur Un deux (oui, bon... le titre me fait bien rire, j'avoue !) qui donne immédiatement le ton. Un, deux sons de cloche introduisent une ligne mélodique et un chant très limpide, ponctués de quelques relents métalliques lourds, prémices d'une agressivité sous-jacente, et quelques traces de DUM SPIRO SPERO avec quelques sonorités d'inspiration orientale. (eh oui, je n'ai pas pu m'empêcher une blagounette sur le titre comme vous le voyez, eheheh 乁( ◔ ౪◔)ㄏ ).
Cette dualité marquée de réminiscence définit à mon sens bien ARCHE ; en effet, avec le précédent album, on était presque constamment plongé dans un univers ultra violent alors qu'ici, tout est plus nuancé. C'est agressif, oui, mais ce n'est pas une agressivité constamment faite de sons pesants et portée par une voix rauque et gutturale. Les growls sont par ailleurs finalement assez peu présents si l'on prend en compte l'album dans son intégralité. 
J'ai aussi une impression de légère nostalgie à travers certains titres, tels que Cause of fickleness, titre totalement délirant vocalement qui me fait un peu penser aux compositions que l'on pouvait retrouver dans Vulgar et Withering to death (mais ce n'est peut-être que moi, peut-être est-ce dû au petit rire diabolique dans les premières secondes). Dans tous les cas, Un, deux introduit ces notions parfaitement.
Néanmoins, cet album se distingue aussi, à mon sens, par l'absence d'une ballade "forte"... du moins à la première écoute. ARCHE comporte des chansons douces, 3 plus précisément, mais elles sont différentes de celles qu'on pouvait trouver dans les autres albums en termes de composition, de force, et même de positionnement au sein de l'album... quoique parler de leur force n'est pas tout à fait juste ici... mais elles sont... différentes dans leur genre. On est loin de Ware, Yami Tote ou de VANITAS (ou mushi !) par exemple, qui vous porte dès la première fois. Même si j'ai tout de suite aimé Tousei, Kaishun et Kukoku no Kyouon, j'ai l'impression de n'avoir commencé à les apprécier à leur juste valeur qu'après quelques écoutes seulement, et de découvrir leur puissance graduellement. J'y reviendrai, car je tiens à évoquer un peu plus en détail mes titres préférés (en dehors de Un, deux, donc :þ)

Parmi mes morceaux préférés figurent Uroko, 3ème titre très inspiré et... particulier avec une instrumentation très rapide et  agressive (Shinya, le roi de la batterie, à fond !). Au niveau du chant, on est aussi dans l'agressivité avec les couplets growlés, et on retombe pourtant dans un chant plus doux pendant les ponts, puis dans du mystique, Kyo nous livrant des refrains en falsetto, appuyés par la présence de chœurs en vocalises (en falsetto également) et d'un clavecin (enfin... du synthé). Ces passages créent un effet assez contrasté entre l'agressivité de l'instrumentation et la douceur et clarté du chant. Le tout produit un effet que l'on pourrait qualifier d'étrange mais auquel j'avoue adhérer complètement !

Le 4ème titre est l'un, si ce n'est mon préféré, ballades mises à part. Complètement "barré" lui aussi, Phenomenon est un peu une boîte de Pandore. A la première écoute, elle donne l'impression d'une chanson "3 en 1" avec sa construction que je qualifierai presque "en tiroirs". Elle me fait un peu penser à Rotting Root ou Bugaboo (tiens, réminiscence, nous revoilà !), mais poussée plus loin dans le concept. Le rythme et la mélodie tendent vers un son lourd (hm, cette ligne de basse ♥) et lent ; le chant suit cette cadence, rendant le tout un peu malsain. On sent que Kyo s'est amusé sur le chant avec une montée en puissance, débutant avec un chant calme, nous livrant par la suite des passages avec une voix chevrottante, quelques growls, pour finir en beauté : le chant et l'instrumentation s'allègent, comme dans une délivrance (ou une transcendance)... le morceau porte bien son nom, si je puis dire...

Tousei est le 6ème titre de l'album, et la première ballade qui prend place après le tourbillon délirant qu'est l'enchaînement d'Uroko, Phenomenon et Cause of fickleness... Il s'agit manifestement d'un de mes gros coups de cœur... bon après, j'adore les chansons douces et/ou tristes mais la mélodie, la ligne de chant, les paroles, tout est beau dans Tousei. 
Cependant, en termes de ballades, entre Tousei et Kaishun, 11ème titre, mon cœur balance. Toutes deux sont très différentes, mais Kaishun a un petit quelque chose qui fait peut-être bien pencher la balance en sa faveur. J'adore la montée en puissance de ce morceau, son envolée lyrique toute naturelle, l'apparente fragilité qui s'en dégage... magnifique !
Je m'arrêterai là, sur mes petites chouchoutes !
En vérité, j'avais écrit bien plus, mais à la relecture ce n'était pas très construit (ahah !), car comme je l'ai dit plus haut, tout ça reste très sentimental pour moi (car déjà, c'est quand même le groupe de mon cœur avec lequel j'ai grandi, huhu :þ et puis les préférences musicales, ça ne s'explique pas toujours, des goûts et des couleurs, dira-t-on !).
Aussi, pour m'auto-féliciter de cet élagage en bon et dû forme, je vous abandonne avec un petit gif de Kyo (et puis bon, c'est une bonne excuse pour terminer ce post de vendue en beauté, ahahah XD)

(je n'adhère pas au look de mamie par contre, sérieusement ce chapeau...ಠ_ಠ et puis j'aimerai bien connaître son secret pour sembler aussi jeune ¬_¬)

samedi 20 septembre 2014

Live Report : concert de sukekiyo au Divan du Monde

Oh... mais !
Ce n'est pas une critique cinéma qui fait l'objet de ce nouvel article !
Ça change, non ? :þ

Hier soir, sukekiyo (dont j'ai parlé précédemment dans cet article) était en concert à Paris, au Divan du Monde (hm... Pigalle quand tu nous tiens...).
Appréciant énormément le premier album de ce side-project, j'étais curieuse quant au déroulement du concert tant les compositions créent une atmosphère particulière.
J'ai été heureuse de constater que cette ambiance a été restituée visuellement dans cette première tournée européenne -intitulée ameagari no yuushi-.
L'éclairage était assez sombre, dans les tons bleus et violets (avez quelques faisceaux lasers jaunes/vert anis), et Kyo était bien sûr particulièrement éclairé, avec un contraste assez marqué par rapport aux autres membres du groupe qui étaient plongé dans la pénombre (après, c'est assez normal puisque sukekiyo est avant tout le projet *solo* de Kyo). La salle du Divan du Monde, assez petite, se prête très bien à cette mise en scène minimaliste.

hop, une photo prise par le staff du groupe (merci Nora :þ)


Après une entrée dans la salle vers 19h30 et repérage des goods -que je n'ai pas achetés (mais si le bandana et le motif des t-shirts étaient sympa)-, je m'installe vers le fond de la salle car je n'ai pas vraiment envie de proximité et de chaleur humaine après une journée bien remplie au boulot (et sans compter que je dois reprendre le train pour rentrer).
Le show  débute avec destrudo, en SE. Un bon choix puisque l'instrumental permet aux membres de prendre place. Ces derniers respectent d'ailleurs les codes vestimentaires qu'ils ont instaurer au Japon : là-bas, il avait été demandé d'être tout de noir vêtus pour une ambiance "deuil"... ce que le public japonais a respecté par ailleurs. La consigne n'a pas été communiquée pour l'Europe mais une grande partie du public était habillé de sombres couleurs. Une autre consigne qui avait été donnée au public japonais lors du premier concert, et qui a été respecté depuis, était le calme et le silence. Là aussi, le public parisien a respecté ce souhait et a fait preuve de respect , ne s'autorisant qu'à applaudir à la fin de chaque chanson. Certes, il y avait de rares personnes qui n'étaient soit pas au courant, soit pensaient être à un concert de Dir en grey (ahah :þ) et n'ont pu s'empêcher quelques vociférations. Quelques unes tenaient de l'acclamation (la joie de découvrir les premières notes de zephyr ou in all weathers, eheh). Mais, à mon grand dam, certains de ces cris intempestifs ont eu lieu pendant kugui... alors déjà, c'est ma chanson préférée alors j'étais tristoune, mais en plus ce n'est VRAIMENT pas une chanson faite pour... bref */rage mode off*. Je tiens cependant à souligner que la grande majorité du public a été très respectueuse des règles, et ça fait réellement plaisir de le constater, surtout lorsqu'on a une plus grande expérience de concerts au Japon qu'en France (un jour, j'arriverais à dépasser le nombre de concerts vus au Japon, on y est presque !).  
Revenons à nos moutons ! Le groupe s'installe donc, le dernier arrivé étant bien sûr Kyo -coiffé d'un joli panama à bords très larges au passage-, avant de démarrer sur elisabeth addict. J'ai pu noter la setlist (j'avais un petit carnet prévu à cet effet, ahah ! Mais j'ai quand même revérifié le lendemain pour une ou deux chansons), que voici :

SE. destrudo
1. elisabeth addict
2. aftermath
3. latour
4. nine melted fiction
5. the daemon's cutlery
6. Nouvelle chanson

(petite pause) 
7. hidden one
8. zephyr
9. scars like velvet
10. hemimetabolism
11.  烏有の空 (uyuu no sora)
12. 304号室舌と夜 (304 goushitsu, shita to yoru)
13. vandal
14. 斑人間 (madara ningen)
15. 鵠 (kugui)
16. mama

(petite pause pour Kyo, les autres nous ont joué un morceau instrumental)

17. in all weathers


Les chansons s'enchaînent donc, quelques chansons calmes tout d'abord,  ce qui instaure définitivement cette ambiance calme mais sombre assez particulière, avant d'enchaîner en alternance entre chansons apaisantes et d'autres plus violentes, ou tout simplement à l'atmosphère dérangeante. Je pense notamment, parmi ces dernières, à des morceaux comme hemimetabolism ou uyuu no sora, qui sont bien représentatives du genre et se sont succédées très subtilement en concert, comme si elles ne faisaient qu'un. Si celles-ci sont déjà assez conceptuelles avec un petit côté effrayant dans l'album, elles prennent toute leur ampleur en live, entre les bruitages bizarres, les vocalises, les growls et la mise en scène. Comme je l'ai indiqué en début de post, la scénographie minimaliste se concentre presque exclusivement sur Kyo. Il en a pris pleinement possession et chorégraphié sa gestuelle en la calquant sur les paroles ou sur l'ambiance, s'emportant parfois jusqu'à nous ressortir son classique (enfin, classique, ça faisait longtemps qu'il ne l'avait pas fait me semble-t-il) "Mr. Bava" comme j'aime à l'appeler, et dont je ne suis pas spécialement fan, pendant hemimetabolism et uyuu no sora.
Le groupe a également réservé une petite surprise aux Européens, puisque nous avons eu droit à une nouvelle chanson, douce, vraiment magnifique. Et en petit bonus, comme lors de la tournée japonaise, nous avons également eu le droit à 304goushitsu, shita to yoru qui, même si elle est issue du premier recueil de poèmes de Kyo, s'intègre parfaitement au concept de sukekiyo. Pour les curieux(ses), on peut trouver des enregistrements de cette nouvelle chanson (et des autres) facilement sur le net (merci youtube).
Autre point majeur que je souhaite relever et non des moindres, le son ! Celui-ci était vraiment très bien réglé ; un tel réglage, qui plus est dans une petite salle, c'est vraiment excellent il faut l'avouer. Tout était parfaitement audible (et pourtant, il y avait un paquet d'instruments sur scène entre les guitares, basse, batterie, piano et contrebasse...), et même si j'avais mes boules quies pour le volume sonore (jamais de concerts sans !), tout restait limpide si je les enlevais (j'ai fait le test bien sûr :þ).
Je garde le meilleur pour la fin... Et que dire de la performance vocale de Kyo ? Eh bien, il gère parfaitement ses capacités vocales et s'en donne à cœur joie. J'avais déjà pu le constater lors de la dernière venue de Dir en grey en Europe, et aussi en visionnant en partie le dernier DVD live de Dir, mais il s'est énormément amélioré. Il maîtrise tout du bout des doigts, ne manque pas de souffle et sa voix ne part pas en vrille. Il faut dire, et c'est d'autant plus notable sur ce concert ; que les chansons d'IMMORTALIS s'y prêtent bien, mélangeant du falsetto, des cris suraigus et du growl avec des lignes de chant plus classiques.

EDIT : pour vous donner un petit aperçu de l'ambiance un peu particulière qui régnait dans la salle, voici une petite vidéo de zephyr du YT officiel ;-)


Pour résumer, c'était donc un excellent show, d'une grande qualité sonore et vocale mais aussi visuelle, et qui offrait diverses sensations (parfois contraires certes, mais toujours appréciées).
J'avais un peu peur avant de me rendre au concert qu'une partie du public ne vienne que pour Kyo (parce que Kyo, c'est Dir en greyyyyyy) sans se soucier ou même comprendre le concept qu'est sukekiyo. Fort heureusement, ce n'était qu'une crainte infondée ! Je pense que l'optique du groupe a bien été saisie, ça s'est ressenti sur l'ambiance général et ça a contribué à rendre le spectacle encore plus immersif. Un seul petit noir , c'est les personnes grandes qui se mettent devant les gens petits comme moi T_T, s'il vous plaît, un peu de compassion ! (snif, (mais bon, ce n'est pas propre à ce concert, j'ai toujours ce problème...)
Je conclurai en vous disant que, si sukekiyo revient en Europe dans le futur, je retournerai les voir les yeux fermés ! :-D

samedi 31 mai 2014

Je suis de retour ! (avec une petite critique musicale)

Eh bien, eh bien, il s'en est passé du temps, depuis mon dernier post !

Ce hiatus n'était pourtant pas prévu au programme, et j'avais matière à publier tant au niveau du jeu vidéo avec Bravely Default (excellent mais trèèèèès chronophage pour le coup :þ) qu'au niveau des films avec des critiques écrites en partie mais laissées en suspens. (je sais, c'est mal !)
J'ai vu de nombreux films depuis mon dernier article, et pour dire je ne suis pas sûre de me souvenir de tous les films vus ! Mais parmi eux comptaient entre autres Le Loup de Wall Street (excellent), The Amazing Spiderman 2, Rio 2, Godzilla (oui, ça fait pas mal de blockbusters tout ça...) et plus récemment Maps to the Stars (je suis un peu mitigée pour ce dernier d'ailleurs et même si objectivement il était très intéressant, je ne suis même pas sûre de pouvoir écrire une critique dessus). Par contre, je n'ai pas pu voir The Grand Budapest Hotel, et je suis frustrée (vivement la sortie DVD/bluray ! ).

Mais aujourd'hui, ce n'est ni de longs métrages, ni de jeux vidéos dont je vais parler, mais de musique ! Pourquoi ? Parce que depuis quelques semaines, j'ai un véritable coup de cœur pour un album.
Depuis longtemps, j'écoute du rock japonais, enfin en particulier 2/3 artistes car tout n'est pas potable, bien évidemment :þ et même si ces dernières années, je n'en écoutais presque plus, j'ai continué à suivre l'actualité du groupe Dir en grey (ah, groupe de mon cœur ♥) et à écouter de façon sporadique quelques chansons (oui oui, je parle bien de nostalgie là ¬_¬). 
Aussi, au début de l'année, lorsqu'a été annoncé de façon très mystérieuse l'arrivée d'un nouveau groupe -sukekiyo- dont le chanteur semblait être celui de Dir en grey, puis que cela a été confirmé par la suite comme son projet solo, je ne me suis pas posée de questions et j'ai pré-commandé le CD de suite !
Ce CD, je vais vous en parler aujourd'hui.


(j'adhère aussi totalement au visuel de la pochette)

L'album, IMMORTALIS, se compose de 16 titres. Leur enchainement se fait de façon naturel, même si l'on peut passer d'une chanson assez calme à une suivante plus violente, et on trouve une certaine cohérence à cette succession. Il ne s'agit cependant pas d'un album facile d'accès.
Même si j'ai été moi-même séduite par la majorité des chansons à la première écoute, il m'aura fallu pour certaines un petit temps d'adaptation. Je partais cependant sur un bon a priori, tout d'abord parce que Kyo est aux commandes, et que j'ai toujours adoré sa vision et son monde artistiques. Avec cet album, il nous livre ici une nouvelle vue de ce monde, dont on connaissait surtout le côté torturé avec Dir en grey. Bien sûr, c'est également le cas ici, mais on a également une douceur, et une profondeur autre. L'album ouvre sur une chanson très forte et évolue de façon progressive au fil des titres, pour clôturer le tout en beauté (et douceur). On sent la maturité du projet, et la maîtrise des musiciens qui se sont associés au chanteur. Le groupe offre ainsi à l'auditeur des compositions maitrisées, avec de très belles instrumentations.
J'ai ma préférence pour les morceaux faisant la part belle aux parties instrumentales justement, celles qui m'ont séduites depuis la première écoute et qui me touchent de plus de plus  -j'ai presque envie de dire "malgré" les écoutes successives-. Ces dernières sont elisabeth addict (également chanson d'ouverture de l'album), zephyr, mama (issue, et surtout retravaillé, d'un recueil de poèmes de Kyo) et surtout, surtout, 鵠 (kugui, qui signifie cygne) qui est à mon sens magnifique. 

Le groupe va par ailleurs faire une tournée européenne en septembre avec, bien entendu, un petit crochet par Paris. J'ai hâte d'écouter, et de voir le rendu live ! (aussi bien auditivement que visuellement...enfin, si je parviens à avoir un sésame d'entrée ;-) )

Pour finir, à ceux qui connaissent la musique japonaise et sa scène rock, je vous conseille donc cette petite perle, loin des productions commerciales (de toute façon cela est évident, Dir en grey ce n'est pas vraiment ce qu'on peut appeler de la musique commerciale non plus, hmhm...) et possédant un univers parfaitement défini tout en étant assez unique.
Pour les autres, eh bien je ne peux que vous conseiller d'élargir vos horizons du côté du Japon et de tester l'écoute d'IMMORTALIS ! :þ