lundi 26 janvier 2015

Critique cinéma : Whiplash

Dimanche après-midi, bien que fatiguée après un samedi soir très festif, je suis allée voir un petit bijou au cinéma : WHIPLASH !



Andrew Neiman, 19 ans, est étudiant en première année au prestigieux conservatoire Shaffer, à New York. Il aspire à devenir un grand batteur, et s'entraîne ardemment pour ce faire.
Il est remarqué par Terence Fletcher, professeur tyrannique dirigeant le Studio Band, le meilleur orchestre de l'école et celui participant aux concours - véritables portes d'entrée pour rejoindre un orchestre professionnel.
Whiplash souligne avec brio cette relation poussive entre les deux protagonistes, faite d'admiration mais aussi de haine, le tout au gré de morceaux jazz tous plus excellents les uns que les autres.
Si, au départ, on compatit au sort que fait subir Fletcher à Andrew, celui-ci ne se montre pas si fragile. On prend parfois un malin plaisir, ou l'on est parfois consterné, en constatant l'évolution de son comportement : d'un jeune homme timide, un peu renfermé dans son monde et sa batterie, Andrew devient petit à petit comme son professeur sous la pression. Plus son jeu s'améliore, et plus il devient exécrable, imbu de lui-même,... comme Fletcher. Aussi, la relation entre le professeur et l'élève n'en devient que plus savoureuse. La rivalité est maintenue jusqu'à la fin où elle atteint une forme d'apothéose, et où la suite est laissé en suspens. Au spectateur d'y lire l'interprétation qu'il souhaite, à travers les expressions des personnages et de la musique.
Les deux acteurs principaux sont tous deux excellents et impressionnants dans leurs rôles respectifs et ancrés dans la dualité.

Un film complètement prenant que je vous conseille donc, avec en prime une superbe bande-son que je vous partage ici !



dimanche 18 janvier 2015

Critique cinéma : Invincible et Souvenirs de Marnie

Décidément, je suis en retard dans mes articles...

La semaine dernière, je suis allée voir Invincible, réalisé par Angelina Jolie.
D'habitude, je n'accroche pas trop aux films qui ont pour fond la guerre, néanmoins, j'étais curieuse de voir comment Miyavi (ah, mon homme au sourire de chat préféré ♥) s'en sortait dans le rôle de Watanabe. (eh oui, je crois que sans Miyavi je ne serai sûrement pas allée voir le film, ahah ! fangirlism quand tu nous tiens :þ).

Bref... un peu de sérieux !



Invincible est donc un biopic sur Louis "Louie" Zamperini, athlète olympique au 5000m, et plus précisément de son expérience de survivant au cours de la Seconde Guerre Mondiale. Suite au crash de son avion, il survivra en mer pendant 47 jours, avec deux compagnons de fortune (mais dont l'un mourra en mer). Mais le terme de cette période marquera le début d'une autre plus difficile encore, car le bateau de sauvetage dérive jusqu'aux îles Marshall, où Louis et son ami Phil sont fait prisonniers par l'armée japonaise. Louis sera alors emmené dans un camp de prisonnier, où il rencontrera un bourreau qui le persécutera pendant 2 ans : Mutsuhiro Watanabe, dit l'Oiseau.

Voilà pour le contenu qui semble plutôt fidèle et bien adapté, Angelina Jolie s'étant de toute façon énormément investie et connaissant l'homme, on peut dire que c'est un hommage réussi en ce sens. Contrairement aux Voies du Destin que je n'avais pas aimé, le fait que le film ne comporte se concentre sur la période traitée (pas de va-et-vient avec le présent, juste quelques petits flashbacks mais pas à outrance non plus) rend le film assez homogène et agréable. En revanche, et c'est peut-être dans le souci de vouloir porter cet hommage vers le haut, le film est pour le coup un peu trop "lisse", que ce soit visuellement ou scénaristiquement puisqu'on ne voit souvent que les bons côtés de Louis (je ne dis pas qu'il avait de mauvais côtés, mais il y avait de quoi craquer beaucoup plus que ce que le film laisse voir...).

 "don't look at me", la phrase fétiche de Watanabe ¬_¬

En dehors de l'histoire, ce qui est à retenir est l'investissement des acteurs et en particulier Jack O'Connell qui nous livre ici une bonne interprétation et qui passe par plusieurs étapes physiques. Les autres acteurs jouant ses compagnons prisonniers de guerre ne sont d'ailleurs pas en reste. Quant à Miyavi... Ma foi, Miyavi s'en sort vraiment très bien dans ce premier rôle au cinéma (hm, Oresama ça ne compte pas ¬_¬) et est convaincant en officier japonais pervers et un peu (beaucoup) sociopathe sur les bords... Mon côté fangirl est donc comblé, ahah :þ
Bref, trêve de plaisanterie ! Pour conclure, Invincible est un bon film. Pas le film de l'année, mais un bon film et un assez bon biopic.


Changement radical de ton avec Souvenirs de Marnie, dernier film des studios Ghibli et adaptation d'un roman de Joan Robinson, que je suis allée voir hier (en VF T_T).
 

Anna, une jeune fille de 12 ans originaire de Sapporo atteinte d'asthme, passe l'été à la campagne chez son oncle et sa tante, sur recommandation de son médecin.
L'adolescente, qui a des difficultés à s'intégrer socialement, va tomber sous le charme d'un vieux manoir et y rencontrer la mystérieuse Marnie avec qui elle se lie d'amitié. De par cette rencontre, secrète et quelque peu magique, Anna va apprendre à se connaître elle-même petit à petit.

Comme toujours avec les studios Ghibli, le film est très beau esthétiquement avec des couleurs chatoyantes et une animation d'excellente facture.
Souvenirs de Marnie est pourtant au-dessous de mes attentes. Peut-être est-ce parce que j'ai une petite préférence pour leur production qui comporte une part importante de fantastique (inspiré, ou non, de la mythologie japonaise), avec quelques petites exceptions (Le Tombeau des Lucioles T_T).
Même s'il comporte une part minime de fantastique, l'intrigue est assez longue à se mettre en place et cela nuit à l'attachement que l'on peut porter aux personnages. Anna est cependant un personnage aux traits et caractéristiques plutôt réussis et réalistes, dans le sens où son comportement parfois énervant correspond bien à son âge (j'avais bien envie de la remettre en place de temps en temps la petite Anna... :þ). Les autres personnages sont eux aussi bien travaillés et exploités ; l'oncle et la tante chez qui Anna est hébergé, les Oiwa, sont particulièrement géniaux.
Si je trouve que l'intrigue est assez longue à se mettre en place car elle s'attarde sur la relation qu'entretiennent Anna et Marnie, elle est également assez prévisible.
<MEGA SPOIL>
Prévisible dans le sens où l'on se rend bien sûr immédiatement compte que Marnie est une présence fantomatique. La maison semble neuve uniquement lorsqu'elle est présente, et son accoutrement -et ceux de ses parents et amis- sont d'une autre époque. J'avais également deviné en grande parti le lien entre elle et Anna, du coup la "révélation" finale n'était pas si surprenante ni aussi touchante qu'elle aurait peut-être dû l'être...
</MEGA SPOILER>
Le film réussit néanmoins son pari sur le thème des relations humaines et l'évolution, l'épanouissement d'Anna, le tout sur un fonds emprunt de mélancolie et de poésie.
Peut-être ne fallait-il pas en attendre plus, ou peut-être mes attentes personnelles étaient-elles trop élevées, mais je n'ai été, dans tous les cas , que convaincue à moitié.
Peut-être la VF y est-elle un peu pour quelque chose (bien que d'assez bonne qualité, ça me stresse d'entendre des voix de doublage déjà connues "hors contexte", ahah), mais bon on ne peut pas toujours blâmer cet élément non plus :þ
Souvenirs de Marnie reste un Ghibli agréable à regarder, mais pas leur meilleur pour ma part.


samedi 10 janvier 2015

Critique cinéma : A Most Violent Year

Je suis allée voir A Most Violent Year la semaine dernière, mais n'avais pas eu le temps d'en rédiger la critique.
Avec un peu de retard, la voici !


1981, New York. Abel Morales, gérant une entreprise de fioul, doit faire face à de multiples vol et agressions. Cette violence urbaine, couplée à la menace sous-jacente d'un procureur, menace de détruire tout ce qu'il a construit avec fierté et intégrité : son commerce.

A Most Violent Year reproduit fidèlement le New York des années 80, aussi bien esthétiquement (ah, ces looks, ces grosses voitures carrés, et j'en passe...) que socialement. Les images sont très belles et retranscrivent parfaitement l'époque traitée.
Les guerres internes du monde du pétrole - plus exactement ici le fioul de consommation intérieur et du carburant - sont relatées méticuleusement à travers les regards d'Abel et Anna Morales. Malgré le titre du film, le film en lui-même n'est pas d'une grande violence sur la durée, mais quelques scènes comporte des actes choquants tels que *SPOIL* les truck-jackings, les fusillades en pleine circulation et les blessures intentionnelles */SPOIL* mettant l'accent sur la particularité de cette année 1981, et sa crise économique.
Le rythme relativement lent du film pourra en rebuter plus d'un, mais nécessaire à mon sens pour développer un fond fort bien construit et très intéressant. Un rythme plus soutenu ne l'aurait pas desservi, puisque cette lenteur permet une certaine tension dans le déroulement des événements : on vit l'instant à la même vitesse qu'Abel.
Niveau jeu, les acteurs sont parfaits. Oscar Isaac est absolument brillant dans le rôle de cet homme qui tente de sauver tout ce qu'il possède (et tente de posséder), mais se veut également le plus intègre possible dans un monde remplis de vautours. Jessica Chastain n'est certainement pas en reste à ses côté, dans le rôle d'Anna, sa femme, qui est bien plus forte qu'elle ne le laisse paraître au départ.


Pour conclure, A Most Violent Year est un film prenant que je ne peux que vous recommander :-)

samedi 3 janvier 2015

Critique cinéma : La Famille Bélier

Je l'avais dit, que le nouvel article serait écrit en 2015 !
enfin... ce n'était pas très difficile en soi...
Donc, pour débuter cette nouvelle année, j'ai choisi la Famille Bélier comme premier film au cinéma.
Oui parce que bon, à force que soient chantées (ah !) les louanges autour de ce film, et que Pathé nous lobotomise en mettant un extrait une très longue BA à chaque séance, peu importe le film vu, je me suis dit "autant aller le voir pour me faire ma propre opinion".


Bon... que dire...
Déjà que, pour commencer, il y a (eu) beaucoup de bruit autour de ce film pas forcément mérité... mais bon, c'est comme bien souvent. Il faut bien qu'on ait aussi nos petits box offices franco-français !
Attention, je ne dis que c'est une bouse non plus, mais le film n'a franchement rien de bien exceptionnel. En réalité, c'est rempli de clichés. Pour n'en évoquer qu'un, mais c'est à mon sens le cliché majeur, je me suis sérieusement demandée si ça se moquait des sourds, des éleveurs/producteurs agricoles ou des deux tant on est face à une famille de niais en puissance. D'ailleurs, certaines scènes en sont même ridicules quelques fois (*SPOIL* quand même, il faut être débile pour courir dans toute la maison en exposant le pantalon souillée de sa fille -_-;; */SPOIL*). Passons...
J'ai trouvé le film assez basique en soi, puisqu'il reprend les célèbres fils de la trame des adolescents et de leur épanouissement, avec finalement peu de développement en profondeur des personnages (donc, vraiment une bluette adolescente).
Ici, l'épanouissement se fait donc par le chant (you don't say) et il est multiplié  par 100 au vu de la famille dont est issue Paula Bélier, mais aussi par... Sardou. Avis personnel, mais j'ai beaucoup de mal avec Sardou. Alors certes, il a des beaux textes (enfin pas toutes hein... -_-), et les chansons choisies pour le film correspondent bien aux événements qui s'y déroulent (les amours, la famille, etc...) mais j'ai eu du mal quand même ; trop de Sardou tue le Sardou dira-t-on...
Disons que ça, plus les lourdeurs grivoises scénaristiques servant d'éléments comiques, n'ont pas réellement aidé pour me convaincre.
La famille Bélier reste donc, pour moi, un film qui pourrait à la rigueur se regarder un dimanche après-midi s'il passe à la télé (et encore, à condition de n'avoir rien d'autre à faire de plus intéressant ^^; ).

mercredi 24 décembre 2014

Critique cinéma : Paddington et Le Hobbit, la bataille des cinq armées

La semaine dernière, je suis encore allée voir deux films très différents, mais les deux à grand spectacle, au cinéma : Paddington et Le Hobbit, la Bataille des Cinq Armées.
Mes avis seront assez courts cette fois-ci, je m'en excuse par avance ! m(_)m

Commençons par l'ours péruvien !



Paddington, c'est trop mignon tout plein ! Hormis le fait qu'on veut lui faire des calins parce que ce petit ours est vraiment adorable (et qu'on a une irrésistible envie de manger de la marmelade, aussi), on a là un film, certes pour enfants, mais avec un humour bien anglais qui me plaît bien. C'est drôle, ça ne se prend pas la tête, c'est anglais, et les whovians ont même un petit bonus avec la présence de Peter Capaldi :Þ que demander de plus ? (et ceux qui ne sont pas d'accord, je le ferai le regard sévère, attention !)

Bref, tout le monde a compris, j'ai beaucoup aimé Paddington !
Mais qu'en est-il du troisième volet du Hobbit ?





Ah le Hobbit... Le Hobbit... je n'ai qu'un mot qui me vient... non en fait, deux : déception, longueur ! (le premier découlant du second, en fait).
Comme quoi, en faire trop ça n'a pas toujours du bon ! Le film est, en soi, fidèle à ce que l'on pouvait s'attendre en réalité, mais je n'ai pas réussi à me mettre dans le film. 
Ce doit être dû au départ prématuré de Smaug (snif). Eh oui, après tout, je savais bien qu'il allait passer à la casserole (bon hein, ce n'est pas vraiment un spoil, le livre existe depuis longtemps >_<), mais genre, tout de suite dès le début ? Pff, déception ! Mon petit Smaugounet qui est le plus beau avec sa voix de Benedict :-( (enfin je l'ai vu en VF mais quand même...!).  
Bien sûr, d'autres éléments ont joué.
Le plus important est évidemment la durée des batailles. Ça traîne, c'est long, et on a droit à des scènes qui sont tellement énormes que je me suis surprise à pouffer sur le ridicule de la chose (je pense notamment à une certaine scène avec Legolas. Je veux bien admettre que les elfes sont plus agiles et rapides et tout ce qu'on veut mais quand même, il ne faut pas abuser...)
L'autre élément énervant c'est... Thorin, que j'avais juste envie de baffer tout au long du film. Quel personnage énervant...
Après, le film reste un bon spectacle, mais je reste très mitigée, après tout j'ai regardé 2/3 fois ma montre, et ce n'est jamais bon !
Voilà... je crois bien que ce sera mes dernière séances ciné pour 2014..
Si je ne poste rien d'ici là, bonne fête à vous, lecteurs qui passez par là !

mardi 16 décembre 2014

Critique cinéma : Night Call et Hunger Games - La révolte (partie 1)

J'ai pris un peu de retard dans mes critiques ciné !! We week-end, je suis allée voir deux films, très différents dans leur genre !
Le premier, c'est Night Call, de Dan Gilroy et avec Jake Gyllenhaal. 




Je commencerais par un petit commentaire rageux, mais cette tendance qui consiste à remplacer le titre original (ici, Nightcrawler, qui est bien plus significatif) par... un autre titre en anglais (!) m'exaspère. De plus, Night Call me fait systématiquement penser à Kavinsky et à Drive forcément... je me demande si les marketteux se sont dit que ce serait une bonne idée parce que mine de rien, Lou est tout le temps sur la route ! (lolilol ! -_-). Bref...
Night Call met en scène le personnage de Lou Bloom, un homme qui semble vivre en revendant du cuivre et autres métaux semi-précieux volés. Une nuit, il assiste à un accident de voiture et à l'arrivée de pigistes, caméras au poing et prêts à revendre leurs images à la chaîne la plus offrande. Ce spectacle subjugue Lou, qui décide de se mettre, lui aussi, à la recherche d'images fortes.
Night Call est un très, très bon thriller. Le personnage principal est parfaitement antipathique et je l'ai, pour ma part, détesté dès les premières minutes. Cela dit, on ne peut s'empêcher de suivre son histoire, ses manipulations et stratagèmes car il est certes détestable, mais c'est aussi un calculateur froid et intelligent. Le jeu de Jake Gyllenhaal est excellent et retranscrit parfaitement le caractère du personnage. Méconnaissable avec son visage émacié, ses cheveux longs gominés et son regard perçant d'oiseau de proie, il incarne un Lou Bloom sociopathe et effrayant. Ses interactions avec les autres personnages donnent toujours lieu à un rapport de force où il s'en sort victorieux, ou s'arrange toujours pour l'être. Il n'existe pas de demi-mesure pour Loui, qui est prêt à tout pour arriver à ses fins - réussir à devenir incontournable pour les chaînes d'infos -, quitte à mentir, voler et pire encore.
Je n'en dirai pas plus pour ne pas spoiler, mais même si le personnage est exécrable, le jeu d'acteur et la mise en scène sont tellement intéressants que je ne peux que conseiller ce film. Il est vraiment très bon même si on le regarde, et qu'on en ressort, avec une profonde impression de dégoût... Mais je vous assure, ça vaut le coup quand même ! ;-)


Dimanche, je suis allée voir le second film, qui n'est autre que Hunger Games : la Révolte (Partie 1) (quand j'avais dit qu'ils étaient totalement différents, ah !).


Que dire... Déjà, une bonne chose, le film respecte bien le livre ! C'est un bien, mais parfois aussi un mal car certains passages comportent des longueurs. Quelques modifications ont été également apportées, notamment *SPOILER* la présence d'Effie dans le district 13 */SPOILER*. Je dois dire que cet élément en particulier me faisait un peu peur, mais finalement, ça passe très bien et ça apporte son petit lot de répliques sympa (quelques échanges avec un autre personnage en particulier, ahah !).
Un petit regret cependant pour ma part, c'est que dans les deux opus précédents, on avait une vue de ce qui se tramait du côté du Président Snow qui était bienvenue, mais qui est ici, un peu moins présente. On se concentre sur Katniss et sur le district 13, c'est normal, mais j'aurais aimé voir un peu plus de la stratégie du Capitol, après tout nous avions eu droit à des supers trailers de propagande avant la sortie du film. C'est un peu dommage qu'il n'y ait pas eu quelque chose de similaire dans le film (et je parle bien de propagande pure, pas des interviews de Peeta ¬_¬).
Autre chose (un peu) ennuyeuse, c'est qu'en découpant le film en 2 parties, on va avoir droit au même effet pervers qu'avec Harry Potter et les Reliques de la Mort : un premier film qui comporte des longueurs, parfois ennuyeux, et un second film dans lequel se concentre toute l'action (et tous les morts)... Je me demande sincèrement si c'est très judicieux (les marketteux diront que oui, très certainement !) mais évidemment, l'année prochaine, j'irai voir la partie 2 !

Je fais un peu court, mais je crois que mon post précédent m'a vidé de mon inspiration :þ
En vérité, c'est surtout que je suis fatiguée car j'ai des journées très chargées et que je n'arrive pas à mettre mes idées par écrit correctement. Les vacances seront plus que bienvenues... mais attention ! Même fatiguée, je ne vais pas chômer niveau cinéma, d'autres séances sont prévues, avec de nouvelles critiques en vue bientôt \o/

lundi 15 décembre 2014

Musique : Dir en grey - ARCHE

Gagatisons un peu ! Car aujourd'hui, je vais évoquer le groupe de mon cœur : Dir en grey ♥
Ceci dit, un peu de fangirlism, ça ne fait pas de mal ;-)
C'est également pour la bonne cause, car en ce mois de Décembre et plus précisément mercredi 10, le groupe a sorti son 9ème album : ARCHE.

Et, première impression à chaud : c'est une petite bombe ! Une petite merveille à laquelle j'accroche immédiatement !

J'avais eu plus de mal avec leur opus précédent, DUM SPIRO SPERO, à sa sortie. Bien qu'il s'agisse aujourd'hui d'un album que j'adore, il est de par sa violence et son aura emprunte de déisme, très difficile d'accès. 
Je ne veux pas dire par là qu'ARCHE est plus accessible, car je ne pense pas que ce soit le cas, mais je suis plus sensible à ce qu'il dégage. Dans l'ensemble, les chansons sont musicalement moins agressives et une part de mysticisme est toujours présente, même si elle semble s'élever à une autre portée. L'impression est surtout celle d'un nouvel univers qui s'ouvre, à l'aspect quelque peu inquiétant mais dans lequel on ne peut s'empêcher de s'engouffrer car il y réside également une forme incandescente de beauté, comme cachée dans un écrin.
Dans un aspect beaucoup moins poétique, la vague de nostalgie japonaise qui me submerge souvent ces derniers temps y est également peut-être pour quelque chose (pas tout à fait sûre, ceci dit ;-) ).

Avant d'entrer dans la le vif du sujet avec un avis plus concis sur l'album, je tiens à mentionner le visuel de ce dernier, puisque le groupe apporte un soin particulier à cet aspect. La pochette se décline en deux versions, mais j'aime beaucoup ce qui s'en dégage (soit, pour moi, une certaine quiétude). Je n'ai pas encore reçu la version "physique" (en espérant qu'elle arrive bientôt ceci dit, et sans frais de douane >_<), mais j'ai hâte de la feuilleter ♥



Les deux versions de la pochettes ! (moi, j'ai celle de gauche!)

 L'album comporte 16 titres :

1. Un deux
2.  咀嚼 (Soshaku)
3. 鱗 (Uroko)
4. Phenomenon
5. Cause of fickleness
6. 頭声 (Tousei)
7. 輪郭 (Rinkaku)
8. Chain repulsion
9. Midwife
10. 禍夜想 (Magayasou)
11. 懐春 (Kaishun)
12. Behind a vacant image
13. Sustain the untruth
14. 空谷の跫音 (Kukoku no Kyouon)
15. The inferno
16. Revelation of mankind

Et comme 16 titres, ce n'est pas suffisant, la version limitée de l'album comporte un CD bonus avec des versions acoustiques, quelques remixes et deux titres supplémentaires : and Zero et てふてふ (Tefu Tefu).

Entrons à présent dans le vif du sujet ! Il s'agit cependant ici non pas d'une critique à proprement parler mais de mon ressenti sur les chansons. Désolée donc si ça semble parfois un peu confus m(_)m. Bref.. Allons-y (Alonso !) !!


 
un petit portrait du groupe quand même pour illustrer avant toute chose !


(et parce que ça risque d'être un avis très long, voici un petit lien vers l'album sur deezer pour illustrer mes propos :þ)

Comme à son habitude, le groupe nous livre un album construit, avec un choix et ordre de chansons réfléchis. L'ensemble est très cohérent dans sa construction, et j'ai l'impression que le groupe s'investit énormément sur ce point depuis les derniers albums. 
Je ne donnerai pas mon avis sur tous les morceaux, car si je les apprécie finalement tous, les raisons de ces appréciations sont souvent sentimentales et par conséquent par réellement construites, je le reconnais ;-) je parlerai donc des morceaux qui m'interpellent le plus.

ARCHE s'ouvre sur Un deux (oui, bon... le titre me fait bien rire, j'avoue !) qui donne immédiatement le ton. Un, deux sons de cloche introduisent une ligne mélodique et un chant très limpide, ponctués de quelques relents métalliques lourds, prémices d'une agressivité sous-jacente, et quelques traces de DUM SPIRO SPERO avec quelques sonorités d'inspiration orientale. (eh oui, je n'ai pas pu m'empêcher une blagounette sur le titre comme vous le voyez, eheheh 乁( ◔ ౪◔)ㄏ ).
Cette dualité marquée de réminiscence définit à mon sens bien ARCHE ; en effet, avec le précédent album, on était presque constamment plongé dans un univers ultra violent alors qu'ici, tout est plus nuancé. C'est agressif, oui, mais ce n'est pas une agressivité constamment faite de sons pesants et portée par une voix rauque et gutturale. Les growls sont par ailleurs finalement assez peu présents si l'on prend en compte l'album dans son intégralité. 
J'ai aussi une impression de légère nostalgie à travers certains titres, tels que Cause of fickleness, titre totalement délirant vocalement qui me fait un peu penser aux compositions que l'on pouvait retrouver dans Vulgar et Withering to death (mais ce n'est peut-être que moi, peut-être est-ce dû au petit rire diabolique dans les premières secondes). Dans tous les cas, Un, deux introduit ces notions parfaitement.
Néanmoins, cet album se distingue aussi, à mon sens, par l'absence d'une ballade "forte"... du moins à la première écoute. ARCHE comporte des chansons douces, 3 plus précisément, mais elles sont différentes de celles qu'on pouvait trouver dans les autres albums en termes de composition, de force, et même de positionnement au sein de l'album... quoique parler de leur force n'est pas tout à fait juste ici... mais elles sont... différentes dans leur genre. On est loin de Ware, Yami Tote ou de VANITAS (ou mushi !) par exemple, qui vous porte dès la première fois. Même si j'ai tout de suite aimé Tousei, Kaishun et Kukoku no Kyouon, j'ai l'impression de n'avoir commencé à les apprécier à leur juste valeur qu'après quelques écoutes seulement, et de découvrir leur puissance graduellement. J'y reviendrai, car je tiens à évoquer un peu plus en détail mes titres préférés (en dehors de Un, deux, donc :þ)

Parmi mes morceaux préférés figurent Uroko, 3ème titre très inspiré et... particulier avec une instrumentation très rapide et  agressive (Shinya, le roi de la batterie, à fond !). Au niveau du chant, on est aussi dans l'agressivité avec les couplets growlés, et on retombe pourtant dans un chant plus doux pendant les ponts, puis dans du mystique, Kyo nous livrant des refrains en falsetto, appuyés par la présence de chœurs en vocalises (en falsetto également) et d'un clavecin (enfin... du synthé). Ces passages créent un effet assez contrasté entre l'agressivité de l'instrumentation et la douceur et clarté du chant. Le tout produit un effet que l'on pourrait qualifier d'étrange mais auquel j'avoue adhérer complètement !

Le 4ème titre est l'un, si ce n'est mon préféré, ballades mises à part. Complètement "barré" lui aussi, Phenomenon est un peu une boîte de Pandore. A la première écoute, elle donne l'impression d'une chanson "3 en 1" avec sa construction que je qualifierai presque "en tiroirs". Elle me fait un peu penser à Rotting Root ou Bugaboo (tiens, réminiscence, nous revoilà !), mais poussée plus loin dans le concept. Le rythme et la mélodie tendent vers un son lourd (hm, cette ligne de basse ♥) et lent ; le chant suit cette cadence, rendant le tout un peu malsain. On sent que Kyo s'est amusé sur le chant avec une montée en puissance, débutant avec un chant calme, nous livrant par la suite des passages avec une voix chevrottante, quelques growls, pour finir en beauté : le chant et l'instrumentation s'allègent, comme dans une délivrance (ou une transcendance)... le morceau porte bien son nom, si je puis dire...

Tousei est le 6ème titre de l'album, et la première ballade qui prend place après le tourbillon délirant qu'est l'enchaînement d'Uroko, Phenomenon et Cause of fickleness... Il s'agit manifestement d'un de mes gros coups de cœur... bon après, j'adore les chansons douces et/ou tristes mais la mélodie, la ligne de chant, les paroles, tout est beau dans Tousei
Cependant, en termes de ballades, entre Tousei et Kaishun, 11ème titre, mon cœur balance. Toutes deux sont très différentes, mais Kaishun a un petit quelque chose qui fait peut-être bien pencher la balance en sa faveur. J'adore la montée en puissance de ce morceau, son envolée lyrique toute naturelle, l'apparente fragilité qui s'en dégage... magnifique !
Je m'arrêterai là, sur mes petites chouchoutes !
En vérité, j'avais écrit bien plus, mais à la relecture ce n'était pas très construit (ahah !), car comme je l'ai dit plus haut, tout ça reste très sentimental pour moi (car déjà, c'est quand même le groupe de mon cœur avec lequel j'ai grandi, huhu :þ et puis les préférences musicales, ça ne s'explique pas toujours, des goûts et des couleurs, dira-t-on !).
Aussi, pour m'auto-féliciter de cet élagage en bon et dû forme, je vous abandonne avec un petit gif de Kyo (et puis bon, c'est une bonne excuse pour terminer ce post de vendue en beauté, ahahah XD)

(je n'adhère pas au look de mamie par contre, sérieusement ce chapeau...ಠ_ಠ et puis j'aimerai bien connaître son secret pour sembler aussi jeune ¬_¬)