jeudi 13 novembre 2014

Critique cinéma : Paradise Lost

Allez hop, on enchaîne !
En fait, je ne comptais pas aller voir Paradise Lost avant ce week-end, mais hier était le dernier jour de diffusion en VOST dans ma ville, alors...


Nick, un jeune canadien qui s'installe en Colombie avec son frère Dylan afin de vivre près de la plage en tenant un petit commerce. Là-bas, il tombe amoureux de la belle Maria. Celle-ci est la nièce d'un certain Pablo Escobar...

Tout d'abord, une bonne chose à savoir, c'est que Paradise Lost n'est pas à proprement parler à biopic sur Pablo Escobar, mais une fiction inspiré de faits réels.
Benicio del Toro est parfait dans le rôle. Il fait un Pablo Escobar très convaincant, à la fois complètement antipathique et incroyable de cruauté, mais en même temps très charismatique et un homme aimant avec sa famille. En somme, une personnalité très versatile... et dangereux, très dangereux. On ne peut s'empêcher de le détester et de le craindre, comme Nick, mais on peut aussi comprendre l'admiration qu'éprouve Maria à son égard, elle qui ne voit que les côtés positifs de son oncle.
Josh Hutcherson est également convaincant dans le rôle du jeune "gringo" entraîné malgré lui dans cette spirale néfaste, et il n'a pas à rougir de sa prestation face à l'imposant Benicio !
Le film est donc, sur ce point, un pari réussi.
Paradise Lost souffre cependant de longueurs à cause d'un rythme parfois trop saccadé, et une scène d'ouverture dont on aurait pu se passer : <SPOILER>le film commence par un passage de la scène final, étant donné qu'on la revoit, elle n'a pas vraiment d'intérêt, si ce n'est celui de... spoiler ? (parce que bon, je suis sûre que tout le monde ne connait pas les anecdotes sur Escobar sur les doigts de la main)</SPOILER>.
Le film y perd un peu de force car on décroche parfois. Il m'est arrivé de regardé 2/3 fois ma montre, alors que l'histoire est pourtant digne d'intérêt.
Il faut donc faire un tant soit peu preuve de patience à certains moments, pour apprécier le reste, qui reste majoritaire et qui est très bien ficelé !

Pour conclure, Paradise Lost reste un très bon thriller, que les amateurs du genre devraient appréciés et qui, s'il n'a pas été vu au cinéma, sera tout aussi appréciable sur le canapé ;-)

dimanche 9 novembre 2014

Cinéma : Interstellar

En ce dimanche matin, direction le cinéma pour la séance (en VOST !) d'Interstellar.
Pas grand monde le matin,  un paquet de pop-corn contre la petite faim du midi et nous voilà bien installés !


Dans le futur, la Terre devient inhospitalière pour l'Homme. Le mildiou, couplé à de violentes tempêtes, ravagent les cultures. Les ressources s'épuisent, malgré une reconversion de masse de la population vers l'agriculture.
Cooper était pilote à la NASA. Veuf, il cultive aujourd'hui le maïs pour subvenir aux besoins de sa famille : son beau-père Donald, son fils Tom et sa précieuse fille, Murph. Mais un jour, un événement conduit Cooper et Murph à se rendre à la NASA où il apprend qu'une possibilité de sauver l'humanité existe, grâce à l'existence d'un trou de ver aboutissant à d'autres systèmes solaires abritant des planètes potentiellement habitables. Cooper devient alors le pilote d'une expédition interstellaire...

 
Comme toujours (ou au moins le plus souvent) avec Nolan, le film se veut très réaliste et cérébral malgré la très grande part de science-fiction. Le scénario s'appuie donc sans grande surprise sur de véritables travaux scientifiques (ceux de Kit Thorne ; pour un peu plus d'infos, cet article intéressant en parle), ce qui le rend plutôt viable dans la durée puisque le film, rappelons-le, dure tout de même 2h49. 
Personnellement, je n'ai pas vu le temps passer. Le film est divisé en 2 parties distinctes. La première installant le contexte et mettant en place la psychologie des personnages principaux et une seconde relatant de l'expédition avec, en parallèle, la vie de ceux restés "en bas". Les liens entre Cooper et Murph est très touchant, mais les autres personnages ne sont pas en reste. Avec des acteurs parfaits dans leurs rôles (thumbs up pour Matthew McConaughey, Anne Hathaway et Jessica Chastain) et des grandes pointures au casting, les personnages - même si au final peu présents pour certains - ont tous une certaine importance et un rôle parfois crucial. J'ajoute une petite mention pour les robots TARS et CASE qui sont très attachants à leur façon (surtout TARS <SPOILER> et son pourcentage d'humour - qui je le sens va devenir une source de private joke bientôt - </SPOILER>).
Visuellement, le film est aussi une vraie claque. L'espace, c'est beau ! Et les planètes inconnues, même si inhospitalières, le sont aussi. Les images sont d'ailleurs sublimées par la bande-son qui colle parfaitement et contribue à transcender l'ambiance du film, orchestrée par un Hans Zimmer manifestement inspiré.

Vous l'aurez compris, j'ai adoré Interstellar ! Une vraie petite bombe de science-fiction, avec un côté réaliste. Si le film en met plein les mirettes, il pousse aussi à une réflexion à ce que nous devrions faire si nous étions confronter à une situation similaire à celle vécue par les personnages. Quels choix ferions-nous ? Mais c'est aussi une réflexion plus large sur le genre humain, les liens qui nous unissent (et l'amour inconditionnelle... ah, c'est beau...).

Bref... Allez vite le voir ! :þ

samedi 8 novembre 2014

Cinéma : Le Juge

C'est enfin le week-end !!! Et qui plus est un week-end prolongé ! ♥ 
Je n'avais pas prévu d'aller voir Le Juge, mais le film a été voté pour passer une petite fin d'après-midi/soirée avec un ami (et dur fut le choix, ponctué par plusieurs échanges de SMS, ahahah :þ).
Quelquefois voir un film que l'on ne projetait pas de visionner peut se révéler une bonne surprise. Alors, qu'en est-il du Juge ?


Bon, j'ai un peu la flegme alors pour une fois, je vais prendre le résumé d'allociné...

Fils de magistrat, Hank Palmer, grand avocat, revient dans la petite ville de son enfance, où son père, qu'il n'a pas revu depuis longtemps, est soupçonné de meurtre. Il décide alors de mener l'enquête pour découvrir la vérité et, chemin faisant, renoue avec sa famille avec laquelle il avait pris ses distances… 

Bon en fait ce résumé n'est pas top... Hank revient dans sa ville d'origine suite au décès de sa mère ; ses relations avec son père sont pour le moins tendu, le paternel le considérant avec froideur, comme s'il était un étranger. Hank n'a aucune intention de s'éterniser dans la maison familial, mai décide de reste lorsque son père est accusé d'homicide.
Le Juge, c'est donc avant tout un drame autour des relations familiales, et en particulier entre Hank et son père. Si celle-ci est conflictuelle et faite de rivalité, Hank défiant son père dès qu'il le peut, et le juge toujours prêt à le rabaisser. L'accusation d'homicide va cependant amener Hank à comprendre son père, jusqu'à la réconciliation. L'enquête et le jugement passent un peu au deuxième plan, l'accent étant mis sur les sentiments (drame oblige) et l'évolution des deux protagonistes.
Robert Downey Jr et Robert Duvall sont très justes dans leurs rôles respectifs et, si le film traite de sujets graves, il surprend néanmoins en intégrant quelques petits passages qui feront sourire. Cela apporte une dimension humaine et réaliste, puisque ne rit-on pas parfois, même dans les moments difficiles ?
Un petit point noir cependant, c'est que certains passages sont un peu longs vers le milieu du film (avis personnel, mais j'ai regardé 1/2 fois l'heure quand même) ; pour ma part un peu plus de dynamisme dans la mise en scène n'aurait parfois pas fait de mal.

En bref, autant dire que si vous n'aimez pas ce genre de film dramatique et sentimental, vous pourrez passer votre chemin.
En revanche, si vous aimez les histoires tristes et qui pousse à une certaine réflexion sur les relations humaines, Le Juge est fait pour vous ! 


Eh bien, cette critique était assez succinte ! ;-)

La prochaine sera Interstellar de Christopher Nolan (j'ai hâte), et attendez-vous à un live report du concert de Lenny Kravitz dans les semaines à venir ! (j'ai hâte aussi !) 
 

lundi 27 octobre 2014

Cinéma : La Légende de Manolo

Je suis allée voir un film pour enfants. Et j'assume !
Le jour des morts, des mexicains, et des moustaches... ¡ Ay Caramba ! Je ne pouvais pas raté ça (surtout avec Guillermo del Toro à la production :þ).
Je suis donc allée voir La Légende de Manolo, avec Julien (et un gros paquet de pop-corn) !
Je tiens tout d'abord à signaler que si la salle était pleine de petites familles, nous n'étions pas les seuls grands enfants adultes sans enfants !




La Légende de Manolo, ou The Book of Life en VO (le titre en VO est tellement plus significatif en plus... bref -_-) se présente sous la forme d'une histoire, contée par une guide à une ribambelle d'enfants venus au musée. Cette histoire, c'est celle de Manolo, qu'elle puise dans le Livre de la Vie (qu'est-ce que je disais à propos du titre en VO déjà... ?). Pour illustrer ses propos, elle s'équipe de petites figurines en bois représentant les personnages qui, selon elle, ont réellement vécu...
Manolo, Joaqui(iiiiiiiiiiiiiiiiiii)n et Maria sont amis. Mais, depuis l'enfance, les deux garçons sont amoureux de la jeune fille. Deux entités déïques, La Muerte, douce régente du Pays des Âmes Chéris, et Xibalba, son ex à l'esprit sournois qui dirige le triste Pays des Âmes Oubliés, font alors le pari farfelu : chacun choisit l'un des garçons. Si Joaquin épouse Maria, Xibalba prendra les rennes du Pays des Âmes Chéris, et si c'est avec Manolo qu'elle se marie, il devra laisser les humains en paix et cesser de convoiter le pays des Âmes Chéris également !

Autour de ce scénario somme toute très classique, on retrouve d'autres trames assez habituelles : les conflits familiaux, la séparation, la jalousie...
Cependant, le tout est traité avec des petits traits d'humour très sympathiques, des bons morceaux musicaux (reprises de Radiohead, Elvis Priesley ou encore Rod Stewart) assez bien amenés puisque le personnage principal est passionné de musique.
Les personnages sont assez attachants et possèdent un design particulier (ils ont certes de belles moustaches, mais les nez sont... bizarres !), mais celui-ci a un certain charme. La mise en abîme de l'histoire de Manolo est fortement marqué dans le design ; les personnages du Livre de la Vie, excepté les dieux, sont tous articulés telles les marionnettes présentées au début du film. Loin de choquer, ce choix donne un petite touche visuelle supplémentaire qui colle bien à l'ambiance général du film.
En parlant de visuelle, le film en met plutôt plein la vue ; si le monde des vivants est très coloré, celui du Pays des Âmes Chéries l'est plus encore. Ce dernier est festif, c'est un lieu les morts sont colorés tels des cavaleras et profitent pleinement de leur état en faisant la fête. Pour résumer, il correspond fort bien à l'esprit de la Fête des Morts mexicaine. En outre, il est en total opposition avec le Pays des Âmes Oubliées, qui est lui gris et terne.
Par ailleurs le film porte aussi à travers ses personnages des petites réflexions : sur le féminisme avec le personnage de Maria, qui n'obéit à aucune règle de "bonne tenue d'une jeune fille", ou sur la nécessité de respecter des traditions dont celle de la corrida (tuer le taureau, c'est mal ; mais plus généralement, la torture envers les animaux... un petit plus bienvenu et qui permet la mise en scène d'un petit cochon adorable répondant au nom de Chuy :þ). Ces sujets sont tout de même présenté avec une certaine légèreté (c'est tout de même un film pour enfants), mais c'est toujours intéressant à voir.

En bref, c'est un bon petit film d'animation, coloré et au design original, bourré d'humour et avec un petit cochon trop mignon ! :þ
Une bonne petite surprise à la veille de Halloween, en somme ;-)
...
...
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Et parce que je ne résiste pas...

un petite affiche avec Chuy parce qu'il est trop kiki !! :3

dimanche 26 octobre 2014

Critique musicale : The Golden Echo de Kimbra

J'en avais parlé il y a quelques temps déjà, mais Kimbra a sorti un nouvel album au mois d'août, intitulé The Golden Echo. J'avais l'intention d'écrire un article à ce sujet depuis quelques temps déjà, mais je n'avais guère jusque là que noter mes impressions à la va-vite. Je ne suis d'ailleurs pas sûre de rédiger ici une critique constructive car il faut dire qu'en termes de musique, je ne suis clairement pas objective : étant un peu une éponge à émotions, j'ai tendance à préférer certaines chansons à d'autres pour des raisons qui n'ont strictement rien à voir avec leurs constructions et richesses musicales (même si ça joue, quand même ! :þ)
Essayons tout de même aujourd'hui de pallier cette lacune !
J'ai découvert cette artiste néo-zélandaise quelques temps après la sortie de son premier album VOWS, qui est un véritable petit bijou.
Pour ceux qui ne connaissent pas Kimbra, sa voix vous dira certainement quelque chose, car c'était elle qui accompagnait Gotye sur Somebody That I Used to Know, et elle a également participé à de nombreux projets dont le 3 artists, one song de Converse avec Mark Foster et le DJ A-Trak avec le (très bon) titre Warrior. En tout cas, de voix, elle en a une bien jolie, toute en nuances et qu'elle maîtrise fort bien. Personnellement, elle me donne des frissons, et j'adore ça !
A 24 ans, c'est une artiste complète -compositrice et (co)productrice de ses morceaux- et cela se sent, elle possède un univers qui lui est propre et aux multiples inspirations.

The Golden Echo est donc son 2ème album, et pourra rebuter au premier abord les aficionados de VOWS.
En effet, Kimbra nous livre ici un album très différent, mais pourtant tout aussi riche. Au cours des lives pour VOWS, on sentait déjà qu'elle s'amusait énormément à se mixer et se sampler en direct, tablette en main, pour livrer des versions live toujours plus personnalisées de ses chansons. Lorsque l'on suit son twitter, on peut également se rendre compte qu'elle voue presque un culte aux années 90 (aussi bien musicalement que vestimentairement parfois d'ailleurs ;-) )
Ces expériences et influences, nous les retrouvons sur The Golden Echo.


On trouve 12 titres dans ce nouvel album :
1. Teen Heat
2. 90s Music
3. Carolina
4. Goldmine
5. Miracle
6. Rescue Him
7. Madhouse
8. Everylovin' Ya
9. As You Are
10. Love in High Places
11. Nobody But You
12. Waltz Me to the Grave

Le son de la première chanson sortie pour cet album, 90s Music, est plus électronique, et l'on retrouve ces petits beats des années 90 (elle voue un culte à cette époque, vous dis-je :þ). Je dois avouer que si la première écoute a été difficile car assez inattendu, j'ai appris à l'apprécier avec le temps. On retrouve cette présence très marquée de ces éléments dans d'autres morceaux de The Golden Echo, notamment dans Madhouse, sur laquelle on sent comme une influence de sa rencontre avec Prince.
Si on a beaucoup plus d'instrumentation synthétique que sur VOWS, on retrouve pourtant une constante avec des morceaux plus doux et plus chargés en émotions. La majorité de ces titres évoquent (bien évidemment) l'amour sous plusieurs formes, que celui-ci soit déjà avoué (Miracle) ou pas encore (Nobody but you), à la fois incompris et infidèle (Rescue Him), non partagé (As you Are) ou (on garde le plus beau pour la fin !) intangible (Love in High Places). Parmi ces morceaux figurent mes préférés : les très punchy Miracle et Nobody but You qui donnent une furieuse envie de danser ; Rescue Him qui est aussi très particulière de par sa composition rythmique et vocale mais assez enivrante, et As you Are, parfaite pour s'enfoncer dans la déprime (mais très belle, hein !).
Alors bien sûr, il n'y a pas que des chansons d'amour dans The Golden Echo, et ma préférée actuellement est très certainement l'excellente Goldmine (qui est finalement peut-être le morceau qui se rapproche le plus des compositions de VOWS).
Le seul titre auquel je n'accroche pas vraiment est Everylovin' Ya, que j'ai tendance à zapper assez facilement. Je n'ai pas évoqué Teen Heat, Carolina et Waltz me to the Grave, mais ces dernières sont également très agréables pour mes oreilles ;-)

Pour conclure, The Golden Echo est à mon sens un bon album, qui a sa petite place privilégié dans mon lecteur mp3. Dans un genre différent de VOWS, il y perd peut-être un peu en puissance -mais c'est surtout un question de sensibilité musicale-, et le moins que l'on puisse dire c'est que Kimbra n'est pas une artiste qui s’assoit sur ses acquis. Il est agréable de la voir évoluer, et les changements opérés entre ces deux albums est très intéressante ; je suis assez curieuse de voir (enfin... entendre !), ce qu'elle nous concoctera pour la suite !
En tout cas, pour les curieux, l'album est disponible à l'écoute sur Deezer, ici ! ;-)

mardi 21 octobre 2014

Critique Cinéma : Ninja Turtles

Il fallait oser, mais après l'excellent Gone Girl, je suis allée voir.... Ninja Turtles. C'est bien parce que j'avais promis ;-)




Ce n'est pas le film de l'année, mais il y a nettement pire.
Je pense qu'il est inutile de résumer Ninja Turtles, tout le monde connaît ;-)
Ceci dit, nous avons droit ici à une énième variante, qui parfois donne l'impression d'être plus centré sur April O'Neil que sur les tortues (j'imagine qu'il fallait bien rentabiliser la dose de Megan Fox, mais au moins elle est assez habillée dans le film, pour une fois :þ), ce qui est assez... affligeant !
Parce que oui, le temps d'image du coup, on le perd sur nos petites tortues ninja !
Cela dit, l'humour décalé est de mise, en particulier à travers de personnage et Michel-Angelo (on n'aurait pas deviné). Malgré tout, j'ai trouvé que ça ne parlait pas suffisamment de pizza, et j'ai eu du mal avec le choix visuel fait (elles sont laides les tortuuuues), en particulier pour Donatello (mon préféré T_T c'est quoi ce look stéréotypé de Geek des égoûts ? -_-). 


 non mais sérieux, quelle sale tête T_T

Quitte à faire des Tortues Ninja badass, j'aurais préféré quelque chose dans ce goût là :

 ah, c'est pas la classe là quand même ?!

Cependant, les scènes d'actions sont assez agréables,*SPOILER* même si Shredder se fait juste ridiculiser alors qu'il est censé être méga balaise, hmhm */SPOILER*, et elles ne font pas mal aux yeux (ça aurait pu, sachant que le film est produit par Michael Bay... !).
Pour résumer, c'est avant tout un film à voir pour se détendre, et surtout ne pas réfléchir :þ
(ceci dit, comme il y en a déjà un second en préparation, je rêve secrètement d'y voir une apparition de Krang... pour ceux qui ne se souviennent plus de lui... petit flashback :


ahahah, ce merveilleux Grumpy Brain \o/

Bref... la bonne chose, c'est qu'il m'a encore plus donner envie de revoir Gone Girl (et, grâce aux bandes-annonces, de voir Magic in the Moonlight, et Paradise Lost, et La Légende de Manolo... (oui tous ces films n'ont rien à voir les uns avec les autres :þ)

dimanche 19 octobre 2014

Critique Cinéma : Gone Girl

Depuis le temps que je l'attendais !
La bande annonce me donnait bien envie, depuis quelques semaines ; hier, je suis enfin allée voir Gone Girl de David Fincher !




Adapté du roman Les Apparences de Gillian Flynn, Gone Girl (dont le titre est le même que celui du roman en VO) met en scène un couple : Amy et Nick Dunne. Tous deux forment un couple parfait mais, le jour de leur cinquième anniversaire de mariage, Amy disparaît. Nick signale la disparition de sa femme à la police, et une enquête est ouverte. Dès lors, l'image du couple se dégrade à la vue de tous ; le comportement de Nick semble inapproprié, des secrets et mensonges sont découverts... Qui est vraiment Nick ? Et qui est vraiment Amy ? A-t-elle seulement disparue, ou Nick a-t-il assassiné sa femme... ?

Note : il est difficile de donner un avis sans spoiler ou donner des pistes sur la trame de l'histoire ; par conséquent les propos qui suivent risquent d'être un peu flou pour ceux qui n'ont pas vu le film !

David Fincher mène d'une main de maître ce thriller psychologique. L'image est sublime, tout comme le sont les plans et séquences... mais on n'en attendait pas moins de M. Fincher ! On se laisse emporter par le courant de l'histoire de Gone Girl, et l'on se pose des questions sur les deux personnages principaux, qui sont bien moins lisses que ce qu'ils laissent paraître. Au jeu de duplicité de ce couple, chacun peut prendre son parti jusqu'à la révélation, qui a lieu vers le milieu du film. La seconde moitié ne manque cependant pas d'intérêt, loin de là. Les personnages principaux prennent une autre dimension et, en tant que spectateur, on se délecte de la direction des événements. 
Nos deux acteurs principaux sont terriblement crédibles dans leurs rôles respectifs. Ben Affleck est parfait en homme perdu (ou pas... ?), et Rosamund Pike habite totalement Amy ; sa gestuelle, son timbre de voix... tout nous convainc et fait d'elle cette femme au charisme fou, et en apparence parfaite en tout point.
Les secondaires ne sont pas en reste : l'officier Boney (Kim Dickens), Margo (Carrie Coon) et Tanner Bolt (Tyler Perry) sont excellents et apportent une touche nuancée puisqu'ils sont amenés à se poser les mêmes questions que le spectateur.

Je ne pense pas pouvoir en dire plus sans spoiler, mais il s'agit là assurément de l'un de mes films préférés de cette année. Totalement génial, bien ficelé, on ne voit pas les 2h30 de film passées (bien que celui-ci soit découpé en plusieurs phases distinctes). Le propos principal du film, les apparences sont parfois trompeuses, est mis en lumière par une mise en scène efficace et des acteurs qui se sont totalement appropriés leurs rôles.

Je terminerai par une citation des propos Nick au début du film, retranscrits du livre à l'identique dans le film et qui, je pense, résume non seulement parfaitement Gone Girl, mais *SPOILER ALERT* ont un impact et prennent tout leur sens à la fin du long métrage*/SPOILER ALERT* :



"When I think of my wife, I always think of her head. Like a child, I picture opening her skull, unspooling her brain and sifting through it, trying to catch and pin down her thoughts. What are you thinking, Amy? The question I’ve asked most often during our marriage, if not out loud, if not to the person who could answer. I suppose these questions storm cloud over every marriage: What are you thinking? How are you feeling? Who are you? What have we done to each other?
What will we do?"


(et maintenant, allez vite voir le film ! ;-) )