vendredi 1 août 2014

Critique cinéma - La planète des Singes : l'affrontement (et petit interlude musical)

Comment ? Aurais-je menti, mon précédent article n'était-il donc pas le dernier avant le hiatus estival !? Eh bien, il faut croire que non ! Je pensais que (malheureusement) Transformers serait mon dernier film vu au cinéma avant 3/4 semaines mais il n'en est finalement rien !
Jeudi soir, je suis allée voir La Planète des Singes : l'Affrontement avec des amis. Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il cartonne au vu de la file pour la séance (même à 22h00 !). Alors, en vaut-il la peine ? 



L'histoire se déroule dix ans après les événements relatés dans La Planète des Singes : les Origines. On retrouve César, qui est à présent père et chef d'une grande tribu, ou plutôt de ce qu'il considère comme une grande famille de singes devenus très intelligents (et leur descendance) grâce au virus ALZ-113.
Les hommes, eux, n'ont pas eu autant de chance. Décimée par le virus, très agressif sur l'homme, la population survivante vit recluse et lutte pour survivre avec les moyens du bord.
Cette dernière se retrouve bientôt à cours d'électricité et un groupe, mené par Malcolm, osera s'aventurer jusqu'au Muir Wood National Monument afin de générer de l'électricité grâce à un barrage. Malheureusement (ou pas), la petite compagnie se heurtera aux singes, avec lesquels il faudra négocier.
Derrière une trêve et une paix fragiles se cachent tensions et menaces ; la relation entre les hommes et les singes est sur le fil rouge de la guerre...

Globalement, j'ai bien aimé ce deuxième opus, même si j'ai préféré le premier qui était assez fort sur le point de vue psychologique. Ceci dit, l'Affrontement reste un très bon film. On s'attache énormément à César et à son côté humaniste (ahah). Il est bon et sage, un modèle en somme. Le personnage a mûri et, même si son souci premier est de protéger son peuple, il garde des hommes une image teintée de nostalgie, on sent que Will lui manque (*verse une petite larme*). J'ai vu le film en VF (pas de VO par chez moi...), mais j'aurais aimé entendre la performance vocale d'Andy Serkis, qui semble assez impressionnante d'après les dires. En tout cas, le personnage de César fait à lui seul presque tout l'intérêt du film, en particulier pour ses interactions avec Koba (le singe mutilé par différents labos du premier film, vous vous en souvenez ?), son fils, Yeux Bleus, et Malcolm.
J'ai aussi apprécié la façon dont était traitée la survie des humains, regroupés et confinés dans une tour pour se sentir plus en sécurité, ainsi que les décors post-apocalyptique de San Francisco (en fait, je dois avouer que c'est parce que ça m'a terriblement fait penser à The Last of Us. Par conséquent, mon point de vue sur la chose est complètement biaisé :þ).
En parlant de décors, celui du village des singes est également magnifique, dans un genre différent.

Pour moi, le seul point noir réside dans les scènes de guerre, qui ne m'ont pas entièrement convaincue... Ou plutôt devrais-je dire une scène en particulier, qui aurait pu avoir plus d'impact si elle avait été filmée autrement. (SPOILER : cette fameuse scène, c'est celle où Koba prend possession du char d'assaut. L'angle de la caméra... on se croirait dans un jeu vidéo et cet angle de vue est assez déplaisant... j'ai ri jaune, intérieurement...).

Dans tous les cas, le film permet d'avancer dans la compréhension des événements qui ont conduit à ce que l'on connait dans la Planète des Singes (et là, je pense plus au livre de Pierre Boulle qu'aux films !).
Aussi si vous ne l'avez pas vu, je vous le conseille vivement ! (et Les Origines aussi, si vous ne l'avez pas vu ; et même si vous l'avez vu d'ailleurs ;-) ).



Cette fois-ci, je vous quitte réellement pour prendre des vacances méritées ! Pas de critique ciné ou autre pendant 3 à 4 semaines.
Mais avant de vous quitter pour cette pause estivale, je vous laisse avec une des nouvelles chansons de Kimbra, mon coup de cœur musical du moment !
J'apprécie beaucoup cette artiste et j'attends avec impatience son nouvel album The Golden Echo qui sort bientôt *0* (mais pas en Europe, snif T_T). Quelques chansons ont été révélées avant la sortie, et Nobody But You tourne pas mal en boucle chez moi en ce moment. C'est rythmé, avec un refrain bien punchy et aussi, comme d'habitude, un travail intéressant sur la partie vocale ! Bref... enjoy :-)





lundi 21 juillet 2014

Cinéma : Dragons 2 et Transformers 4

Enfin un nouvel article ! Et sûrement le dernier avant une petite pause estivale...
Aujourd'hui, je vais évoquer les deux derniers films vus au cinéma, ça va parler de Dragons et d'Autobots !
Et pour bien commencer,  débutons avec Dragons 2 !



Dragons 2 prend place 5 ans après les premières aventures de Harold et Crokmou. La habitants de Berk et les dragons forment à présent une communauté soudée. Harold et son trop kiki-mimi Furie Nocturne explorent le monde afin de découvrir de nouvelles terres et de nouveaux dragons (et, qui sait, un autre furie ?). Ces explorations permettent aussi à Harold de fuir quelques discussions avec son père (pour ne pas changer hein... :þ) mais une expédition, au cours de laquelle notre héros et Astrid découvrent des chasseurs de dragons et leurs intentions, va tout changer...

Voilà les grandes lignes de ce deuxième opus. La réalisation est toujours aussi soignée, très fluide et joliment modélisée, avec les dragons toujours aussi beaux... enfin même plus maintenant. L'histoire est elle aussi bien ficelée ; les personnages ont gagné en maturité (l'intrigue se déroulant 5 ans après, heureusement), en tout conservant leurs traits d'humour (surtout la fine équipe formée par Kranedur, Kognedur, Varek et Rustik).
L'évolution de la relation entre Harold et Crokmou est également très travaillée et la complicité entre les deux personnages fait mouche. Les relations entre Crockmou avec les autres dragons sont elle aussi assez intéressantes (SPOIL : les scènes de jeux, avec Tempête, le dragon d'Astrid, et avec Cloudjumper, le dragon de Valka, sont adorables).
Les nouveaux personnages (et dragons !) ne sont pas en reste car hauts en couleurs, dont un en particulier qui est également le deutéragoniste.
SPOIL : je parle bien sûr de Valka, la mère -prétendument morte- de Harold. En réalité dragonnière, elle vit recluse, aidant et soignant les dragons. Les retrouvailles avec son fils, puis avec son mari, seront pour elle inattendues mais très touchantes. C'est un personnage bien construit et intéressant, un tantinet divisé dans ses choix, de par son dévouement pour les dragons et son envie de retrouver sa famille... oui, juste un tantinet parce que c'est un film familiale quand même, il faut dire que Stoïk la convainc assez rapidement... Un beau gosse le Stoïk, un beau gosse ! (cette dernière phrase est inspirée du corbeau dans Rebelle dans cette scène).

J'ai donc beaucoup aimé Dragons 2, qui est au moins l'égal du premier film, voire même parfois meilleur (mais ça, c'est parce que j'adore le comportement des dragons dans cet épisode). On rit (beaucoup), on est ému, bref ! Du tout bon ! :-D


En tout cas, une chose est sûre, c'est qu'on ne peut pas en dire autant du second film que je vais évoquer à présent : Transformers - l'âge de l'extinction.




Je dois dire que je n'ai pas vu les 3 précédents films, mais étant donné la teneur du scénario, je pense que ce n'était pas bien grave... :þ
Ici donc, exit Shia Laboeuf, remplacé par un nouveau personnage interprété par Mark Whalberg (bon, jusqu'ici, ce n'est pas plus mal :-p) : Cade Yeager, ingénieur à la ramasse qui peine à joindre les deux bouts, et aux relations conflictuelles avec sa fille Tessa (parce qu'il fallait bien placer une petite bimbo quelque part :þ). Leur vie va basculer lorsque Cade achète un vieux tas de ferraille camion qu'il va réparer, et qui s'avère être un Optimus Prime blessé, se cachant des humains.
Bon, bien sûr, à partir de là les ennuis commencent, car évidemment les autobots sont menacés par des méchants du gouvernement qui veulent détruire les Transformers, et j'en passe. 
Alors soit, on sait que l'intérêt du film n'est pas dans son scénario, mais lorsqu'on se retrouve avec des personnages tellement clichés et des répliques très cheap pendant 2h40 (oui, 2h40 !), c'est TRÈS long, et les combats entre Transformers ça ne fait pas tout.
Ceci dit, je me demande comment fait Michael Bay pour se surpasser à chaque fois, car on a quand même droit à une véritable farandole dont le point culminant est l'entrée en scène des Dinobots (et je peux le dire sans spoiler car il apparaissait déjà dans les teasers et trailers du film : grouah ! Regardez, je suis un T-rex qui crache du feu !). On va donc très loin dans la surenchère, parfois même trop loin car certaines scènes de combat sont illisibles (après, l'ayant vu en 3D, il faut avouer que ça n'aide pas non plus).
Et encore, je ne parle même pas du nombre de placements de produits qui est assez risible.

Pour conclure, même si je n'ai pas vu les 3 premiers films, je pense que ce 4ème épisode est à peu près équivalent (?) dans le sens où il faut débrancher son cerveau avant de se lancer dans son visionnage pour apprécier le grand spectacle. Après tout, c'est quand même de ça qu'il s'agit en premier lieu : de spectacle, d'effets spéciaux et d'explosions à gogo ; et au moins sur ce point-là on est servi.
En tout cas, on sait déjà qu'un 5ème film verra le jour... j'imagine bien Michael Bay, d'une logique imparable : pourquoi s'arrêter alors que ça marche ? Des personnages coquilles, une bimbo, des robots, des explosions... yeah \o/
Bon, je suis un peu sévère, soit, mais c'était vraiment long :-þ
Pourtant, il y a des films du même acabit que j'apprécie mais Transformers, ce n'est pas vraiment pour moi !

vendredi 4 juillet 2014

Critique Cinéma : The Edge of Tomorrow

Je suis dans une bonne lancée ces dernières semaines en termes de fréquentation du cinéma !
Il faut dire qu'il y a un certains nombres de films intéressants ! (et c'est aussi peut-être pour compenser un mois d'août qui ne sera pas du tout productif de ce côté-là, vacances à l'étranger oblige !).
Avant-hier, je suis donc allée voir The Edge of Tomorrow.




Je n'ai pas lu le roman All you Need is Kill, dont il est tiré, ni lu l'adaptation graphique du roman. Pas de point de comparaison donc (même si je connais quelques éléments) et une envie de lire à présent le livre.
Le film était donc une bonne surprise. Habituellement, j'ai un peu de mal avec Tom Cruise qui a tendance à m'agacer très vite (je ne sais pas, mais je lui trouve toujours un petit air hautain qui m'horripile, ahah !), mais il remplit bien le job.
Emily Blunt n'est pas en reste, et c'est agréable de voir un personnage féminin aussi fort qui n'est pas le protagoniste (certes, c'est le deuteragoniste, mais quand même).
C'est donc un film de SF qui se laisse très bien regarder et qui reste assez cohérent dans son contexte malgré les boucles temporelles (contrairement à Transcendance hinhinhin... cf. mon article précédent). Les effets spéciaux sont réussis, les Mimics sont assez effrayants dans leur genre tout en restant très classes. On a même de l'humour, de par certaines mises en scène des morts du personnage joué par Cruise (SPOILER : sa mort sous la voiture en voulant s'échapper de l'entraînement est juste merveilleuse), qui est vraiment le bienvenu et permet de rendre le tout finalement moins sérieux que ça ne pourrait l'être.
Autre petite mention spéciale : pour une fois, c'est l'Europe qui est le terrain de jeu et non pas les États-Unis. Ça change un peu et c'est BIEN ! 

Pour conclure, c'est un bon blockbuster qui remplit son contrat et fait passer un bon moment, avec des scènes d'action sympathiques et une pointe d'humour non négligeable :-D


lundi 30 juin 2014

Critique cinéma : Transcendance (ou le film qui ne mérite pas son titre)

Aujourd'hui, je suis allée voir Transcendance (et j'ai pu constater que la coupe du monde semble l'emporter sur la fête du cinéma, au passage). Si le postulat de départ semblait prometteur, j'avais quand même de gros doutes sur la réussite du film avant de me rendre au cinéma (la bande annonce laissait entrevoir du grand n'importe quoi quand même). De ce fait, je ne dirais pas que j'étais déçue, car c'était plutôt une confirmation de ces doutes. Mais entrons dans le détail !


L'idée de départ, même si assez classique pour de la SF, était pourtant alléchante : dans un futur proche, un couple de scientifiques -Will et Evelyn Craster- réussit à mettre au point une intelligence artificielle dotée d'une conscience. Leur ami et collègue Max Waters se questionne néanmoins sur les dangers et menaces liés à une telle entité, et leur découverte déplaît surtout au RIFT, groupuscule terroriste anti-technologies. Will sera victime d'une de leurs attaques et le seul moyen de le sauver sera de le "transcender" en reliant son esprit à leur machine et, par la suite, au réseau. Mais à quel prix ?

Ce scénario en soi n'est pas le problème du film, il s'agir après tout de SF et on s'attend à voir... de la SF ma foi :-p
Non, le problème est que ce dernier aurait peut-être été plus viable avec une meilleure mise en scène et surtout, moins d'incohérences scénaristiques ! Bon sang, j'ai vérifié, et lorsque je vois qu'il y avait quand même une team de trois personnes -dont le réalisateur- pour relire et remanier ce que Jack Paglen a pondu, je me dis qu'il y a du souci à se faire...
Les incohérences sont assez nombreuses mais, pour n'en citer qu'une parce que c'est celle qui m'a le plus interloquée sur le coup (attention au spoiler, surlignez SVP pour lire) : comment des nanomachines peuvent-elles se reproduire d'une façon semblable à la démultiplication cellulaire ? -_-;; et de toute façon, d'où ces nanomachines proviennent-elles à la base !?
Malheureusement, mais sans surprise, la fin du film ne donne pas d'éclaircissements, ni même de pistes. Au contraire, elle appuie un peu plus le côté incohérent, et y ajoute un soupçon d'immoralité au passage dont on se passerait bien. (SPOILER : on s'attend quand même à la morale de base mais efficace du "vouloir viser trop haut, c'est mal ; la technologie risque de nous détruire", à part ça on a droit une pseudo métaphore avec les tournesols et woohoo ! La technologie triomphe, toujours présente grâce à une goutte de pluie et capable d'utiliser un réseau dans une flaque, malgré ce qui a été dit au début du film concernant la présence d'un certain plafond recouvert de cuivre... BREF !)
Les acteurs quant à eux, malgré les grands noms au générique, ne font que le strict nécessaire. Le résultat est fade et insipide (Rebecca Hall et Paul Bettany sauvent un peu les meubles, et encore)... Johnny Depp est la tête d'affiche et n'a pourtant pas l'air bien inspiré (soit, il est diffusé sur des moniteurs pendant la moitié du film, mais je pense aussi que Johnny Depp... Eh bien ce n'est plus que l'ombre de lui-même... il y aura vraiment eu un avant et après PotC).
Reste de belles images malgré tout, et de beaux effets spéciaux, mais c'est bien peu (et un critère de base, tellement facile à obtenir de nos jours).
C'est donc un constat amer, surtout que Transcendance aurait réellement pu être mieux exploité.

Pour ma part, j'espère que ma prochaine virée au cinéma sera plus satisfaisante !

samedi 21 juin 2014

Critique cinéma : The Two Faces of January

Comme je l'avais évoqué dans mon dernier post, j'essaie de profiter de ma carte cinéma autant que faire se peut, et ce matin, je suis donc allée voir comme prévu The Two Faces of January.




Pour son premier film, Hossein Amini a entrepris d'adapter le roman éponyme de Patricia Highsmith.
N'ayant pas lu le livre, je ne sais pas l'adaptation est fidèle ; cependant nous sommes en présence ici d'un scénario assez convenu. L'histoire est celle d'un riche couple américain (Viggo Mortensen et Kirsten Dunst) en voyage en Grèce, dont les apparences masquent les aspérités. Aidés par un guide américain bilingue (Oscar Isaac), fasciné par la beauté de Madame mais également peu scrupuleux, ils tentent de fuir leurs problèmes à travers la Grèce.

Ce scénario assez standardisé n'est pas une mauvaise chose en soi, il s'en dégage au contraire une ambiance de polar à l'ancienne qui est, à mon avis, assez plaisante.
L'image du film est parfaitement maîtrisé et on se délecte des paysages, comme tout droit sortis de cartes postales ; le jeu des trois acteurs est également sans fausse note et chacun semble être dans son élément, dans ce cadre très vintage (l'histoire se déroule en 1962).

The Two Faces of January est donc un bon film qui, s'il ne renouvelle nullement le genre, a le mérite d'être maîtrisé, tant dans son traitement, son image que par son format (1h38, et il aurait perdu à être plus long) et de tenir en haleine jusqu'à la fin (malgré quelques petits temps morts).
Je conseille de le voir au moins une fois, si non pas au cinéma, au moins sur petit écran :-)

mardi 17 juin 2014

Critique films : des mutants et du traumatisme de guerre ! (le tout saupoudré d'un peu d'indécence et de décadence)

Je suis de retour ! (pour vous jouer un mauvais tour... ah non pardon je m'égare, ça c'est la Team Rocket...).

Récemment, j'essaie de faire chauffer ma carte Pass et de me rendre au cinéma dès que je le peux, ou que les horaires en VOSTFR des films que je souhaite voir me le permettent.
Pour pour cette fois-ci, je vais vous exposer des synthèses de mes derniers visionnages, plutôt que des critiques, même si je n'ai vu depuis mon dernier article que 2 films.

Premier avis donc ! Avec X-Men : Days of the Future Past



J'avais bien aimé le volet précédent, X-men : First Class, et je suis allée à cette séance plutôt confiante, mais sans avoir non plus de grandes attentes à part celle du grand spectacle (après tout, c'est quand même la base pour les films issus de comics. Ne nous voilons pas la face, on n'y va pas pour un scénario super étoffé et une intrigue digne de grands thrillers hein :þ).
Eh bien, pour du spectacle, il y en a ! Le cocktail entre le présent (ou passé, à voir pour l'interprétation) et le futur apocalyptique passe plutôt bien, avec des transitions pas trop mal fichues. On retrouve les acteurs avec plaisir, et surtout le trio formé par Hugh Jackman, Michael Fassbender et James McAvoy marche très bien (et parfois même quatuor si l'on compte une scène, épique, avec Evan Peters dans le rôle de Quicksilver). Les acteurs font bien le boulot, et l'on voit qu'ils s'entendent bien. (d'ailleurs, je conseille à tout le monde de visionner le Graham Norton Show pour la promo du film ¬_¬). Omar Sy a même eu droit à quelques phrases (ah, la bonne blague quand même, tout ce foin en France pour une présence écran minime... mais soit !)
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Bref, on ne s'ennuie pas, le scénario n'est pas trop tiré par les cheveux (même si on pourrait objecter que Mystique ne fait que copier l'apparence et non les pouvoirs comme cela semble être suggéré) et on passe donc un bon moment d'action et de détente. Et j'ajouterai, si ces messieurs ont Jennifer Lawrence (et Halle Berry), les dames aussi sont servies avec les 3 protagonistes (quelle belle brochette tout de même :þ) et une scène spéciale fan-service de Wolverine... Hmhm ! Bref, je m'égare ! Passons au film suivant !



FILTH n'est pas sorti en France, et ne sortira probablement pas au cinéma dans nos vertes contrées (la faute à son distributeur, Metropolitan), et c'est bien dommage.
En fait, je dois dire merci à X-Men, qui m'a fait penser que décidément j'aimais vraiment bien James McAvoy (ah, les Écossais ♥) et que je n'avais pas vu tous les derniers films dans lesquels il a joué :þ
Même si je ne l'ai donc pas vu en salles obscures, j'ai très envie de vous en parler car il m'a beaucoup plu.
Le film est tiré du roman d'Irvine Welsh du même nom (qui a également écrit Trainspotting) et met en scène Bruce Robertson (McAvoy), un lieutenant de la police d'Édimbourg tout ce qu'il y a de plus pourri. C'est un personnage totalement abjecte, insultant, qui dénigre ses collègues, ses "amis" et a sa propre vision pour faire régner "la" (plutôt "sa") loi. En un mot, plus qu'un anti-héros, c'est un vrai con***d, mais l'un de ceux qu'on apprécie (enfin au cinéma :þ). Et c'est pourtant à lui que l'on va confier l'enquête sur le meurtre d'un étudiant japonais.
Si le résumé semble assez banal, le film est loin de l'être, l'enquête n'est qu'un prétexte pour suivre Bruce et le voir sombrer un peu plus chaque minute, sa vie de sale petite ordure partir en vrille dans un tourbillon. Les images sont parfois dures, et les apparences trompeuses à bien des abords, notamment concernant Bruce (mais je ne veux pas trop en dévoiler sur la psychologie du personnage et la/les sources de son comportement pour ne pas spoiler). Ce contexte est aussi un outil, qui brosse un portrait de la capitale écossaise et de ses habitants de façon très pessimiste. C'est finalement un film assez complexe, qui mérite certainement plus d'un visionnage pour tout bien saisir, car on est souvent dans l'inattendu au cours du premier visionnage (et on rate bien sûr par la même occasion quelques nuances et subtilités que l'on comprend mieux par la suite). Enfin, je terminerai en citant la performance de James McAvoy, magistral dans ce rôle et qui confirme ici son talent et sa capacité à alterner les nuances de jeux avec une aisance toute naturelle (il faut le suivre ce monsieur !).

Pour terminer, je parlerai du film Les Voies du Destin. Je ne comptais pas, au départ, aller le voir, mais une amie le voulait et je l'ai accompagnée.


Je dois avouer qu'à la base, ne comptant pas aller voir Les Voies du Destin, l'histoire et son contexte ne me passionnant pas vraiment, je ne m'attendais pas à une révélation mais je me suis dit que, quelquefois, le cinéma nous réserve des surprises. Mais pas ici.
Le film retrace l'histoire vraie d'Eric Lomax, qui fut prisonnier de guerre des Japonais pendant la seconde guerre mondiale, de son traumatisme toujours présent des années plus tard et comment son épouse l'a aidé à surmonter cet état et à pardonner à son tortionnaire. Cela aurait pu être très beau et touchant. De plus, le casting donnait plutôt envie (Colin Firth, quand même). Et pourtant, la mise en scène n'apporte que... du vide. On n'a du mal à se lier aux personnages, voire même je dirais que dans mon cas personnel, je n'avais aucune empathie pour eux car la mise en scène et le montage m'empêchait de m'identifier à eux. L'image est souvent belle mais souvent, aussi, trop froid et trop en retrait. La jonction présent/passé se fait aussi difficilement malgré quelques procédés habiles (un petit changement de scène par fond noir par exemple).
Je suis peut-être dure dans mon jugement (j'aime pourtant les films dramatiques, mais pas réellement ceux de guerre) mais le tout laisse un arrière goût amer, et on se dit que cela aurait pu être beaucoup mieux, à l'instar de la dernière demi-heure du film (et encore, je suis gentille, disons plutôt le dernier quart d'heure/20 minutes) qui parvient à son but en émouvant le spectateur (on pourrait presque verser des torrents de larmes, si le reste avait été du même acabit).

Enfin... je ne peux pas écrire que des critiques positives ! :þ
Autre déception : je n'ai pas pu voir The Rover, qui n'est déjà plus à la programmation de mon cinéma :-( je voulais vraiment le voir... mais je vais me rattraper avec un autre film dont la bande-annonce m'a donné envie : The Two Faces of January !

J'en parlerai bientôt !! :-D

samedi 31 mai 2014

Je suis de retour ! (avec une petite critique musicale)

Eh bien, eh bien, il s'en est passé du temps, depuis mon dernier post !

Ce hiatus n'était pourtant pas prévu au programme, et j'avais matière à publier tant au niveau du jeu vidéo avec Bravely Default (excellent mais trèèèèès chronophage pour le coup :þ) qu'au niveau des films avec des critiques écrites en partie mais laissées en suspens. (je sais, c'est mal !)
J'ai vu de nombreux films depuis mon dernier article, et pour dire je ne suis pas sûre de me souvenir de tous les films vus ! Mais parmi eux comptaient entre autres Le Loup de Wall Street (excellent), The Amazing Spiderman 2, Rio 2, Godzilla (oui, ça fait pas mal de blockbusters tout ça...) et plus récemment Maps to the Stars (je suis un peu mitigée pour ce dernier d'ailleurs et même si objectivement il était très intéressant, je ne suis même pas sûre de pouvoir écrire une critique dessus). Par contre, je n'ai pas pu voir The Grand Budapest Hotel, et je suis frustrée (vivement la sortie DVD/bluray ! ).

Mais aujourd'hui, ce n'est ni de longs métrages, ni de jeux vidéos dont je vais parler, mais de musique ! Pourquoi ? Parce que depuis quelques semaines, j'ai un véritable coup de cœur pour un album.
Depuis longtemps, j'écoute du rock japonais, enfin en particulier 2/3 artistes car tout n'est pas potable, bien évidemment :þ et même si ces dernières années, je n'en écoutais presque plus, j'ai continué à suivre l'actualité du groupe Dir en grey (ah, groupe de mon cœur ♥) et à écouter de façon sporadique quelques chansons (oui oui, je parle bien de nostalgie là ¬_¬). 
Aussi, au début de l'année, lorsqu'a été annoncé de façon très mystérieuse l'arrivée d'un nouveau groupe -sukekiyo- dont le chanteur semblait être celui de Dir en grey, puis que cela a été confirmé par la suite comme son projet solo, je ne me suis pas posée de questions et j'ai pré-commandé le CD de suite !
Ce CD, je vais vous en parler aujourd'hui.


(j'adhère aussi totalement au visuel de la pochette)

L'album, IMMORTALIS, se compose de 16 titres. Leur enchainement se fait de façon naturel, même si l'on peut passer d'une chanson assez calme à une suivante plus violente, et on trouve une certaine cohérence à cette succession. Il ne s'agit cependant pas d'un album facile d'accès.
Même si j'ai été moi-même séduite par la majorité des chansons à la première écoute, il m'aura fallu pour certaines un petit temps d'adaptation. Je partais cependant sur un bon a priori, tout d'abord parce que Kyo est aux commandes, et que j'ai toujours adoré sa vision et son monde artistiques. Avec cet album, il nous livre ici une nouvelle vue de ce monde, dont on connaissait surtout le côté torturé avec Dir en grey. Bien sûr, c'est également le cas ici, mais on a également une douceur, et une profondeur autre. L'album ouvre sur une chanson très forte et évolue de façon progressive au fil des titres, pour clôturer le tout en beauté (et douceur). On sent la maturité du projet, et la maîtrise des musiciens qui se sont associés au chanteur. Le groupe offre ainsi à l'auditeur des compositions maitrisées, avec de très belles instrumentations.
J'ai ma préférence pour les morceaux faisant la part belle aux parties instrumentales justement, celles qui m'ont séduites depuis la première écoute et qui me touchent de plus de plus  -j'ai presque envie de dire "malgré" les écoutes successives-. Ces dernières sont elisabeth addict (également chanson d'ouverture de l'album), zephyr, mama (issue, et surtout retravaillé, d'un recueil de poèmes de Kyo) et surtout, surtout, 鵠 (kugui, qui signifie cygne) qui est à mon sens magnifique. 

Le groupe va par ailleurs faire une tournée européenne en septembre avec, bien entendu, un petit crochet par Paris. J'ai hâte d'écouter, et de voir le rendu live ! (aussi bien auditivement que visuellement...enfin, si je parviens à avoir un sésame d'entrée ;-) )

Pour finir, à ceux qui connaissent la musique japonaise et sa scène rock, je vous conseille donc cette petite perle, loin des productions commerciales (de toute façon cela est évident, Dir en grey ce n'est pas vraiment ce qu'on peut appeler de la musique commerciale non plus, hmhm...) et possédant un univers parfaitement défini tout en étant assez unique.
Pour les autres, eh bien je ne peux que vous conseiller d'élargir vos horizons du côté du Japon et de tester l'écoute d'IMMORTALIS ! :þ